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Archive du blog pour 2026


Par Gaëtan Vaudry

C’est toujours intéressant, voire intrigant, de visiter un établissement qui existe depuis 1952. D’abord connue sous le nom l’Hôtel Le Retour (par un certain Maurille Guité), l’actuelle Auberge du Marchand continue de séduire les amateurs qui s’arrêtent au bord de l’eau de la municipalité de Maria, en Gaspésie.

En 1979, Claude Loubert achète l’établissement et le transforme en résidence pour personnes âgées. Il faudra cependant attendre l’an 2000 pour que l’entreprise retrouve sa vocation hôtelière. Une décennie plus tard, les hommes d’affaires Christian Bernard et Jérôme Pichette se portent acquéreurs de l’établissement et y apportent d’imposantes rénovations dans les années qui suivent, alors que le nouvel Auberge du Marchand s’offre un restaurant de 49 places, l’agrandissement de sa superbe terrasse et l’ajout de deux membres importants : la directrice générale Kathleen St-Onge et le chef cuisinier Mathieu Kelly.

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Mettre en valeur les produits locaux

C’est justement Madame St-Onge qui m’offrira une visite guidée de l’Auberge, qui compte aujourd’hui 14 chambres, deux studios, deux appartements 4 ½ de luxe, de même qu’une maison. Le tout agrémenté d’une plage au bord de la mer, avec jeux pour enfants. Lors de ma visite, l’immense cuisine commune du deuxième étage retient mon attention : « Je sais qu’ils sont rares les établissements qui offrent à la fois un restaurant, de même qu’une cuisine communautaire, entièrement équipée », souligne fièrement la principale intéressée. « Les travailleurs qui doivent partir très tôt le matin, de même que certaines petites familles apprécient grandement ce service. Pour nous, la cuisine communautaire offre une plus-value de choix à notre précieuse clientèle. »

Selon les dires de plusieurs, le restaurant de l’Auberge du Marchand offre une excellente table, du mercredi au dimanche « Le chef nous prépare d’excellentes spécialités », ajoute Madame St-Onge. « Je pense particulièrement à l’agneau, de même qu’aux poissons et fruits de mer gaspésiens. » Les produits du terroir sont mis en valeur au restaurant, de même qu’à l’épicerie fine de l’établissement (qui était en transformation lors de ma visite) et qui se fait un devoir d’offrir de succulents produits locaux de la gamme Gaspésie Gourmande, de même que plusieurs coups de cœur du Québec et de partout dans le monde.

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Quoi faire en hiver

Pour ma part, j’ai eu la chance de séjourner dans l’un des deux luxueux appartements. Mon espace, avec vue sur la mer, offrait deux chambres agréablement confortables, un salon, un espace travail, de même qu’une cuisine complète. Que demander de mieux ? L’Auberge du Marchand est sans aucun doute un endroit où il fait bon vivre en bordure de la baie des Chaleurs. En hiver, les mois de janvier à mars attirent de nombreux amateurs de motoneige, alors que le sentier Trans-Québec5 traverse la municipalité. Les amateurs de ski de fond ne sont pas en reste, alors que le centre de ski de fond de Maria offre des sentiers pour le ski et la raquette, dans un décor enchanteur. Il ne faudrait certes pas oublier les excursions en traîneau à chiens et le ski de montagne de Maria!

En été, la longue plage municipale saura vous séduire, en plus de voir les randonneurs et les cyclistes s’émerveiller devant la vue spectaculaire du belvédère des sentiers pédestres en montagne et par la Route verte qui longe la mer.

L’Auberge du Marchand
530, boul. Perron
Maria (Québec)
1 888 959-3766
[email protected]
aubergedumarchand.com

Logeant depuis 30 ans dans un bâtiment très emblématique au tout début du chemin du Havre à La Malbaie, le Musée de Charlevoix fait découvrir et connaître le Charlevoix d’hier et d’aujourd’hui à travers ses activités de conservation, de diffusion, d’éducation et de recherche du patrimoine historique et artistique de la région avec une attention particulière à l’art populaire.

