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Faisant partie de la programmation extra muros du Musée du Bas Saint-Laurent pour l’été 2024, le projet « Fleuve à colorier » avec l’artiste Chloé Giroux-Bertrand connaît déjà du succès.

Cinq municipalités littorales de la MRC de Rivière-du-Loup ont adhéré à ce projet, soit : Notre-Dame-du-Portage, Rivière-du-Loup, Cacouna, l’Isle-Verte, Notre-Dame- des-Sept-Douleurs.

Le Musée et l’artiste sont très fiers d’avoir pu faire participer plus de 60 personnes à la création des œuvres faites à partir de panneaux d’une ancienne exposition au sujet de la villégiature dans la région. En effet, l’artiste Chloé Giroux-Bertrand a réalisé des transferts photographiques des paysages dans lesquels les œuvres ont été créées. Les personnes participantes aux ateliers étaient invitées, à travers divers exercices de dessin ou d’écriture, à réfléchir à leur rapport avec le Saint-Laurent.
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Les créations des participant.e.s ont ensuite inspiré l’artiste dans la complétion de ses œuvres en intégrant ou en reproduisant des éléments écrits ou dessinés lors de l’atelier ; une fleur d’une forme particulière, des traces de pas dans la vase ou encore un point de couleur dans le ciel.

Suite aux ateliers, plus de 260 personnes ont eu la chance d’observer l’artiste à l’œuvre en direct dans le paysage duquel s’inspirait le tableau en devenir. La responsable de la médiation culturelle était sur place pour discuter avec les gens afin de leur présenter la démarche de l’artiste et les détails du projet Fleuve à colorier.

Les œuvres sont maintenant complétées et seront exposées en plein air, in situ tout l’été. La carte de diffusion des lieux est disponible sur le site Web du Musée au www.mbsl.qc.ca .

Les 5 œuvres seront par la suite rassemblées et exposées au Parc du Campus-et-de-la-Cité à Rivière-du-Loup au courant de l’année 2025.
Ce projet est rendu possible grâce à l’entente de développement culturel 2024 de la MRC de Rivière-du-Loup.

Les Guides GQ sont fiers de compter le Musée du Bas Saint-Laurent parmi ses partenaires et de souligner ses efforts pour l’inclusion de toutes les communautés dans sa programmation.

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Photo : Chloé Giroux-Bertrand à l’œuvre lors d’une séance de travail pour le projet Fleuve à colorier

Le Grand rassemblement des Premières Nations | Mamuhitunanu (GRPN) fait rayonner l’histoire et les traditions des Pekuakamiulnuatsh (ilnu du Pekuakami) et d’autres Premières Nations en présentant des activités culturelles encore cette année à Mashteuiatsh.
Les festivités se déroulent dans un contexte d’échanges et de partage entre les membres de la communauté, les autres membres des Premières Nations ainsi que les visiteurs allochtones qui veulent approfondir leurs connaissances de ces cultures distinctives.

PowWow 2024

Le GRPN proposait une nouvelle formule sur 10 jours pour sa 18e édition en 2024. C’est au cours des prochains jours, du 11 au 14 juillet, que les festivités culmineront sur le site ancestral de Mashteuiatsh situé dans les limites de Pointe-Bleue, au Lac Saint-Jean.

Des activités de partage culturel, des activités sportives traditionnelles, des spectacles musicaux, des danses traditionnelles ilnu et intertribales (pow-wow), ainsi que des feux d’artifices spectaculaires vous attendent. Consultez la programmation pour connaître l’horaire des activités.




PowWow 2024
Historiquement, les Pekuakamiulnuatsh célébraient leur culture au rythme de la saison estivale, alors que les rassemblements se déroulaient tout l’été sur les rives du Pekuakami.

La tenue du Grand rassemblement des Premières Nations (GRPN) est réalisée sur les rives du Pekuakami (lac Saint-Jean) afin de perpétuer la tradition millénaire que représente cette fête estivale sur le territoire de notre communauté.

