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Du 12 au 16 décembre 2016, pour souligner les 25 ans de la compagnie Daniel Léveillé Danse, ainsi que les 40 années de carrière de son fondateur Daniel Léveillé, La Chapelle a le plaisir d’accueillir le retour de deux pièces phares du répertoire du chorégraphe émérite, Amour, acide et noix et La pudeur des icebergs. Avec le rapport intime qu’offre la salle de La Chapelle, il s’agira d’une chance unique de réaborder ces œuvres emblématiques dans un contexte complètement différent.

Amour, acide et noix

Quatre corps donnés à la danse révèlent ce qui se love derrière la peau étrangement blanche : le muscle, l’eau, le souffle, l’énergie, un état d’être à la vie, terriblement vivant et attentif à l’autre, malgré tout ou à cause du besoin de n’être pas complètement seul. Amour, acide et noix dit la solitude, mais aussi et surtout l’infinie tendresse du toucher, la dureté de la vie et le désir d’élévation ou d’évasion de ce corps parfois si lourd. Amour, acide et noix offre la nudité comme seule alternative à une lecture du corps, sans fard, ni fausse pudeur. La peau n’est-elle pas le véritable costume du corps?

 La pudeur des icebergs

La pudeur des icebergs, cristallisation d’une réflexion sur la présence fragile de soi à l’autre. Sur la scène, nous découvrons, bouleversés, des corps nus dans un espace nu, subissant l’essentielle vulnérabilité de la condition humaine où l’être remporte parfois des victoires inespérées sur le paraître. Les trios alternent avec les duos, et l’absence de compétition amoureuse neutralise toute forme d’exclusion. Car ce n’est pas de conquête qu’il s’agit, mais plutôt d’une exploration de tous les possibles et des efforts inouïs qu’exige le simple fait d’être vivant. Avec cette œuvre épurée, Daniel Léveillé creuse encore plus profondément le seul et même sillon : la dure confrontation du corps face au corps de l’autre, les mystérieuses relations des corps dans l’espace, le tracé, l’élan et la chute inexorable du mouvement.

Chorégraphe et pédagogue canadien reconnu, Daniel Léveillé occupe une place enviable sur les scènes nationale et internationale de la danse contemporaine. En quarante années de pratique, il a contribué au développement de l’art chorégraphique en créant un corpus d’œuvres majeur interprété par des danseurs d’exception. Formé au sein du Groupe Nouvelle Aire, Daniel Léveillé travaille longtemps comme chorégraphe indépendant avant de fonder Daniel Léveillé Danse, en 1991. En 2001, Amour, acide et noix établit sa réputation sur la scène internationale où il y présentera par la suite La pudeur des icebergs (2004) et Crépuscule des océans (2007). Il développe alors une écriture faite de répétitions et de phrases courtes, imagine des partitions chorégraphiques à la limite de l’impossible qui contribuent à révéler la beauté de l’être dans toutes ses imperfections et il choisit la nudité comme seul costume possible. Avec l’œuvre Solitudes solo (2012), couronnée par le Prix du CALQ de la meilleure œuvre chorégraphique 2012-2013, il initie un nouveau cycle de création où l’on voit poindre une gestuelle plus fluide, le retour d’un costume autre que la nudité et qui réaffirme avec éloquence que l’on peut faire et dire beaucoup avec peu. Ce nouveau cycle se poursuit avec Solitudes duo (2015).

  Une production de Daniel Léveillé Danse, en collaboration avec l’Agora de la Danse et le département de danse de l’UQÀM.

Une diffusion de La Chapelle.

Amour, acide et noix -   Horaire des représentations: lundi 12 décembre, 19h et mardi 13 décembre, 20h. Chorégraphie: Daniel Léveillé

Interprétation: Mathieu Campeau, Esther Gaudette, Justin Gionet, Emmanuel Proulx

Lumière: Mac Parent Musique: Les Quatre saisons, Antonio Vivaldi Répétitrice: Sophie Corriveau Direction technique: David Desrochers

La pudeur des icebergs   -   Horaire des représentations: jeudi 15 décembre 20h et vendredi 16 décembre, 20h.mChorégraphie: Daniel Léveillé

Interprétation: Frédéric Boivin, Mathieu Campeau, Esther Gaudette, Justin Gionet, Emmanuel Proulx, Simon Renaud

Lumière: Mac Parent. Musique: Chopin Son: David Kilburn, Laurent Maslé Répétitrice: Sophie Corriveau Direction technique: David Desrochers