Musée Charlevoix
Son histoire débute dans les années 1940 avec un collectionneur qui veut honorer l’écrivaine Laure Conan. En 1975, le Musée régional Laure-Conan prend vie. Il s’installe au centre-ville de La Malbaie, dans l’édifice de l’ancien bureau de poste. Plus tard, on souhaite doter Charlevoix d’un édifice muséal plus adéquat. Un groupe de personnes se met à la tâche. Le 29 juillet 1990, le Musée de Charlevoix ouvre enfin ses portes sur le Chemin du Havre. Ce magnifique bâtiment, dont l’architecture évoque un phare, offre désormais de vastes espaces d’exposition et de conservation pour les milliers d’œuvres et d’objets de sa collection.

Musée Charlevoix
Le directeur général du Musée, Sylvain Gendreau, explique que l’orientation donnée è l’institution, soit l’histoire et l’art populaire, tire son origine d’une collection plus de 4 000 artéfacts liés à l'ethnohistoire de la région, acquis au fil des ans. Meubles et accessoires de maison, jouets et jeux, outils du bois et du textile, et bien sûr, vêtements et linges de maison constituent les principales catégories d'une collection qui se veut le reflet de l'identité charlevoisienne.
Le Musée de Charlevoix peut compter sur de sérieux et importants contributeurs, dont le Casino Loto-Québec, le ministère de la Culture et des Communications, la Ville de la Malbaie, la MRC de Charlevoix-est, divers établissements muséaux et d’économusée de la région, le Domaine Forget et le milieu scolaire régional.

Musée Charlevoix
Sylvain Gendreau appuie son action sur une équipe de sept personnes occupant des fonctions professionnelles, techniques et administratives. Il travaille également avec le conseil d’administration présidé par Me Marie-Christine Dufour. Les expositions présentées au Musée sont diverses, dont une permanente, « Charlevoix raconté », et des expositions temporaires qui varient tout au long de l’année. Un calendrier d’activités pour toute la famille est offert en ligne et permet d’y trouver des éléments d’intérêt en tout temps.
Le patrimoine religieux mis en valeur
Le Musée de Charlevoix s’apprête enfin à acquérir, avec la ville de La Malbaie, l’église plus que centenaire de Pointe-au-Pic, presque voisine du musée. L’église est classée bien culturel à protéger par le ministère de la Culture du Québec.
Le Musée pourrait la doter d’une aire citoyenne, d’un café, d’une salle de spectacle, d’un pavillon muséal et plus encore. Dans le cadre du projet Cité-Mémoires, on devrait y voir des projections sur la façade au cours des prochains mois.
Riopelle 100
L’année Riopelle à La Malbaie
Rappelons aussi que dans le cadre des célébrations des 100 ans de l’artiste Jean-Paul Riopelle, le Musée tiendra une exposition « Riopelle et l’art populaire » dès le 16 juin prochain et ce, jusqu’en février 2024. Elle a été imaginée par Yseult Riopelle, commissaire invitée, qui la dédie à son père en rendant hommage à son attrait pour l’art populaire.
La chasse, la pêche et la nature ont inspiré à Riopelle des œuvres issues d’objets qu’il trouve ou dérobe, et dont il détourne le sens. L’exposition met en scène ses espaces d’attache, dans l’estuaire du Saint-Laurent, et les créatures vivantes ayant inspiré sa production des années 1980. L’exposition fait un lien avec la collection d’art populaire du Musée de Charlevoix, une forme d’expression particulièrement appréciée de l’artiste.

Riopelle 100
On constate donc que ce ne sont pas les idées et les projets qui manquent afin de rassembler les citoyens et leur permettre de se reconnaître, d’échanger et de partager leur culture et leur histoire. Finalement, le Musée numérique et le Musée sur la route complètent l’offre muséale et font découvrir la richesse culturelle et sociale de Charlevoix à l’extérieur de ses frontières.
Musée de Charlevoix
museedecharlevoix.qc.ca
10 chemin du Havre
La Malbaie (Québec) G5A 2Y8
(418) 665-4411

Construite au début du 20e siècle et ayant appartenu à la famille Binsse, de riches villégiateurs des États-Unis à partir de 1950, cette vénérable demeure située sur le chemin des Falaises, porte bien son nom d’Auberge sur la Côte. Trônant sur un vaste terrain qui donne vue sur le Fleuve, dans la baie de Murray (comme on appelait autrefois ce secteur), l’immeuble principal a été construit avec beaucoup de cachet et un mélange de styles qui lui procure un charme certain.