PowWow 2024

La Première Nation des Pekuakamiulnuatsh comprend 11 037 membres dont 2 136 résident dans la communauté de Mashteuiatsh (Pointe-Bleue). Mashteuiatsh est une communauté ilnue du Québec. Elle est la seule communauté autochtone du Nitassinan dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean. Elle est établie sur la rive ouest du lac Saint-Jean, à proximité de Roberval.

Grand Rassemblement Des Premières Nations
(Pow Wow) De Mashteuiatsh
mashteuiatsh.ca/grand-rassemblement-des-premieres-nations
(418) 275-2473
1514, Rue Ouiatchouan
Mashteuiatsh, QC G0W 2H0

Pour sa 8e année d’activités, les Rendez-vous de la Fierté Acadie Love de Caraquet, du 11 au 14 juillet, lance un cri d’appel rassembleur : Toustes. Le nouveau mot inclusif combinant les deux formes existantes « tous » (masculin) et « toutes » (féminin) reflète bien ce qui anime les organisateurs du plus important festival LGBT+ de l’Acadie.

Acadie Love désire rendre le langage plus neutre et inclure les personnes de genres non binaires ou celles qui ne s’identifient pas à un genre spécifique, sans privilégier un genre sur l’autre. Bref, on souhaite rappeler que l’événement s’adresse à tout le monde.
La programmation propose encore cette année une foule d’activités d’animation et d’événements culturels, en plus des ateliers et des conférences toujours populaires. La programmation est ouverte à toute la famille et est généralement gratuite.

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Cette année, Acadie Love a invité un artiste populaire, ouvertement homosexuel, pour animer la soirée du 13 juillet : l’humoriste Mathieu Dufour, surtout connu comme Math Duff, sera en spectacle au Carrefour de la Mer de Caraquet. Apprécié pour son naturel sur scène et son coté hyperactif-attachant-un-peu-tannant-mais-qu’on-aime, Mathieu ne laisse personne indifférent. Son style « camarade » crée un engouement instantané. Mathieu Dufour, est une personnalité divertissante au quotidien qui ne fait rien comme les autres ! Originaire du Saguenay Lac-Saint-Jean, jouant de ses qualités d’improvisateur, depuis deux ans il peaufine son art tant sur le web (avec ses 240 000 abonnés Instagram) que sur la scène. Il en sera à sa première prestation au Nouveau-Brunswick.

L’artiste humoriste acadienne de la relève originaire de Shippagan, Anabelle Hébert, assurera la première partie du spectacle. Elle a remporté les grands honneurs lors de sa toute première prestation au festival d’humour RIEN de Caraquet en 2019.
Pour la billetterie, c’est ICI. 

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Les Rendez-vous de la fierté Acadie Love propose aussi du 11 juillet au 31 août les œuvres de l’artiste peintre François Gaudet, de Baie-Sainte-Marie (Nouvelle-Écosse) à la Galerie Constellation Bleue – Bernard Jean, à Caraquet. L’expo RÉvangéline Trail est profondément ancrée « dans l’héritage acadien et le tragique héritage de la déportation », explique l’artiste. « Chaque autoportrait est façonné avec humilité, accueillant les influences externes et les forces de la nature pour les façonner physiquement ». Plus de détails sur la page Facebook 

De tout pour TOUSTES !Du 24 juin au 10 juillet, venez profiter de l’Espace Queer à l'ancienne Maison des jeunes de Caraquet, où vous pourrez jouer à des jeux, faire des bricolages, lire des livres ou simplement vous asseoir pour profiter d’une tasse de café.

Du 11 au 14 juillet, participez au Rallye-vélo 2ELGBTQIA+ sur la Véloroute de la Péninsule acadienne. Tirage d'un panier cadeau aux couleurs de la Péninsule acadienne.

Le 11 juillet, dès 13 h, au Café Maris Stella (Caraquet Sud), exprimez votre créativité en peinturant des pièces de céramique tout en savourant un bon café et une petite douceur dans le cadre du Café céramique.