En coproduction avec: CanDance Network Creation Fund et ses partenaires - Agora de la Danse, BrianWebb Dance Company, Canada Dance Festival, National Arts Centre, Vancouver East Cultural Centre, avec le soutien du Conseil des arts du Canada – et Danspace Project (New York)

LA CHAPELLE, Scènes contemporaines / 3700 SAINT-DOMINIQUE / BILLETTERIE 514.843.7738 /

Encore une fois si vous permettez

«J’avais envie de la revoir, de l’entendre à nouveau. Pour le plaisir. Pour rire et pleurer. Encore une fois, si vous permettez.» Par ces mots du personnage du narrateur, voilà la demande que formule l’auteur Michel Tremblay. Revoir et entendre à nouveau Nana, sa mère, sa première et intarissable source d’inspiration. Mère et fils se retrouvent ainsi, le temps de cinq tableaux, au fil de dix années, avec leur complicité manifeste et leur affection rude, mais immuables. De fous rires en disputes, de l’amour de la vie à celui de la littérature et du théâtre, faites la connaissance de l’unique Nana, cette maman aimante, douée pour le dramatique, passée maître dans l’exagération et passionnée de romans et de téléthéâtres.

Cette pièce largement autobiographique, écrite trente ans après Les Belles-Sœurs, nous présente la mère de l’auteur, une « femme toute simple », mais pas ordinaire, que l’on sait derrière plus d’un personnage féminin dans l’œuvre magistrale de Tremblay. Encore une fois, si vous permettez, c’est aussi le souvenir d’une relation qui s’est achevée trop tôt. C’est un hommage émouvant à celle qui n’aura jamais vu son petit «passer de l’autre côté, du côté des artistes» et qui craignait qu’il ne trouve pas sa voie, qu’il ne se « case » pas, parce qu’elle l’avait peut-être trop laissé rêver…

Texte de Michel Tremblay

Mise en scène de Michel Poirier

Avec Guylaine Tremblay et Henri Chassé

Concepteurs 

Décor : Olivier Landreville Costumes : Mérédith Caron Éclairages : Lucie Bazzo Musique : Christian Thomas Accessoires : Normand Blais

Assistance et direction de plateau : Geneviève Lagacé

Distribution des rôles

Guylaine Tremblay : Nana Henri Chassé : Le Narrateur

Au Théâtre Jean-Duceppe jusqu'au 14 mai

 

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Originaire de Shawinigan, Serge Denoncourt est un des acteurs et des metteurs en scène les plus prolifiques du théâtre québécois avec plus de 120 mises en scène. Après avoir fondé et dirigé le Théâtre de l’Opsis en 1984, il assume de 1994 à 1997 la direction artistique du Théâtre du Trident à Québec. Un parcours assez exceptionnel pour celui qui avait d’abord envisagé d’étudier la médecine avant d’être admis à l'École nationale de théâtre du Canada, puis inscrit au programme de théâtre du Collège Lionel-Groulx. Il a mis en scène non seulement les plus grands classiques du théâtre international, de Molière à Tennessee Williams en passant par Tchékhov, mais aussi les plus grandes pièces de nos plus brillants dramaturges dont Michel Tremblay et Michel-Marc Bouchard. En 2012 et 2015, il signe la mise en scène des deux créations récentes de Michel-Marc Bouchard, Christine, la reine-garçon et La Divine Illusion

En plus de son travail pour l'Opsis et le Trident, il a également dirigé au Cégep Lionel-Groulx, au théâtre Denise-Pelletier, au théâtre de Quat'Sous et au théâtre du Nouveau Monde.

Artiste polyvalent, il travaille également à l'opéra et en variétés. Il est le metteur en scène du spectacle d'Arturo Brachetti et a développé le concept visuel et artistique de deux tournées mondiales de la star européenne Eros Ramazzotti.

Le récipiendaire de quatre Masques et d’un Molière (Paris, 2000) a également conçu et mis en scène le spectacle Criss Angel Believe du Cirque du Soleil à Las Vegas.

À l'été 2011, en compagnie du gagnant du concours de danse So you think you can dance, le jeune Nicolas Archambault, il met sur pied un spectacle avec de jeunes tziganes à Belgrade nommé GRUBB The Musical, un projet mis sur pied pour soutenir les jeunes avec des projets éducatifs et artistiques. Ils se produiront au Festival international de jazz de Montréal dès l'été 2012.