Auberge sur la Côte
Au rez-de-chaussée, on y trouve un grand salon dominé par un superbe foyer de pierres. Tout à côté, on peut profiter de la verrière ou de la terrasse avec leur vue imprenable sur la baie. À l’autre bout, une salle à manger dominée par une vaste table de bois devant le foyer. Puis au fond, voisinant la cuisine, une salle destinée aux petits déjeuners des clients.

Auberge sur la Côte
On y compte 11 chambres, avec chacune leur décor et leur cachet personnel. Il n’y a ni climatisation ni téléviseur. La direction de l’auberge mise sur la contemplation du fleuve ou du feu de foyer, alors que les températures descendent assez bas le soir pour dormir confortablement avec les fenêtres ouvertes. En d’autres cas, des ventilateurs sont offerts dans les chambres.

Auberge sur la Côte
Il y a aussi un chalet voisin pouvant accueillir jusqu’à 6 personnes, comportant une cuisine bien équipée, un salon avec petit foyer et 3 chambres avec lits doubles ou queen. L’idéal pour une famille autonome qui veut profiter d’un séjour charmant et agréable.
Un vaste stationnement et un grand terrain aménagé et paysagé, incluant une terrasse en été, complètent le décor.

Auberge sur la Côte
L’aubergiste actuelle, Lise Gagné, en est devenue propriétaire en 2018. Autrefois dans une carrière de consultante en ressources humaines, elle se voyait dans un changement important. L’opportunité de l’auberge est arrivée et son âme d’entrepreneure a décidé de s’y lancer. Elle se considère comme une personne de défis et celui-ci en fut un de taille, surtout avec l’arrivée de la pandémie. Comme la plupart des autres entreprises du secteur touristique, entre autres, ce fut une période difficile qui a demandé des ajustements et une gestion rigoureuse.
Aujourd’hui, même si les contrecoups de la COVID sont encore présents, Lise Gagné est fière de sa décision et elle compte sur la localisation exceptionnelle de l’auberge et son accueil chaleureux, en plus du calme et de la simplicité des lieux pour satisfaire encore longtemps sa clientèle.

Auberge sur la Côte
L’Auberge sur la côte est ouverte toute l’année. On n’y sert plus de repas comme autrefois, mais les petits déjeuners santé sont remarquables, offrant des produits locaux et du terroir.


Auberge sur la côte
aubergesurlacote.com
205, Chemin des Falaises
La Malbaie, Qc G5A 3C9
418 202-9881

Bien situé à l’entrée de l’île de Havre-Aubert, le bistro gourmet Les Araynes est devenu en quelques années un endroit couru pour déjeuner et bruncher aux Iles. Avant que Lise Soutière et Philippe Kéroack se lancent dans l’aventure, l’endroit avait accueilli la boulangerie artisanale Fleur de Sable opérée par un couple gai. Après avoir abordé les Îles en 2014 et 2015 en y dérivant en voilier, Lise et Philippe sont tombés en amour avec l’archipel et ont saisi l’occasion d’affaires alors que Laurent et William souhaitaient vendre. Au point de délaisser leurs carrières dans la haute technologie et en rédaction technique pour se lancer dans une nouvelle aventure.

Les Araynes
Lise Soutière


Héritant d’une coquille vide pour la restauration en 2016 après le départ de la boulangerie, c’est Lise qui a relevé le défi d’ouvrir le bistro qui était un beau complément pour les studios. N’ayant aucune expérience en restauration si ce n’est comme cliente, les nouveaux hôtes ont d’abord ouvert une boutique et un petit resto de 25 places où on servait des repas légers, du genre café et croissant. Mais ils se sont vite aperçus que les Madelinots étaient à la recherche de vrais déjeuners et ils ont ajusté leur menu en conséquence, en offrant des déjeuners et brunchs plus copieux. Et c’est là que le bistro a pris de l’ampleur. Le bistro est passé à 48 places et à 100 places l’été avec la terrasse.