Le même soir, assistez à l'ouverture officielle de la 8e édition, suivi du spectacle UN ÉTÉ SHOW!, durant lequel Jonathan Nadeau nous fera chanter et danser aux airs populaires, le tout devant le magnifique coucher de soleil de la Plage Foley.

Les 12, 13 et 14 juillet, plusieurs autres activités sont proposées pour toute la famille : formation, diner-causerie, cinéma, karaoké, heure du conte, danse et pique-nique à la plage, eyc.

Les activités des Rendez-vous Acadie Love 2024 débuteront par la traditionnelle levée des drapeaux devant l’hôtel de ville le jeudi 11 juillet, en présence de personnalités du milieu.

Pour plus de détails sur la programmation, consulter le site web. 
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Il y a de ces lieux qui nous font plonger dans l'histoire d'une région dans laquelle ils sont profondément ancrés. C'est le cas du Gîte Chez Maleterre qui nous reçoit dans l'ancienne villa plus que centenaire du majordome du Sénateur Rodolphe Forget dont l'ancien domaine accueille de nos jours le Festival international du Domaine Forget. On est ici dans un gîte d'exception où on replonge dans cette époque où les gens fortunés des villes se faisaient construire de vastes villas le long de l'estuaire pour fuir les villes enfumées de la Révolution industrielle où les épidémies étaient fréquentes et retrouver la nature et l'air frais. Vos hôtes Eddie et Carl, un siècle plus tard, ont fait une démarche similaire.

On peut les comprendre : on y accède par un chemin discret situé à mi-course dans la côte menant de la promenade le long du Saint-Laurent vers le sommet du village de Saint-Irénée, dans Charlevoix. Dès qu’on est passé le portail créé par une rangée de petites clôtures blanches et de grands arbres, on l’aperçoit dans toute sa splendeur, faisant face à l’immensité de l’estuaire du Saint-Laurent en contrebas.

Maleterre

Eddie Maleterre et Carl Fournier parcouraient le secteur en se rendant visiter des amis quand ils l’ont aperçue. « Comment rester indifférent à cette demeure ancestrale rouge et blanche à deux étages, avec une vue fantasmagorique sur le fleuve, un immense terrain verdoyant et une vaste galerie pour se détendre ? », expliquait Eddie en entrevue en 2022.

« Quand on a vu la pancarte à vendre, on a regardé l’annonce Centris, on a visité le lendemain et on a déposé une offre sans trop réfléchir à si on était prêts à quitter Montréal. » Quelques jours plus tard, leur offre a été acceptée. Ils ont mis en vente leur grand appartement montréalais, qui s’est vendu en huit jours.
Maleterre Maleterre

Fait à signaler, ils ont acheté la maison entièrement meublée. « On n’aurait pas fait mieux si on avait tout acheté nous-mêmes. Les meubles ont du vécu. Il y a une réelle harmonie dans le décor », insiste Eddie Maleterre. Meubles anciens préservés, planchers de bois et moulures avec une réelle personnalité, heureux mélange d’audace et de vieillot : le charme a opéré et se prolonge depuis.

Le bâtiment comprend deux sections : une portion construite il y a 15 ans, telle une grande suite d’hôtel de luxe, où logent les propriétaires, et la section bâtie il y a 115 ans où les invités séjournent dans les trois chambres aménagées pour ce faire. Après avoir été construite par le majordome du fondateur du Domaine Forget comme résidence d’été, elle a eu plusieurs propriétaires et différentes vocations.
Maleterre

On a voulu en faire un havre de paix en Charlevoix. Chez Maleterre propose une expérience authentique et inoubliable. Le gîte a été pensé dans les moindres détails pour rendre le séjour des plus agréables. En plus de la vue imprenable et unique, on y profite du calme et d'une hospitalité chaleureuse sans oublier un petit déjeuner copieux et unique cuisiné maison. Les propriétaires sont toujours prêts à vous conseiller sur les activités à faire dans la région. Comme le suggère le leitmotiv de l’endroit, « chez Maleterre, votre chez-vous loin de chez vous ».

