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Archive du blog pour 2026

Jean Roy et son associé dans Les Croisières Baie-de-Gaspé au Parc national de Forillon, le capitaine Guy Synnot, ne cessent jamais d’apporter des améliorations à leur entreprise qui amènent chaque année depuis plus de 25 ans, du 1er juin au 18 octobre, des milliers de visiteurs attirés par l’observation des baleines.

Croisières Baie de Gaspé

Dès 2023, en plus du Narval III, ce grand zodiac pouvant accueillir 45 passagers, on ajoutera un nouveau bateau pour offrir des excursions en mode plus sportif : un petit zodiac acquis d’un fabriquant Ukrainien et pouvant transporter une douzaine de passagers adultes. Les familles et les enfants n’y seront pas admis. Il en coûtera le même prix que pour le Narval III et la durée de l’excursion sera la même.
Le bateau acquis au coût de 172 000 $ est arrivé au pays, en Nouvelle-Écosse, chez le fournisseur qui a remporté l’appel d’offres. Il sera transporté à Gaspé pour être préparé pour la prochaine saison. On devra former du nouveau personnel pour son opération. Les entrepreneurs gaspésiens ont obtenu du financement totalisant 40 000 $ par le biais de la SADC, de Tourisme Gaspésie, de Développement économique et Innovation Québec et de la MRC de la Côte-de-Gaspé.
Agissant en tant que concessionnaire pour Parcs Canada, les Croisières Baie de Gaspé est la seule compagnie autorisée à opérer un service d’excursions aux baleines au parc national Forillon. De façon unique, presqu’exclusive, Forillon permet donc une vraie intimité avec les baleines sans avoir à subir l’achalandage de nombreux autres bateaux.
Le secteur Grande-Grave de Forillon, le lieu de départ des croisières, est un emplacement stratégique pour l’observation des baleines. Parmi toutes les compagnies d’excursion au Québec, c’est la plus près des secteurs fréquentés régulièrement par ces grands mammifères marins. Selon le moment de l’été, on fait de 2 à 4 sorties quotidiennes.
L’équipe de navigation fait du repérage chaque matin à partir de la côte avec des lunettes d’approche. Ce repérage donne une bonne idée de la répartition des baleines dans le secteur de Forillon. L’interprétation à bord du navire est assurée par des guides-interprètes professionnels et le scénario d’interprétation est approuvé par Parcs Canada. Au cours de la saison, selon la disponibilité de la nourriture, jusqu’à six (6) espèces différentes de baleines peuvent être observées dans les environs de la baie de Gaspé et du golfe du Saint-Laurent dont le rorqual bleu (la plus grande baleine au monde) et le spectaculaire rorqual à bosse.

Croisières Baie de Gaspé
Jean Roy, un ex-mécanicien de la Garde Côtière à Québec, agit comme gestionnaire et promoteur de l’entreprise. Guy Synnot voit au bon fonctionnement du bateau et à la sécurité des passagers lors des excursions, en plus de coordonner les équipages.

Croisières Baie de Gaspé
baleines-forillon.com
2448 A, Boul. de Grande-Grève
Gaspé, QC G4X 6L7
418.892.5500

Il y a des histoires d’amour qui arrivent sans qu’on les aient vraiment planifiées. Pour celle qu’a vécue Mireille Vachon en 2017, disons qu’il y avait quand-même pas mal de conditions réunies pour que ça se passe ainsi.

 
Mentionnons surtout une volonté solide, une créativité sans borne, un talent de rassembleuse, une carrière de rêve, un conjoint et d’excellents amis pour l’appuyer et lui faire confiance.

La Récréation C Ouloir
C’est dans ce contexte qu’est née La réCréation, un lieu de transmission des arts sous diverses formes dans un centre d’hébergement créatif, comme le définit Mireille Vachon elle-même, qui est copropriétaire de l’endroit avec deux vieux amis, trois artistes visionnaires, amoureux des Îles-de-la-Madeleine, tombés sous le charme de l'école du Moulin et ayant choisi de lui donner un nouveau souffle de vie.

Sans en être un actionnaire lui-même, son conjoint Louis Robichaud, un artiste peintre de réputation internationale y occupe une place importante avec ses œuvres posées sur les murs du bâtiment rénové et décoré avec goût et avec toute une gamme de matériaux récupérés.
D’abord une toute petite école de canton au début du siècle, l’École du Moulin dans sa dimension actuelle est érigée en 1954 et abritera pendant 20 ans les classes de 1ère et de 2ième année du primaire pour les enfants de la communauté avoisinante. Puis elle devient par la suite, en 1974, « la salle des 50 ans et plus. » Ce lieu de rassemblement a reçu pendant plus de 40 ans les fêtes de famille, activités et événements de toute la communauté de l’île du Havre Aubert.

Une histoire de cœur et de passion
Venue aux Îles avec une chorale en tournée, en 2017, cette costumière d’émissions pour enfants et de spectacles de scène depuis plus de 30 ans, nominée aux Gémeaux à plusieurs reprises et en ayant remportée un, est littéralement tombée en amour avec cette école désaffectée, puisque ne répondant plus aux normes du bâtiment. Elle y a vu une occasion exceptionnelle de créer un lieu unique pouvant accueillir des artistes, des familles, des visiteurs cherchant un hébergement différent dans un environnement maritime et forestier à la fois.


En moins de temps qu’il faut pour le dire, elle va voir la municipalité et propose d’acheter la vieille école. On lui dit qu’il faudra aménager un nouveau système des eaux usées et faire plusieurs modifications structurales et aux équipements électriques, par exemple, pour pouvoir donner suite à son projet. Son ami Mario Bouchard vient alors à sa rescousse l’été suivant pour réaliser avec elle des plans d’aménagement et de rénovation.

La Récréation C Ouloir
Ainsi. Mireille Vachon et son compagnon de vie venaient de décider de quitter Montréal pour s’installer aux Îles de la Madeleine.