Araynes
L'équipe des Araynes qui fait la fierté de Lise


Durant la belle saison, le bistro est maintenant ouvert 5 jours/semaine et il compte sur une équipe stable qui fait la fierté de Lise qui la voit comme une grosse famille. Si elle admet qu’elle avait une vision assez romantique de la cuisine en décidant d’ouvrir un bistro gourmet mettant en valeur les produits du terroir madelinot et qu’elle capotait quand elle devait servir plus de dix personnes en même temps, aujourd’hui grâce à cette belle équipe, elle peut servir jusqu’à 90 personnes. Et on y vient pour déguster la guédille au homard ou une casserole déjeuner sur sauce hollandaise. Le grilled cheese au fromage des Iles est aussi très apprécié. Le terroir des Iles est mis en valeur avec le homard des Iles, les poissons fumés du Fumoir d’antan et le café de la Brûlerie des Iles.
C’est ainsi que Les Araynes sont devenus LA place pour déjeuner aux Iles avec une cuisine santé sans friture grasse, ni frites, ni burgers, avec des déjeuners plus luxueux, ‘’comme un Chez Cora pimpé» pour reprendre les mots de Lise.

Araynes

Les studios 


Six vastes studios avec cuisinette complètent l’entreprise. À moins de 500 m d’une vaste plage sur la Baie de Plaisance, les studios sont ouverts de juin à novembre et leur emplacement à quelques minutes en auto ou en vélo des lieux les plus populaires d’Havre-Aubert , à quelques minutes de la plage de la Martinique et des étangs voisins où se donnent rendez-vous les amateurs de surf-volant pour lesquels les Iles sont un véritable paradis, en font un emplacement de choix pour explorer les Iles.
Et pour ceux qui se demanderaient d’où vient le nom Les Araynes, c’est ainsi que Jacques Cartier avait baptisé l’archipel, impressionné par toutes ses plages de sable. En vieux français, comme en espagnol arenas, les araynes font référence aux beaux sables des iles.

Les Araynes

102, route 199

Havre-Aubert, Qc, G4T 9B3

https://m.facebook.com/profile.php/?id=100063566353930

Il y a 34 ans en 2023, on procédait à la transformation d’un bâtiment qui avait abrité un garage, puis un entrepôt, afin d’en faire un établissement chaleureux, accueillant et lumineux. Le Café bistro L’Anse-aux-Coques est né de la détermination de gens qui, à l’époque, souhaitaient miser sur une ambiance de bord de mer, avec une incroyable vue sur le fleuve pour créer un arrêt privilégié permettant de déguster les joyaux de la mer.

Anse aux Coques 

C’est cette même détermination et cette passion qui animent le propriétaire de l’endroit depuis 2020, Dave Roussel. Aux commandes de l’établissement après un séjour d’une quinzaine d’années sur la Côte-Nord où il a opéré restaurant et hôtel de même qu’une boulangerie artisanale, c’est un retour aux sources pour ce fils de la région du Bas-Saint-Laurent. Pour lui, l’Anse-aux-Coques est une valeur sûre qui doit se perpétuer, tout en y apportant quelques améliorations.

Anse aux Coques
L’établissement ouvert d’avril à septembre offre 90 places sur la terrasse, en plus des 70 places intérieures. Durant l’été, le bistro attire de nombreux touristes, mais la plus grande partie de la clientèle de l’Anse-aux-Coques est locale et régionale. Chose certaine, les fameuses clams (coques) demeurent parmi les vedettes de l’endroit, tout comme les autres produits locaux et régionaux au menu : moules, fines pizzas, pâtes poêlées, produits de la mer (poissons) et de la terre (viandes), pour ne nomme que ceux-là.
Dave Roussel parle d’un bar au 2e étage et de spectacles avec chansonniers et musiciens plus tard en saison. Et cette vue superbe d’un des plus beaux endroits de la côte, l’anse-aux-coques de Sainte-Luce-sur-Mer, dont la plage est l’une des plus populaires de la région.

https://youtu.be/mgmq-2_tggg

Café bistro l’Anse-aux-Coques
anseauxcoques.com
[email protected]
31, route du Fleuve Ouest
Sainte-Luce, QC G0K 1P0
418.739.4815

Rimouski, rue Saint-Germain ouest, une façade qui n’indique que très peu ce qui attend le visiteur à l’intérieur. Un vaste espace « cozy », de petits fauteuils autour d’une table basse, une section bistro, et au fond une grande salle aux éclairages tamisés où de petits groupes viennent y discuter ou s’y réunir tout en profitant des produits uniques et spécialisés du torréfacteur.