Les clients répètent souvent leur sensation que l’effet de la maison a sur eux. « On ressent les vibrations de la propriété. Quand on s’assoit dans les chaises Adirondack et qu’on regarde le fleuve, c’est troublant tellement c’est reposant. », peut-on lire dans les commentaires des visiteurs.

Chez Maleterre est une destination prisée, déjà reconnue pour son hospitalité exceptionnelle et son atmosphère enveloppante.

Maleterre

Gite Chez Maleterre
chezmaleterre-gite-bnb.com

514.692.5477

545, rue Principale
Saint-Irénée, Qc, G0T 1V0

À La Malbaie, l’Auberge des 3 Canards est probablement un des lieux les plus réputés après le célèbre Manoir Richelieu du côté de Pointe-au-pic. Il y a près de 65 ans que l’endroit, propriété de la famille Marchand depuis 1981, accueillait des visiteurs. Après un épisode récent où l'établissement a été dirigé par Hélène Marchand, voilà que ce sont de nouveaux propriétaires qui ont pris la relève depuis 2022.
Depuis, l'an dernier, c'est Éric Ouellet, à l'emploi de l'auberge depuis longtemps, qui assume la direction générale. Une bonne partie de l'équipe des dernières années est encore en fonction. Les nouveaux propriétaires, opérant déjà un autre établissement dans Charlevoix, souhaitaient profiter de l'expérience des gens en place.

3 canards
Ces dernières années, l’auberge a subi une cure de rajeunissement. On y avait bien fait quelques aménagements « nécessaires » pour la tenue du G7 dans Charlevoix en 2018. Toutefois, la pandémie de COVID-19 a paru un temps propice pour apporter des améliorations importantes au grand salon, à la salle à manger et à l’accueil, en plus de nombreuses chambres. Des fenêtres changées, des tapis enlevés et des revêtements de sols remplacés, des boiseries refaites avec le même cachet d’autrefois.

L’établissement a profité d’une aide financière d’un programme s’adressant aux entreprises touristiques touchées par la COVID. Des investissements importants y ont été consacrés. Au-delà des changements « esthétiques », l’auberge a cru le moment opportun pour « changer la façon de faire les choses », expliquait sa directrice générale en entrevue en mai 2023. Par exemple, les menus peuvent maintenant être consultés en utilisant le code QR pour l’afficher sur son téléphone intelligent. Le système informatique a également été transformé pour sa mise à niveau et pour faciliter les opérations de réservation et de gestion.

Auberge des 3 Canards

En ce qui concerne la table des 3 Canards, elle continuera à charmer les convives avec en prime, la vue panoramique sur le grand fleuve. On a pu y profiter à nouveau des délices de sa cuisine gastronomique en juillet 2024. Le constat : la qualité et les saveurs sont toujours au rendez-vous. 
3 canards 3 canards

Après une délicieuse entrée de saumon fumé, le gaspacho était tout en fraîcheur et en saveurs. Pour la suite le magret de canard comme plat principal a su ravir nos papilles gustatives.

Du côté de l'hébergement, sa quarantaine de chambres et suites accueille toujours les clients dans un décor invitant et dans un
 environnement enchanteur.
3 canards

Les 3 Canards, ça vient d’où ?

La question est souvent posée. Une partie de la réponse se trouve dans l’immense statue qui coiffe le parterre à l’entrée du site : le buste de trois hommes. Son nom proviendrait de l’une de ces déformations langagières franco-anglaises qui caractérisent bien des expressions du terroir. Ainsi, les trois fondateurs, des médecins, étaient familièrement appelés « Les trois docs ». De là à confondre docs (médecins) en français et ducks (canards) en anglais, il n’y avait qu’un pas palmé à franchir.