 
Un chantier de longue haleine

Contre vents et marées, si on peut dire, le chantier durera deux années et demie. Beau temps, mauvais temps, les ouvriers œuvrent avec courage et ténacité dans des conditions hivernales parfois périlleuses. Un souci d’économie circulaire et de récupération des matières, déjà en place dans la vieille école avant sa réfection, inspire les concepteurs dans sa réalisation et cela se reflète dans une foule de détails : de l’ameublement aux revêtements muraux.

Située à Bassin, sur l'Île-du-Havre-Aubert, la plage du Moulin à ses pieds, l'ancienne école de canton s'est métamorphosée et abrite maintenant deux magnifiques appartements de style « loft ». Il a fallu défaite la toiture et y ajouter un second étage pour réaliser le projet.

La Récréation C Ouloir La Récréation C Ouloir
Ayant débuté ses opérations en 2020, en pleine pandémie de COVID, l’endroit a maintenant pris des airs de renouveau. Le premier étage comprend deux chambres fermées et une grande salle à manger pouvant accueillir 12 convives. L'autre, un appartement à deux étages, est doté d'une immense mezzanine avec vue panoramique. De plus, au deuxième étage se trouvent quatre grandes chambres avec salles de bain individuelles et balcon pour contempler la mer. Les invités ont accès à une cuisine commune équipée et disposent d'un barbecue et de tables à pique-nique. L'attirail indispensable à la préparation des repas étant à portée de main et les hôtes n'ont que quelques pas à franchir pour faire leurs provisions.

Un endroit de « grande classe »

Les chambres et appartements portent des noms qui rappellent le passé de ce lieu : la Classe de première année, la Classe de 2e année, la Classe de 3e année, la Classe de 4e année, la Salle d’études, le Bureau de la directrice.

L’art y est omniprésent, que ce soit par la représentation d’artistes en art visuel locaux ou invités. Tous les espaces communs, classes et appartements comportent des œuvres originales et inédites. L’artiste peintre Louis Robichaud y tient une place de choix.

En 2022, un troisième partenaire, Alain Fournier, déjà très impliqué dans l’aménagement paysagé de La réCréation, rejoint Mario et Mireille à titre de partenaire officiel.


Des activités pour tout le monde
L'emplacement de la réCréation favorise tant les amants de la nature que les amateurs de sports. Les uns profiteront de la richesse des paysages madelinots et les autres pourront s'adonner à diverses activités dont la baignade, la pratique du kayak et de la planche à pagaie. Les randonneurs quant à eux n'auront qu'à emprunter le sentier du Phare qui mène au port de pêche de Bassin. Les mordus du kite surf sont particulièrement choyés aux Îles : été comme hiver, ces chorégraphes de ballets aériens époustouflants jouissent de conditions idéales.
La Récréation C Ouloir

De plus, le Salon du moulin situé au rez-de-chaussée de l’auberge est un endroit privilégié pour y rencontrer madelinots et madeliniennes lors des prestations musicales qui ont lieu quelques fois par semaine en mode 5 à 7. On y propose également des classes de yoga et activités diverses reliées à diverses disciplines artistiques (peinture, écriture, etc.).


Des projets d’avenir qui mijotent

Fière d’avoir remporté le prix « Best Creative Lodging » 2023 de l’organisme Creative Tourism Awards, parmi des candidats issus de 38 pays et 152 destinations, Mireille Vachon souhaite faire de La réCréation un lieu toujours plus attrayant.

Ainsi, elle entend établir le projet l’École buissonnière dès 2024, un camp de jour mis en place en partenariat avec l’organisme « Fou de Nature », orienté sur l’éducation à la nature et à l’environnement.

 Puis, pour remplacer un restaurant voisin abandonné, elle a acquis récemment une goélette historique dont une maquette se trouve au Musée de la Mer de Havre-Aubert, la Gaspésienne 26, qui sera transportée à l’automne sur le terrain où se trouvait ce restaurant. On y aménagera les lieux pour en faire une attraction originale, autant pour les Madelinots que pour les touristes qui viendront y manger des spécialités locales.

La RéCréation
larecreationauxiles.ca
814, chemin du Bassin
Bassin, Îles de la Madeleine (Québec) G4T 0C8
514 651-3810

Depuis 2008, l’Île d’Orléans accueille une entreprise créée par un couple qui, depuis, n’a cessé d’y mettre leur cœur et leur passion pour en faire ce qu’elle est devenue aujourd’hui. D’abord connue comme « Aux petites douceurs », on y retrouve alors des produits du terroir, des créations québécoises et, comme son nom le dit si bien, « des petites douceurs ».

 
Tous les deux Européens, mais ayant beaucoup voyagé, c’est à partir de la Martinique qu’ils ont choisi de venir s’installer au Québec en 2006, après l’avoir visité à quelques reprises et en être tombé en amour. Ils sont habités par la culture de la confiserie, et sont en affaires depuis plus de 45 ans dans les domaines de la cuisine et de la pâtisserie.

 La Nougaterie
C’est quelques années plus tard que Caroline Marelli et Patrick Augier ont eu l’idée de produire eux-mêmes toutes ces petites gâteries qu’ils offraient à leur boutique, désormais appelée La Nougaterie. C’est avec le nougat qu’ils ont choisi de travailler, en y associant le miel et l’érable, deux sucres naturels.

 
Le nougat est confectionné à partir du blanc d’œuf. « Pas de colorant, pas d’additif, pas de chimique », assure Caroline. Les amandes, les pistaches et la fleur d’oranger sont des produits qu’on ajoute à ces confiseries qui viennent sous diverses formes. On le fabrique selon une formule artisanale à l’ancienne.

 La Nougaterie
La Nougaterie propose aussi ses sucreries et ses à-côtés avec des recettes dignes des plus grands, spécialement la meringue, la guimauve, des lunes de miel, les tartinades et confitures, des bouchons de l’île, les beurres (pommes, bleuets, etc.) et des nougats sous toutes ses formes et dans un bon nombre de saveurs fruitées. Caroline s’empresse d’ajouter que le nougat est un produits très énergétique et faible en calories.