En 2015, il devient une figure connue du grand public alors qu’il devient juge à l’émission Les Dieux de la Danse à Radio-Canada.

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Le plus important metteur en scène du Québec avec à son actif plus de 140 directions sur les planches, André Brassard  a grandi à Rosemont où il habite toujours. Sa connaissance de l’univers du Vieux-Rosemont qui ressemble passablement au Plateau-Mont-Royal voisin n’est certes pas étrangère à la rencontre qui allait faire de lui le metteur en scène de toutes les pièces de Tremblay pendant presque vingt-cinq ans. C’est sa parenté profonde avec le monde de Michel Tremblay qui a fait d’André Brassard l’un des metteurs en scène les plus estimés et respectés du Québec.

La première bombe du tandem Tremblay-Brassard éclate au Théâtre du Rideau Vert en 1968 avec Les Belles-Sœurs. Pour la première fois, le ‘joual’ québécois monte sur les planches pour exprimer un drame universel. Ce coup d’envoi est véritablement un coup de maître: la dramaturgie québécoise, après Gélinas et Dubé, vient de prendre un envol qui révolutionnera toute la société.

Deux ans plus tard, il inaugure la scène du Centre national des Arts d’Ottawa avec son ami Tremblay dans une adaptation de Lysistrata d’Aristophane. Aux débuts des années 1970, il réalise les films Françoise Durocher, waitress et Il était une fois dans l’Est en collaboration avec Michel Tremblay. Il a reçu pour cette œuvre immense de 1985 à 2007 plusieurs prix du milieu du théâtre. En 2004, la soirée des Masques lui décernait le Prix Hommage pour l’ensemble de son œuvre. On lui doit aussi la première mise en scène des Feluettes de Michel-Marc Bouchard en 1986 pour laquelle il recevra en 1989 le Prix Gascon-Roux.

André Brassard devient ainsi directeur artistique du Théâtre français du Centre national des Arts d’Ottawa de 1983 à 1989. Puis, de 1991 et 2000, il assure également la direction artistique de la section française de l’École nationale de théâtre du Canada établie à Montréal.

Ralenti considérablement par un accident vasculaire cérébral en 1999, Brassard s’est livré sans faux-fuyant dans sa biographie parue en 2010. Il y a affirmé notamment avoir toujours été ouvertement homosexuel, mais ne s’être jamais associé au Village. Son homosexualité, estime-t-il, devait l’ouvrir vers l’universel plutôt qu’entrainer un repli sur soi. La Grande Bibliothèque du Québec lui a consacré l’exposition Échos en 2015. Il célèbrera en 2016 ses 70 ans.

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47 ans après sa création, la comédie musicale Demain matin, Montréal m’attend de Michel Tremblay et François Dompierre aura droit à une quatrième vie.

Comme pour les Belle-Sœurs, c’est René Richard-Cyr qui a obtenu carte blanche de Michel Tremblay pour adapter cette comédie musicale qui fera revivre la belle époque  des cabarets montréalais. La nouvelle production sera présentée sur la scène du Théâtre du Nouveau Monde (TNM) à compter du 13 juin 2017 dans le cadre des Francofolies à l’occasion du 375e anniversaire de la métropole, puis débutera la nouvelle saison du Théâtre du Nouveau Monde à la rentrée.

La nouvelle mouture mettra en scène Hélène Bourgeois-Leclerc dans le rôle de Lola Lee, alors que Laurent Paquin  incarnera La Duchesse de Langeais, Kathleen Fortin  deviendra Betty Bird, Benoît McGinnis reprendra le rôle de Marcel-Gérard et Marie-Andrée Lemieux fera revivre le personnage de Louise Tétrault.

Tremblay a donné carte blanche à René-Richard Cyr comme il l’avait fait pour Les Belles-sœurs et Le chant de Sainte Carmen de la Main. Le metteur en scène a opté cette fois-ci  pour un style cabaret.

Créée en 1970, Demain matin Montréal m’attend a été la première comédie musicale inspirée de l’œuvre de Tremblay et la première production grand public à mettre en scène des personnages gais et travestis un an à peine après la décriminalisation de l’homosexualité au Canada en 1969. Elle raconte l’histoire d’une jeune waitress d’une petite ville de province qui débarque à Montréal dans l’espoir de devenir une grande vedette ‘entourée de fourrures et de tapettes’ sur les traces de sa sœur dans les cabarets de Montréal.

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