Auberge des 3 Canards

La région de Charlevoix ayant abrité une colonie d’États-Uniens pour une grande partie de son histoire, la proximité des cultures s’est chargée du reste. On dit que La Malbaie fut le premier lieu de villégiature au Canada.

Auberge des 3 Canards
auberge3canards.com

115, Côte Bellevue
La Malbaie, Qc G5A 3A9
418.665.3761

En 2003, Manon Briand, la cinéaste originaire de Baie-Comeau, obtenait quatre nominations au Gala Québec Cinéma, dont celui du meilleur scénario, pour le chef d’œuvre « La Turbulences des fluides », tourné dans sa ville natale. Une décennie plus tard, elle remportait le Women in Film and Television Artistic Merit Award au festival de Vancouver, pour son long-métrage « Liverpool ».
Après son diplôme en Arts Plastiques, option cinéma à l'Université Concordia, Manon Briand complète sa formation par un stage d'écriture de scénario à Villeneuve-Lès-Avignon. En 1988 elle crée avec l'aide d'autres réalisateurs, " Les films de l'Autre " un collectif de cinéastes indépendants.
Manon Briand
En 1990, elle produit et met en scène Les Sauf Conduits qui remporte le Prix Claude-Jutra du Meilleur Espoir aux 10e Rendez-vous du cinéma québécois et le Prix du jury " Graine de Cinéphage "au Festival Films de Femmes de Créteil en 1992. Manon Briand y prend le pouls de sa génération de gais, lesbiennes, bisexuels urbains branchés – et mêmes des hétérosexuels – pour qui l’identité sexuelle est une affaire de cœur.

Elle écrit et réalise deux courts-métrages, Crois de Bois en 1992 et Picoti Picota en 1995 qui remportent, entre autres, le Prix de la Fondation Alexander S. Scotty pour le meilleur film traitant de la vieillesse et de la mort au festival international du court-métrage d'Oberhausen en 1996. En 1997, elle écrit et réalise un des segments du film collectif Cosmos, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs du Festival de Cannes 1997 et Lauréat du Prix International d'Art et Essai.
Manon Briand

Avec son premier long-métrage « 2 Secondes », la cinéaste propose un mélodrame habilement forgé, traitant d’une lesbienne, coureuse cycliste finie, qui s’épanouit comme courrier à vélo dans les rues usées de Montréal. Au début des années 2000, « Heart—The Marilyn Bell Story », une biographie télévisée en anglais au sujet de la nageuse marathonienne de Toronto, lui a permis de parfaire ses compétences comme réalisatrice, tout comme de pousser plus loin son intérêt pour les corps féminins, les défis athlétiques et l'ambiguïté sexuelle.

Wikipédia classe la Baie-Comoise dans la catégorie « Réalisatrices canadiennes dont l’œuvre est marquée par les thèmes LGBTQ ». Son nom est désormais accolé à une certaine nouvelle vague du cinéma québécois.

Manon Briand

Les monologues entrecroisés de Manon, bigote au service de Dieu, et de Sandra, travesti au service du sexe, se fondent puis se confondent. Langages et êtres opposés mais complémentaires, car les protagonistes réalisent qu'ils partagent un même passé, que leur avenir commun s'appelle désespoir et qu'ils sont l'un et l'autre des personnages issus de l'imagination d'un tiers.

Voilà en bref ce qui se déroule sous nos yeux lors de la présentation de Damnée Manon, sacrée Sandra, de Michel Tremblay, une pièce de théâtre créée en février 1977 au Théâtre de Quat’Sous à Montréal. Deux personnages excessifs du cycle des "Belles-Soeurs", dont les drames personnels ont des airs de fin du monde, qui revivent grâce à la production du Théâtre de Neuf Saisons.