À l’île d’Orléans, on produit 14 saveurs de bonbons au nougat, dont ceux au caramel sont les plus populaires. Les lunes de miel ont aussi la cote. Il faut voir tout cet échantillonnage à la boutique de Saint-Pierre, pas très loin du lieu où le grand Félix Leclerc a vécu une grande partie de sa vie.

La Nougaterie
On peut aussi visiter la boutique en ligne et commander les produits préférés.
La Nougaterie tient également boutique dans le secteur touristique de Québec, au 51 rue du Petit Champlain.

La Nougaterie

Le nougat connu à l’Antiquité
Confiserie tendre et onctueuse qui remonte à l’Antiquité, il était fabriqué en Orient avec des amandes, du miel et des épices. Sa fabrication était aussi connue des Grecs qui le confectionnaient avec des noix. Au XIVe siècle, les confiseurs de Damas, en Syrie, décident de faire un nougat plus tendre et d’incorporer de la pistache d’Alep, ce qui lui ajoute un parfum agréable.


Diverses variétés tendres et dures sont apparues au fil des siècles. Le véritable nougat, tel que nous le connaissons aujourd’hui, est apparu au milieu du XVIIIe siècle. Des blancs d’œufs, fondus avec le miel et le sucre ont été ajoutés ce qui permet de bien aérer la pâte.


La Nougaterie de Québec
nougateriequebec.com
1367, Chemin Royal
Saint-Pierre-de-l’Île-d’Orléans
(QC) G0A 4E0
418.991.0889

Maison Mathilde
Depuis 26 ans, Jessica Cain accueille les amateurs de gastronomie, s’appuyant sur des produits locaux et régionaux et mettant en vedette les meilleures saveurs qui soient ! Un peu en retrait du cœur de Percé, mais avec un terrain en bordure de mer offrant une vue imprenable sur le Rocher, on y prend le petit déjeuner ou encore le repas du soir, 7 jours par semaine.
Maison Mathilde
La propriétaire parle d’une cuisine inspiration, avec des produits toujours frais. Ceux de la mer autant que ceux de la terre. « Cet endroit est né de ma passion pour la cuisine, de mon plaisir à recevoir et de mon désir de le partager », explique-t-elle. Les quelque 22 employés s’affairent quotidiennement à préparer les plats du matin au soir ou à les servir aux clients qui viennent de partout pour en profiter.
Les noms des plats du menu principal suffisent à mettre l’eau à la bouche. Par exemple, comment résister à une entrée qui s’appelle « Croustillant de brie fondant, pomme caramélisées, figues et pacanes à l’érable », suivi de « Joues de veau braisées à la rousse «la bonne aventure » ? Ou encore, à une Roulade de pétoncles et saumon fumé sur crémeuse aux poireaux, à un Flétan grillé sauce triple crème et crevettes ou encore du côté des pâtes, aux Tagliatelles aux champignons, noix et fromage halloumi grillé.

Maison Mathilde
Les plats du petit déjeuner sont tout aussi invitants et offrent une variété de mets pour plaire à tous et toutes. Inutile de préciser qu’il faut réserver pour s’assurer d’une table la plupart du temps, surtout les fins de semaine.
Jessica Cain a grandi dans un mode d’affaires. En 1996, elle a fait le saut en devenant restauratrice. Sa mère possèdait l’Auberge Les Trois Sœurs voisine, et Maison Mathilde fait office de restaurant de déjeuner pour les clients de l’hôtel. Jessica Cain en est devenu la directrice depuis un certain temps, mais en deviendra la propriétaire avant la fin de 2022. De quoi l’occuper encore davantage.

La Maison Mathilde
lamaisonmathilde.com
85, Route 132 Ouest
Percé, Québec G0C 2L0
418.782.2349

Située aux portes de la Gaspésie, dans la région de la Mitis, l'Auberge Ste-Luce est ancrée dans un charmant village aux allures balnéaire, peut-on lire sur le site web de l’établissement d’hébergement.

C’est un couple de la région de Rigaud, France Lalonde et Robert Gauthier, qui a acquis l’auberge en 2023, après être passé dans le village lors de vacances en 2020 et être tombé sous le charme du bâtiment et du site. Les propriétaires précédents, arrivés en 2004, avaient quelque peu réduit au cours des dernières années l’exploitation de cette auberge, qui a débuté ses activités d’hébergement en 1948.

Auberge Ste-Luce

Sa construction remonte à 1848 alors qu’un pilote du Saint-Laurent y acquiert un terrain pour y bâtir sa maison familiale. Son fils, lui aussi pilote, en hérite en 1884. La grande maison en bordure du fleuve passe ensuite aux mains de d’autres membres de la famille jusqu’à ce qu’un hôtelier de Sherbrooke en fasse l’acquisition pour la transformer en auberge.

Plus tard, plusieurs autres propriétaires ont pris la relève pour l’opération des lieux. C’est principalement à partir de 1974 que l’auberge a connu un essor important alors qu’un nouvel acquéreur y développe un centre réputé pour les touristes, tant du côté restauration que de l’hébergement. Quelque 19 ans plus tard, en 1992, l’auberge passe aux mains d’un propriétaire qui décide d’y ajouter une salle de spectacles qui, au fil des ans, a accueilli plusieurs artistes réputés. L’Intimiste attirait des spectateurs de toute la région et même d’ailleurs au Québec.

Auberge Sainte-Luce Auberge Ste-Luce

Avec l’acquisition par le couple Lalonde-Gauthier en 2022, c’est une nouvelle époque qui débute pour l’établissement qui cumule plus de 75 ans d’existence. Leur coup de cœur s’est vite transformé en un projet ambitieux, mais réaliste. Même si le toit de la salle de spectacle s’est effondré trois jours seulement après leur arrivée en juillet 2023, cela ne les a pas empêchés de poursuivre leur plan de remettre les lieux en état de recevoir la clientèle en toute sécurité et dans le respect des normes actuelles en matière d’hébergement touristique.

Auberge Sainte-Luce Auberge Sainte-Luce

Ainsi, en plus de rénover les 6 chambres du bâtiment principal, inoccupées depuis quelques années, de remplacer toutes les fenêtres de l’immeuble, ils ont entrepris la rénovation des 3 chalets situés à l’arrière, pour en faire des lieux d’accueil exceptionnels et chaleureux. Enfin, d’ici peu, l’auberge retrouvera sa salle de spectacles pouvant accueillir jusqu’à 120 personnes. Ils entendent aussi y ramener une salle à manger offrent des repas comme ce fut le cas à une récente époque.

Auberge Sainte-Luce  Auberge Sainte-Luce

Le couple et un de leurs fils habitent la résidence connexe à l’auberge. Fait à signaler, les chambres et d’autres lieux communs de l’auberge sont joliment décorés de toiles peintes par la propriétaire elle-même, signées Lalo.

Amarré directement au bord de l’estuaire du Saint-Laurent, le site offre en plus d’un hébergement confortable, calme et paisible, un environnement enrobé d'air salin, les bains de mer, l'horizon et les couchers de soleil époustouflants. On a aussi aménagé le terrain bordant la rive pour en faire un lieu accueillant et chaleureux, avec des chaises Adirondacks et un foyer, permettant de se regrouper autour d’un feu ou encore d’admirer les fabuleux couchers de soleil.

Auberge Ste-Luce Auberge Sainte-Luce

Voilà une merveilleuse invitation à se laisser bercer par le pouvoir du majestueux Saint-Laurent. Le charmant village de Ste-Luce-sur-Mer, avec ses petites maisons colorées, est populaire pour sa plage de 2.5 kilomètres de long. L’endroit est prisé pour ceux qui veulent simplement faire de longues randonnées ou relaxer, mais également par les amateurs de sports de voile.

Auberge Sainte-Luce

Auberge Sainte-Luce
aubergesteluce.ca
46 Route du Fleuve Ouest
Sainte-Luce-sur-Mer, QC, G0K 1P0
(418) 739-0145

Elsa Houde est née à Gaspé et y a passé la première partie de sa vie. Elle a ensuite élu domicile sur la rive-sud de Montréal où elle a bâti une famille et entrepris une carrière professionnelle en communication.

À la fin des années 90, elle choisit d’amorcer un virage à 180 degrés en décidant de revenir dans sa Gaspésie natale pour amorcer un changement profond, sans toutefois savoir de quoi il s’agissait vraiment avant d’y arriver. Sa fibre entrepreneuriale prend son éveil et elle constate que Gaspé aurait grand besoin d’une boulangerie digne de ce nom, rue de la Reine.

Après quelques visites chez des amis qui tiennent boulangerie à Saint-Hilaire et chez la propriétaire de La Pétrie à Bonaventure, elle se met à la préparation d’un plan d’affaires et réalise un sondage auprès de la communauté Facebook, pour connaître les besoins et trouver des appuis à son projet. Surprise : plus de 1000 réponses confirment sa décision et lui donnent l’énergie et la confiance pour aller de l’avant.

Oh les pains  Oh les pains

Les années 2018 et 2019 ont été celles de la planification : compléter le financement, trouver un local, acquérir des équipements, établir une liste de produits et les prix de vente, imaginer l’aménagement, développer ses compétences en gestion, etc. Dès qu’elle entre en 2020 dans le local que Oh les pains occupe, rue de la Reine, elle a déjà la vision de ce que ça sera.

Puis arrive la pandémie de COVID, en mars 2020. Les commandes de fours et autres équipements de boulangerie qui viennent de France pour certains sont mises sur pause. Lentement, mais sûrement, les équipements se mettent en place et les premières cuissons sont effectuées. Elsa Houde est seule maître à bord au début. Puis une boulangère arrive en septembre 2020. L’équipe accueille aussi des pâtissiers. Les produits se multiplient et les clients aussi. Petit à petit, Oh les pains devient un lieu de rencontre et l’arrivée des déjeuners et des soupes et sandwiches le midi gagne en popularité. L’équipe grandit au rythme de la demande et de la croissance de la clientèle.

« Cette ouverture, en plein cœur de la pandémie, est loin d’être un simple détail historique. Cela souligne la détermination d’Elsa et sa vision claire : offrir un lieu accueillant et chaleureux, où le pain et les produits de qualité sont à l’honneur », lisait-on dans un reportage peu de temps après l’ouverture. Chez oh les pains, l’expérience va bien au-delà de l’achat d’une baguette : c’est un espace de vie où les clients peuvent partager des moments authentiques tout en dégustant divers produits de boulangerie toujours réinventés.

Oh les pains Oh les pains

En parallèle, rapidement, la boulangerie intègre des pratiques d’économie circulaire autour de l’élaboration de ses produits. Par exemple, dans les premières années, pour concocter un de ses pains spéciaux, l’équipe récupère le petit lait de la production de ricotta du café voisin, Le Paquebot. Aujourd’hui, le petit lait a été remplacé par le kéfir, le pain existe toujours et reste le point de départ des explorations de l’équipe.

Cette démarche n’est pas seulement un choix écoresponsable, c’est aussi une manière de travailler en collaboration et en synergie avec les autres entreprises locales. Chez oh les pains, il n’y a pas de sous-produit, chaque substance secondaire issue d’un processus de production donne l’occasion de créer de nouveaux produits tout en donnant une seconde vie à ce qui est parfois considéré à tort comme des résidus. De plus, les non-vendus sont expédiés aux comptoirs d’aide alimentaire de Gaspé.

Pour Elsa Houde, la notion de développement durable est aussi au cœur de la gestion de son équipe, qui compte aujourd’hui près de 30 personnes. Elle veille à adapter les horaires de travail à la diversité de ses employés, pour répondre aux besoins individuels, qu’il s’agisse d’étudiants avec des contraintes scolaires changeantes ou de parents ayant besoin de plus de flexibilité. Cela fait de Oh les pains une entreprise où le développement durable passe aussi par l’humanité.

Oh les pains

Quatre ans plus tard, la boulangerie est devenue un pilier de la communauté, un espace où le sentiment d’appartenance se renforce autour de produits authentiques et de pratiques durables. Avec fierté, Elsa et son équipe ont implanté la notion de village sur la rue de la Reine. Voilà qu’on projette maintenant de développer la distribution des produits de boulangerie ailleurs en ville et dans la région. La fibre entrepreneuriale de Elsa Houde continue de s’étendre et de s’installer. Oh les pains n’a pas fini d’étonner et de grandir.