Dans une pièce décorée d’une statue de la vierge, Manon vêtue de noir se berce. « MANON : J'me sus rendue compte par moé-même que c'est vrai que le bon Dieu existe ! » Dans sa loge, remplie de vêtements extravagants, Sandra se fait les ongles et prépare son maquillage. « SANDRA : J'vois vraiment rien d'autre que le cul pour me garder en vie. »
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Le metteur en scène Luc Arsenault entouré de ses personnages,


« En mai dernier, à la salle Paul-Buissonneau du Parc Lafontaine, le public était au rendez-vous, attentif, généreux. On a senti et vu dans leurs yeux, et ça ne ment pas, l'impact que ce magnifique texte de Michel Tremblay a eu sur eux. Merci de nous avoir permis de donner vie et sens à ces deux personnages qu'on aime d'amour », explique le metteur en scène Luc Arsenault.

Celui-ci a confié à Frederic Gagnon (Sandra) et à Amélie Daigle (Manon) la mission de livrer le texte par le biais de ces deux personnages. Luc Arsenault, acteur d’expérience et metteur en scène réputé, mais aussi un humain attachant, a su exploiter de façon remarquable les talents de ces deux comédiens qui lui ont fait confiance et ont su satisfaire ses attentes. C’est Maxime Lacourse qui a développé la magnifique scénographie avec une créativité qui donne une dimension magique à la pièce. Nicolas Villeneuve a fourni les matériaux pour le décor et son transport, alors que Fred et Maxime se sont chargés de le construire. Tout un travail d'équipe !

Après trois représentations couronnées de succès en mai dernier à la salle Paul-Buissonneau du Parc Lafontaine, Manon et Sandra seront de retour à trois reprises en juillet, les samedis 13, 20 et 27, au Théâtre La Comédie de Montréal, dans le Village. Ne ratez pas l’occasion de découvrir, ou de revisiter peut-être cette superbe pièce présentant un pan de l’univers des chroniques du Plateau Mont-Royal et des Belles-Sœurs de Tremblay. Du théâtre d’été en ville.

Réservé aux 13 ans et plus. Durée : 1h30 sans entracte.

Billets disponibles sur le site pointdevente.com 

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Peu de gens au Québec ignorent cette femme bientôt centenaire. Elle a été et est encore bien souvent celle à qui on s’adresse, dans le monde des médias et dans l’espace public en général, pour discuter et venir témoigner d’une réalité qui nous échappe trop souvent dans cette vie trépidante qui se déroule à une vitesse folle.

On parle ici des relations entre les femmes et les hommes, entre les parents et les enfants, des relations familiales, des relations interculturelles dans notre société, des relations sexuelles et bien d’autres questions qu’elle a étudiées, analysées, questionnées, scénarisées et expliquées par le biais de ses écrits, de ses conférences, de ses téléromans, de ses chroniques à la radio, de ses téléséries dramatiques, de sa légendaire téléréalité autour d’une table où on s’adonnait à « Parler pour parler »… et combien d’autres encore, depuis plus de 60 ans.

Janette Bertrand est née dans le quartier Centre-Sud à Montréal, autour de l’endroit où se 
trouve aujourd’hui la station de métro Frontenac. Connue au début surtout comme  comédienne, elle est aussi une journaliste et écrivaine au long parcours. Ses études en lettres à  l'Université de Montréal lui ont permis de devenir journaliste en 1950, d’abord comme  chroniqueuse, ce qui la sensibilise aux revendications des féministes. 

Par la suite, elle devient animatrice à la radio pendant plusieurs années. Comme courriériste du coeur dans les années 1960, elle donnait déjà la parole aux sans voix, aux personnes qui se sentaient isolées, rejetées ou exclues en publiant telles quelles, et sans censure, les très émouvantes lettres qu’elles recevait, parmi lesquelles beaucoup de SOS d’hommes gais et de femmes lesbiennes à qui elle redonne courage et espoir en les incitant à s’accepter. À cette époque, rappelons-le, l’Église condamnait sans aucune nuance l’homosexualité, et la science la considérait comme une maladie mentale alors que la loi la punissait comme un crime.