Oh les pains

Oh les pains
ohlespains.com
114b, rue de la Reine
Gaspé, QC G4X 1T4
581 822-0555

Il y a maintenant plus de 20 ans, en 2025, que David Janelle a entrepris de réaliser son projet de devenir chef cuisinier. Originaire de Chicoutimi, son plan l’a amené à quitter la région un certain temps, et même à traverser l’océan, pour finalement revenir y établir les bases de son rêve devenu réalité : posséder son propre restaurant.

Le chemin pour y parvenir a été rempli de belles expériences. De 2003 à 2005, il s’engage dans une formation en cuisine d’établissement au Centre de formation professionnelle Fierbourg, à Québec. Il travaille pendant la même période dans des restaurants du Vieux-Québec et va même passer quelques mois en stage en France, dans un restaurant réputé de Vendée, pour développer de nouvelles compétences en cuisine française et en fonctionnement de production avec des produits régionaux.

 Double Tree

Puis, un collègue connu à Québec l’invite à venir le rejoindre à son restaurant de La Baie où il devient sous-chef. En 2007, il fait son entrée à La Cuisine comme sous-chef à l’invitation du propriétaire d’alors, M. Bergeron. Depuis 1994, le restaurant La Cuisine, propose à Chicoutimi une cuisine du marché authentique et créative. Tout est cuisiné sur place afin d’offrir une qualité maison inspirée des saisons, en priorisant l’utilisation de produits frais et régionaux.

Puis en 2012, il devient chef principal de l’établissement après le départ du précédent. Il s’approche alors de plus en plus de son rêve et s’engage rapidement dans le développement d’une cuisine misant toujours davantage sur les produits régionaux. Cela vaudra d’ailleurs la reconnaissance de La Cuisine comme Ambassadeur de saveurs de la Zone Boréale. Cette accréditation, émise par la Table agroalimentaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean, engage à mettre en valeur les produits typiques de la région. Arrive en 2016 le concours télévisé du Combat des villes où des chefs de diverses régions sont jumelés pour la compétition. David Janelle y remporte la 3e place, ce qui procure une belle visibilité à La Cuisine.

C’est en 2017 que le propriétaire fondateur de La Cuisine choisit de passer le flambeau à son chef principal, qui n’attendait que cette occasion. Guillaume Bergeron s’est dit fier d'avoir transformé cette ancienne brûlerie et épicerie fine en restaurant. Celui-ci s’est bâti une solide renommée depuis deux décennies. David Janelle en fait l’acquisition, d’abord avec un associé, puis propriétaire unique depuis 2019 après le rachat des parts.

La Cuisine

David Janelle est la preuve vivante que les rêves peuvent se réaliser si on sait miser sur ses forces, ses compétences et la confiance de partenaires pour développer sa passion et mettre en place les outils pour y parvenir. Sa motivation ultime, c’est de « faire découvrir la région par les assiettes ». Le chef Janelle ne cesse de pousser toujours plus loin ses connaissances. Il va chercher ses inspirations dans les voyages, auprès d’autres chefs et aussi dans les livres de recettes. La signature #borealivore adoptée par le chef Janelle et toute son équipe de La Cuisine est significative de cette passion et de l’engagement de l’établissement à agir comme un pilier de la cuisine locale pour plusieurs années encore.

Consulter le menu de La Cuisine, c’est faire un voyage dans des saveurs originales, des mets aux appellations suggestives, des descriptions d’ingrédients étonnantes et un contact avec une appropriation du territoire évidente. Le cellier du restaurant est disposé à satisfaire les accords de vins les plus improbables, mais des plus réussis.

La Cuisine 

La Cuisine
En plus de sa vaste salle à manger, le restaurant La Cuisine propose ses deux salles privées pour des réceptions ou des repas de groupes. Elles sont appréciées dans le cadre de rencontres d’affaires ainsi que lors d’évènements familiaux. Elles sont disponibles avec repas et service personnalisé. À l’étage, la salle Denis-Fortin est une salle chaleureuse pouvant accueillir jusqu’à 60 personnes. Elle offre une magnifique vue sur la rivière Saguenay et offre plusieurs possibilités. Au sous-sol, la somptueuse salle du Cellier est idéale pour des réunions entre collègues. Elle peut recevoir jusqu’à 16 personnes.

Restaurant La Cuisine
restolacuisine.com
387, rue Racine Est
Chicoutimi, QC, G7H 1S8
(418) 698-2822

Les Guides GQ proposent depuis de nombreuses années de faire découvrir les meilleurs attraits touristiques et leurs environnements historique, culturel et aussi gastronomique de plusieurs régions du Québec. C’est pourquoi l’éditeur s’acharne à découvrir et faire connaître les entreprises et organisations homosympas à ses clientèles LGBTQ+ et leurs alliés.es qui souhaitent voyager dans les meilleures conditions possibles.

Dans son guide annuel gratuit « À l’orée du Québec boréal », qui inclue les régions touristiques de Charlevoix, du Saguenay-Lac St-Jean et de la Côte-Nord, l’éditeur a pensé élargir son offre pour le secteur de la Minganie et même de la Basse Côte-Nord. Une entente de partenariat est intervenue en 2025 avec la Coopérative de solidarité en tourisme équitable (Voyages CoSte), de Rivière-au-Tonnerre, et on a choisi d’entreprendre la découverte de certains de ses forfaits dès la fin de l’été.

Voyages Coste
Ainsi, de concert avec la directrice générale de Voyages CoSte, Alberte Marcoux, nous avons établi et préparé un parcours de quelques jours en Minganie, du 29 août au 5 septembre dernier. Alberte a vraiment vu à tout, avec force détails, avec ses partenaires, pour s’assurer que nous vivions une expérience exceptionnelle et mémorable. Lors d’une rencontre avec elle la veille du début du périple en Minganie, elle a su nous mettre l’eau à la bouche de diverses façons. D’abord par la visite des lieux au siège social de Voyages CoSte installé depuis 2013 au cœur du village de Rivière-au-Tonnerre, avantageusement situé sur un promontoire en bordure de mer. La partie arrière du bâtiment abrite l’Escale Lam-Air, un lieu d’hébergement offrant 13 chambres, une réception voisinant une grande salle commune, et une vaste salle à manger aux larges vitrines offrant une vue imprenable sur la mer… et les levers de soleil.

Anticosti Anticosti Anticosti

Anticosti Anticosti Anticosti

Au fur et à mesure que nous prenions connaissance du contenu de notre périple présenté dans le document préparé à notre intention, nous sentions la ferveur et l’intérêt augmenter, mais aussi l’impatience nous envahir. Nous savions déjà que ça allait être à la hauteur de nos attentes. Moi comme rédacteur et reporter des Guides GQ depuis quatre ans, habitué des voyages en régions, et mon collègue photographe et ornithologue amateur, toujours prêts pour de nouvelles découvertes, nous étions heureux d’avoir la chance de vivre une telle aventure.

Anticosti la mystérieuse
Le lendemain, après un périple routier qui nous a mené jusqu’à Kegaska, au bout de la route 138, avec des haltes à Natashquan, Baie Johan-Betz, Longue-Pointe-de-Mingan et Havre-Saint-Pierre, nous nous sommes rendus ensuite à Port-Menier sur l’île d’Anticosti avec un vol de Air Liaison d’une durée de 10 minutes. Et là, le charme a vite opéré dès notre prise en charge par le co-propriétaire du Gite COPACO Anticosti, Fernand Marcoux, où nous allions passer les quatre prochaines nuits.

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Cueillis à l’aéroport, nous sommes accueillis au gîte par un groupe de chevreuils affamés, vivant en liberté dans les rues de Port-Menier, qui viennent se nourrir plusieurs fois par jour de maïs et des restes de table de la cuisine de Doris, la gérante et cuisinière. Ses petits déjeuners sont fabuleux. Sa bonne humeur aussi. Après l’installation dans notre chambre, l’une des cinq du gîte, avec accès à une salle de bain, on se rend à l’unique restaurant de Port-Menier, le Ellis Resto-bar (mis à part celui de l’auberge de la SÉPAQ), rempli de gens venus profiter d’un bon repas en ce vendredi soir de la fin du mois d’août. Avec Sylvie, la conjointe de Fernand, on échange sur la vie à Anticosti et on prend connaissance du programme que nous a préparé notre hôte pour les deux prochains jours.

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Fernand Marcoux raconte comment lui et son partenaire depuis 2018, Sylvain Jennis, un Innu de La Romaine expert en fumage, ont acquis cette auberge en 2021, en pleine pandémie de la COVID, et y ont annexé un fumoir dans un garage à l’arrière. On y offre des produits fumés à froid et à chaud selon une méthode traditionnelle autochtone. Les produits sont fumés au bois d'érable. On y fume du saumon, de la truite, des pétoncles, des crevettes et du fromage.

Après une bonne nuit de sommeil, et un bon déjeuner, nous partons explorer l’île dès 8 heures, un parcours qui nous mènera à 175 km vers l’est, avec des haltes à l’aller et au retour pour visiter des campements de la SÉPAQ, l’organisme gestionnaire des territoires et des infrastructures du Parc national d’Anticosti, et quelques attraits naturels exceptionnels. La route en gravier est aussi parcourue par des véhicules de la SÉPAQ, et de gros camions oeuvrant dans divers chantiers forestiers. Autrement, il n’y a pas âme qui vive, sauf celles des quelques chasseurs et pêcheurs et celles des dizaines de milliers de chevreuils qui se cachent dans les vastes forêts.

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Ce périple auquel nous accompagne Fernand Marcoux est l’occasion de découvrir des lieux et des attraits peu communs, rendus un peu moins attrayants à cette période en raison de la sécheresse des dernières semaines qui a réduit sensiblement le débit des cours d’eau, habituellement très élevé. Cela ne nous a pas moins fait apprécier cette chance incroyable de pouvoir apprendre plein de faits intéressants sur les particularités de ces lieux mystérieux pour la plupart d’entre nous. Car même si on y a développé les infrastructures d’accueil et augmenté les facilités d’accès pour les villégiateurs et les amateurs de plein air, il demeure qu’Anticosti est encore un lieu empreint de mystère et son histoire est pour le moins fascinante.

De retour au gîte en début de soirée après plus de 350 km de route, nos caméras et nos cerveaux remplis d’images inoubliables de lieux et de diverses espèces d’oiseaux, des phoques et des centaines de chevreuils traversant la route au coucher du soleil, nous avons pu participer à une dégustation de quelques produits du fumoir, un régal pour nos papilles gustatives, que nos hôtes nous ont offert en guise d’appréciation de notre visite.

Le lendemain, c’est à une tournée historique de Port-Menier, née en 1900, et comptant actuellement entre 175 et 250 habitants selon les périodes, à laquelle nous avons eu droit. Les vestiges du Château Menier, les restes d’une épave de bateau, un cimetière ancien, un vieux four à chaux géant, et divers autres lieux emblématiques. Un safari photo à la recherche d’oiseaux marins a aussi occupé une partie de l’après-midi du dimanche. On y a d’ailleurs observé des rassemblements de grands hérons absolument fantastiques, les plus importants jamais vus pour ma part.

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Le lundi, jour de la Fête du travail, nos hôtes ont quitté l’île en bateau pour retourner à leurs affaires professionnelles et familiales à Sept-Îles, après une halte à Rivière-au-Tonnerre pour quelques jours de repos. Pour notre part, nous avons profité d’un véhicule fourni gracieusement par le service de location de véhicules, pour compléter notre exploration de quelques lieux, comme le Musée et site archéologique situé dans l'ancienne église de Port-Menier. Ce centre d'interprétation offre un aperçu de l'histoire humaine et naturelle de l'île. Le musée présente l'histoire de l'île, ses écosystèmes uniques et de nombreux fossiles. L'île d'Anticosti a d’ailleurs été inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO le 19 septembre 2023, devenant ainsi le troisième site québécois sur cette prestigieuse liste. Elle est reconnue mondialement pour son enregistrement paléontologique exceptionnellement complet et bien préservé, témoignant de la première extinction massive de la vie animale sur Terre, il y a environ 447 à 437 millions d'années.