À la même époque, elle fut la confidente des adolescents à Comment pourquoi?, où elle s'efforce de rassurer les jeunes et de répondre à leurs questions autant que le permet le contexte du début des années 60, c'est-à-dire en faisant totalement l'impasse sur les relations sexuelles.

Plus tard, de 1984 à 1994, avec l’émission « Parler pour parler » elle sera la première à inviter, en direct, à la télé, des hommes gais, des femmes lesbiennes, des personnes transgenres et des personnes bisexuelles à parler de leur vécu. La première aussi à donner la parole à des personnes atteintes du sida, à des victimes d’agressions sexuelles, à des travailleuses du sexe, à des personnes itinérantes, la liste complète de sujets alors très sensibles qu’elle a abordés serait longue.

Dans ses propres écrits, notamment ses scénarios joués à la télé « Avec un grand A » (1986 à 1996), elle fera aussi large place à la diversité sexuelle et de genre afin de défaire les préjugés et les tabous qui perdurent.
Janette Bertrand

En somme, comme éducatrice populaire à la sexualité, avant même que ce concept existe, Janette Bertrand fut des plus avant-gardistes et certainement parmi les plus grandes et des plus constantes alliées que la communauté LGBTQ+ a connues au cours de l’histoire du Québec. Janette Bertrand a contribué de façon notable au changement des mentalités au Québec pour l’acceptation des personnes LGBTQ+ en faisant en sorte que leurs réalités soient mieux connues.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres encore, la Fondation Émergence a créé en 2019 le Prix Janette-Bertrand remis à une personnalité non-LGBTQ+ ou organisme non-LGBTQ+ qui a contribué de façon importante à la lutte contre l’homophobie et la transphobie par une action marquante particulière ou de manière répétée, par une implication continue.

En 2024, Janette n’a pas encore décidé du moment de sa « retraite ». Elle parle encore de projets et de nouvelles idées pour poursuivre son œuvre…

Source : La Fondation Émergence

Pour son 25e anniversaire, en 2024, l’événement Mtl en Arts n’a pas ménagé les efforts pour en mettre plein la vue aux visiteurs. Lors du lancement le mercredi 26 juin, tout le monde s’entendait pour dire que la programmation dévoilée est certainement l’une des plus riches et variées jamais présentées.

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De g. à dr. : Paul Haince, président fondateur Mtl en Arts, Gabrielle Rondy, directrice générale de la SDC Village,  Stéphane Mabilais, directeur général de Mtl en Arts, Dany Turcotte, porte-parole de l'édition 2024.

Depuis jeudi 27 juin jusqu’à lundi 1er juillet, des dizaines d’activités et d’expositions artistiques sont offertes sur la rue Sainte-Catherine et sur la rue Atateken, dans le Village. Il y en a certainement pour tous les goûts. De plus, Mtl en Arts, au départ une expo-vente, est de plus en plus un événement participatif, en proposant des activités auxquelles les visiteurs peuvent contribuer, comme la murale collective, Sortir de la boîte, Boxe picturale, par exemple. 

Toute la famille y trouvera de l'intérêt et se laissera éblouir par la qualité des oeuvres artistiques présentées. Les artistes eux-mêmes prennent le temps de discuter et d'échanger avec les visiteurs.

MtlArts2024 MtlArts2024

Le fondateur de Mtl en Arts, Paul Haince, peut certainement être fier de sa créature après toutes ces années.

Zïlon, légende urbaine : un hommage à un géant

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Les partenaires, amis.es, collaborateurs.trices, créateurs.trices et le concepteur Simon Duplessis (devant) lors de l'inauguration de l'expo sur Zïlon. Le tableau est l'oeuvre du peintre Cédric Taillon, (à gauche derrière) un ami de longue date de Zïlon.
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De plus, l’organisme est partenaire avec l’Arrondissement Ville-Marie et la SDC Village dans la conception et la création de l’exposition « Zilon : légende urbaine », une série de panneaux installée entre les rues Ste-Catherine et Robin, sur Atateken, relatant une partie de la carrière du regretté artiste Zïlon, disparu en 2023. Le tout conçu et dirigé par son ami, le poète et artiste Simon Duplessis. Cette exposition en plein air plaira à ceux qui l’ont connu… et permettra aux autres de le découvrir. On pourra la visiter jusqu’au 1er octobre.