Finalement, remplis de beaux souvenirs, d’histoires fabuleuses, de découvertes mémorables et de rencontres inspirantes, nous avons quitté Anticosti le mardi après-midi, pour aller poursuivre notre découverte d’autres lieux d’intérêt en Minganie avec la contribution de Voyages CoSte. C’est à Rivière-au-Tonnerre, à L’Espace Lam-Air, que nous avons terminé cette journée du 2 septembre, non sans avoir profité d’un succulent repas offert par la propriétaire du resto la Marinière du Nord, Monica Paquet, dont elle a le secret et qu’elle prépare toujours avec amour et passion.

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(La suite de ce séjour en Minganie dans « L’Archipel de Mingan en deux excursions formidables »)

Déménager son entreprise installée depuis 2011 à l’Isle Verte, au Bas-Saint-Laurent, vers Saint-Octave-de-Métis, dans la région gaspésienne, 250 km plus à l’est et en plus, en pleine période du temps des Fêtes pour ne pas rater la saison touristique estivale, avec deux fillettes qui doivent changer d’école juste après le congé : voilà le tour de force qu’a accompli Marie-Claude Labrecque avec sa Savonnerie artisanale la Mousse de Mer en décembre 2021.

Mousse de Mer

Sa motivation première : une maison qu’elle a acquise et qui répond à tous les besoins de son entreprise et de sa famille, le tout dans un environnement exceptionnel au cœur du village. De plus, elle accueille des artisans locaux et régionaux qui présentent leurs produits dans la boutique, créant une diversité et une complémentarité avec la variété de savons au lait de chèvre, du savon du pays, des sels, de l’huile et des bombes effervescentes pour le bain, de l’huile à massage, des crèmes pour le corps et des baumes à lèvres, ainsi que plusieurs autres produits originaux à découvrir, tels les chandelles et désodorisants. On y trouve également des produits végans.

Mousse de Mer
Nous débarquons à son atelier au lendemain d’une première chute de neige, en novembre 2022. Les enfants viennent de terminer leur repas du midi et ils remettent leurs manteaux et bottes pour attraper l’autobus scolaire qui va arriver sous peu. À la fois mère de famille et entrepreneure, ces deux rôles s’accomplissent en parallèle. Il règne dans ce grand bâtiment aux vitrines colorées, situé à quelques enjambées de l’église paroissiale, une heureuse ambiance, sans parler d’un mélange d’odeurs fines et exotiques qui émane des divers produits qu’on y fabrique.


Marie-Claude crée et confectionne elle-même la totalité des produits qu’elle propose dans sa boutique. Son atelier lui permet de réaliser divers types de savons et d’autres produits dérivés, qui sont ensuite étiquetés et placés en étalage, ou encore expédiés un peu partout grâce aux vente de sa boutique en ligne sur la plateforme Etsy. Quelques points de vente au Bas-St-Laurent, en Gaspésie et ailleurs au Québec distribuent certains de ses produits.

Mousse de Mer Mousse de Mer
Au premier coup d’œil, le nouveau local aux hauts plafonds est éblouissant et coloré. On y trouve également des échantillons qui permettent de tester pour mieux choisir avant d’acheter. Les emballages sont également attrayants et originaux, tout comme le sont les noms et appellations donnés aux produits.


Marie-Claude Larocque n’a pas ménagé les efforts pour que les clients qui viendront découvrir sa boutique deviennent des habitués et en parlent à leur entourage. En cette période avant les Fêtes de fin d’année, lors de notre passage, les quantités de divers produits remplissent les tablettes. On veut satisfaire la clientèle qui recherche des cadeaux originaux pour parents et amis.

On y trouve également des articles tissés sur place par une artisane sur un métier, comme à la belle époque. Avec de la chance, on peut la voir travailler à ses oeuvres lors de notre passage à la boutique.

Mousse de Mer


Depuis 2023, l’affichage touristique sur la route 132 et sur la route menant à Saint-Octave et aussi dans le village permettent maintenant de facilement trouver comment s’y rendre.

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Même s’il s’agit d’un petit détour du circuit touristique habituel, il en vaut la peine. Parce que ce que Marie-Claude y a concocté déborde d’originalité, d’amour et de belles histoires, qu’elle aime bien raconter, comme un beau chou ajouté sur l’emballage-cadeau. On a juste envie d’y revenir pour en entendre une nouvelle, à la prochaine visite.

Savonnerie artisanale la Mousse de Mer
lamoussedemer.com
328, rue Principale
St-Octave de Métis, Qc G0J 3B0
418-775-3313

Par Pierre Perreault
27 décembre 2025


Il a eu 26 ans en 2025, mais c’est à 21 ans que Vincent Lavoie a mis en branle ce projet de jeune entrepreneur de transformer une église en un lieu exceptionnel : le Saint-Crème est né d’un concept unique alliant hôtel-relais, restaurant et crèmerie. Si à l’époque tout le monde y voyait une idée audacieuse, aujourd’hui on doit se rendre à l’évidence que le rêveur a finalement fait tomber tous les doutes et les scepticismes.

Le Saint-Crème offre aux touristes ainsi qu’aux locaux une expérience originale et rassembleuse à l'intérieur d'une ancienne église transformée, à Alma, au Lac-Saint-Jean. Au niveau du jubé, on retrouve 10 chambres d'hôtel modernes. Au niveau de la nef et du cœur prennent place un restaurant et une crèmerie. L’ambiance vivante et marquante de ce concept innovant met en valeur les éléments patrimoniaux de ce magnifique bâtiment et en assure sa signature.

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Le restaurant offre les collations, déjeuners traditionnels, diners et soupers. Le menu est composé de soupes, sandwichs, mets régionaux du Lac-Saint-Jean, avec boulangerie sur place, pizza le vendredi soir et café de spécialités au restaurant avec permis d’alcool. En saison, la crèmerie du Saint-Crème offre une recette spéciale à chaque semaine, en plus des crèmes molles classiques, d'une sélection de mochi, sundae, yogourt glacé, options vegan et en sus, ses cornets gaufrés maison.

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L’ancienne église catholique de 1938 du secteur de l’Isle-Maligne ressuscitée en un superbe hôtel est remplie d'histoire. Pas étonnant que son nouveau propriétaire ait choisi d’en conserver de larges pans sous diverses formes. Vincent Lavoie n’est pas issu d’un milieu entrepreneurial. Il a bien tenu une affaire de lavage de voitures dans le garage familial dans sa jeunesse, jusqu’à ce que ça devienne trop gros pour se poursuivre à cet endroit.

Toutefois, c’est la musique et les arts qui l’attirent davantage à l’époque. Ses études en comptabilité ont peut-être éveillé chez lui son instinct entrepreneurial. « J'ai toujours eu ce feu en moi. Depuis tout jeune, j'avais ce besoin de créer, de bâtir quelque chose de mes mains. À l'adolescence, je donnais des cours de musique, puis j'ai monté ma première entreprise en esthétique automobile. Après ça, l'immobilier m'a attiré : j'achetais, je gérais, je revendais. Mais au final, je cherchais un projet qui allait vraiment me passionner, quelque chose de plus grand, de plus créatif », explique-t-il en entrevue à une publication d’affaires en février dernier.

C’est alors qu’il occupe un emploi à la Corporation de développement économique d’Alma Lac Saint-Jean (CIDAL) qu’il se met à réfléchir à ce tournant professionnel. Il commence alors à frayer avec l’immobilier : achat, gestion, revente. Mais au final, il visait un projet qui allait vraiment le passionner, « quelque chose de plus grand, de plus créatif », explique-t-il. Son intérêt pour les églises était déjà présent. Apprenant que la petite église d'Isle-Maligne pourrait être à vendre, il se lance. Sans plan bien défini quant à ce qu’il allait en faire, à 22 ans, il en devient propriétaire. Cinq jours après l'achat, la crèmerie ouvrait ses portes, sans rien changer à l'intérieur.

Puis le Saint-Crème prend forme et profite de sa localisation stratégique : proche de la Véloroute et des sentiers de motoneige l'hiver, voisin d’un lieu touristique important avec l’Odyssée des bâtisseurs et son circuit de l’ancienne ville de l’Isle-Maligne, entre autres. Le secteur n’offrant aucun service de restauration, il y voit un potentiel important. Ainsi, après la crèmerie, arrive l'hôtel-relais, et enfin le restaurant.

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Déterminé comme pas un, il réussit à s’allier des partenaires importants pour boucler le financement du projet. Son banquier y voyait plusieurs risques avec son budget de 2,3 millions $ au départ. C’est donc avec l’aide d’un entrepreneur local « visionnaire » que d’autres institutions ont décidé d’emboîter le pas pour soutenir financièrement le projet du Saint-Crème.

En alliant sa passion avec son sens des affaires, Vincent Lavoie, qui est maintenant associé à sa conjointe Ariane Tremblay, a su mener à terme ce qui est aujourd’hui un élément important du secteur touristique de la région. Pas étonnant que déjà en 2024, Le Saint-Crème, a remporté deux honneurs au Gala des Lauréats de la Chambre de commerce et d’industrie Lac-Saint-Jean-Est : Personnalité masculine de l'année pour Vincent, et le prix Jeune entreprise pour le Saint-Crème. En 2023, au 25e gala des Grands Prix Desjardins d’OSEntreprendre Vincent Lavoie s’était démarqué du lot avec le Grand Prix de l’entrepreneuriat jeunesse incluant des bourses totalisant 20 000$.

Aujourd’hui, le Saint-Crème emploie près de 40 personnes. Qu’est-ce qui mijote dans la tête de son fondateur pour le futur ? L'idée d'une franchise flotte dans l’air. Rien n’est encore déterminé à cet effet. Il croit que son modèle d'affaires pourrait fonctionner ailleurs. Il dit recevoir régulièrement des appels de villes souhaitant lui proposer de redynamiser leur église.

Saint-Crème Ariane Tremblay et Vincent Lavoie

Rappelant son attachement à la région qui l’a vue naître, il considère important de développer des projets qui ont un impact positif sur la communauté. Qu’est-ce qui le rend fier après ces années de travail acharné et de réussite ? Sa gestion à 100 % locale misant sur des produits régionaux et le souci accordé aux détails des aménagements et de la conservation du patrimoine font sa fierté et le convainquent des bons choix qu’il a faits. « J'ai réussi à créer un modèle d'affaires qui me ressemble, un lieu où on peut s'amuser tout en travaillant » expliquait-il dans une entrevue en 2025. Vincent Lavoie se donne aussi le droit de vivre d’autres passions, comme la moto et les voyages. Il entretient aussi son goût pour le « vintage », la restauration de vieux objets. Il a aussi une collection de guitares qui comptent beaucoup pour lui.

Chose certaine, Le Saint-Crème n’est pas une finalité pour lui. Il le voit plutôt comme l’assise d’une entreprise en devenir dont les orientations demeurent à être fixées. Vincent le répète : il aime apprendre, il adore repousser ses limites. Sans contredit, ce sera quelque chose de différent, probablement d’étonnant, d’aussi extravagant que passionnant.

Saint-Crème

lesaintcreme.com
1657, ave. Du Pont N.
Alma (Qc) G8B 5G2
418 583-3432

Du Saint-Chrème au Saint-Crème
Aux fins de l’information de certaines personnes qui n’ont peut-être pas connu ces rites de l’église catholique, le saint-chrème est une huile parfumée consacrée (olive, baume, etc.), employée pour les onctions dans certains sacrements (la confirmation, l'ordre, le baptême). De là à donner ce nom à une crèmerie installée dans une église, il n’y avait qu’un pas.

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