MtlArts2024 

Le concepteur de l'exposition, Simon Duplessis pose fièrement devant le panneau de départ de la présentation.

MtlArts2024


Pour toute la programmation, on se rend sur le site mtlenarts.com.

MtlArts2024

Mtl en Arts
Expo-vente - Performances artisitiques - Activités participatives
Conférences - Art en direct

Du 27 juin au 1er juillet 2024
Rue Ste-Catherine (Village) et rue Atateken

L’Arrondissement Ville-Marie, la SDC du Village et l’événement Montréal en Arts s’associent à nouveau pour proposer une exposition sur la rue Atateken qui a pour objectif de souligner la mémoire d’un des artistes les plus influents de la vie LGBT de Montréal, le regretté Zïlon, qui a quitté ce monde en 2023.

L'exposition ZÏLON, Légende urbaine prendra place du mois du juin au mois d’octobre. Pour ce faire, on a demandé à Simon DuPlessis, artiste et poète, qui a côtoyé Zïlon dans la vie personnelle ainsi que sur divers projets pendant les 14 dernières années, de mettre en place cet événement.

Zilon Zilon

Photos lors de l'exposition "Vandales de luxe" au Musée de Mont St-Hilaire en 2022.

L’exposition fait partie de la programmation officielle de la piétonnisation 2024 de la rue Sainte-Catherine par la SDC du Village et de la programmation culturelle été 2024 de l’arrondissement Ville-Marie, comme événement connexe au festival Mtl en Arts. Elle se déroulera du 27 juin au 1er octobre 2024.

Des panneaux d’exposition seront installés sur la rue Atateken, de Sainte-Catherine à Robin, côté ouest. Ils présenteront des photos de Zïlon, avec de courts descriptifs, tirées du portefolio du photographe et artiste-peintre Jean Chaîney (qui l’a suivi dans une panoplie d’événements de 2009 à 2023), ainsi qu’une sélection d’œuvres qui fait le survol des différents médiums et styles de Zïlon.

Il y aura également sur le lot trois panneaux destinés à présenter de courts témoignages de gens de la communauté artistique et des collaborateurs qui l’ont connu et apprécié ou qui ont travaillé avec lui : Armand Vaillancourt, Eric Godin, Geneviève Borne, Kat Coric, Yvon Goulet, Cedric Taillon, France Cantin, Sterling Downey, Patricia Klimov, etc.

Zilon Zilon

Par cette exposition, on souhaite rendre un hommage à un artiste hors du commun. Un artiste qui, par sa détermination et son refus des conventions, a su s’élever au-dessus de la mêlée et ouvrir le chemin à d’autres. Il incarne des valeurs qui sont au centre des préoccupations des communautés LGBT+, entre autres.

La carrière de Zïlon et son parcours artistique ont débuté par les graffitis de visages androgynes et non-genrés qu’il réalisait dans les nombreux clubs et bars gais ou undergrounds de la métropole, de même que dans des lieux publics. Sa marque dans le paysage est indélébile. Cette expo-hommage a pour but de faire revivre sa mémoire pour les gens du public afin de perpétuer le souvenir de Zïlon, autant qu’à le faire découvrir aux plus jeunes qui ne l’ont pas connu.

L’exposition ZÏLON : Légende urbaine est soutenue par l’arrondissement Ville-Marie et présentée par la  SDC du Village. Elle est également approuvée par la famille de Zïlon.

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Exposition ZÏLON : Légende urbaine

Rue Atateken
Montréal (Village)
27 juin au 1er octobre 2024


Photos de ce reportage : Pierre Perreault et Jean Chainey

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