Moussonneur
Et puis ce grand comptoir derrière lequel on trouve deux douzaines de silos remplis de grains de cafés divers prêts à être emportés, moulus au goût du client ou dégustés sur place en une variété de choix et de formats, grâce à un personnel de baristas formés et connaisseurs.
On n’y sert pas de repas, précise Nathalie Gagnon, la directrice générale. On y sert en plus des cafés, des thés, des bières de micro-brasserie, des vins, des pâtisseries d’un commerce local. On peut y apporter un lunch et le faire réchauffer. À l’occasion, on y tient des vernissages, des conférences ou des spectacles.

La torréfaction, au cœur de l’entreprise

Moussonneur
Le Moussonneur, ce n’est pas que l’endroit qu’on vient de décrire plus haut. C’est encore et surtout une entreprise qui importe et sélectionne des cafés d’un peu partout dans le monde, et qui opère dans le parc industriel de Rimouski un atelier de torréfaction parmi les mieux équipés, grâce à l’expertise de plus de 32 années de Richard O’Neill, l’associé de Nathalie Gagnon.
Et le nom de cette entreprise rimouskoise provient du terme « moussonné », qui constitue en fait une gamme de cafés dont le Moussonneur a fait sa spécialité. En fait, on dit d'un café vert obtenu à partir de café non lavé qui a été exposé en atmosphère humide afin d'absorber de l'eau, gonfler et changer de couleur jusqu'à devenir brun clair doré, qu’il est moussonné.

Moussonneur 
La vedette de cette gamme, c’est le Moussonné des Îles-de-la-Madeleine, un café vert trempé dans l'eau de mer des Îles, ensuite séché au soleil et aux vents salins, avant d'être torréfié au fur et à mesure de la demande. Pourquoi cette idée folle ? « Parce que le sodium de mer, cristallisé à l'intérieur de ce grain, se mélange aux huiles du café lors de sa torréfaction, ce qui crée une réaction réduisant grandement l'acidité des autres cafés avec lequel il est mélangé, en plus de faire ressortir leurs arômes spécifiques qu'on ne découvrirait pas sans lui », explique Richard O’Neill. Il s’agit d’un procédé découvert au 17e siècle. Ces produits sont reconnus pour leur finesse, leur saveur supérieure et leur texture onctueuse. Afin de concevoir ces cafés exceptionnels, Richard O’Neill s’est plus qu’inspiré de la nature : il l’a intégrée à son procédé.

Moussonneur
Par sa façon unique de choisir et de torréfier nos cafés d’origine, l’artisan torréfacteur Richard O’Neill sait atteindre des saveurs exceptionnelles et remarquables. D’ailleurs, il se rend lui-même sur les plantations afin de mieux comprendre le quotidien et les particularités des producteurs, leurs procédés spécifiques ainsi que l’environnement distinct qui entoure chacune des cultures.
Il développe également plusieurs mélanges aux saveurs précieuses, parfaites et sans pareil qui savent plaire aux fins connaisseurs, qu’on appelle les Incontournables. L’atelier produit aussi des cafés pour des chaînes d’épicerie et des restaurants.
Par ailleurs, les cafés Privés sont des cafés ayant obtenu un grade au-dessus de 87 sur une échelle de 100 définie par la SCA (Speciality Coffee Association), une note attibuée selon différents critères : les arômes, le corps, l’acidité, la balance, l’arrière-goût, la netteté de la tasse. De l’éclairage de la salle, au Ph de l’eau en passant par les niveaux d’humidité du grain, tout est pris en compte pour assurer une uniformité des résultats lors de la dégustation.

C’est en découvrant ces détails et les méthodes de travail du torréfacteur qu’on peut dire qu’il est au café l’équivalent du sommelier pour le vin.
On ne peut terminer ce profil sans parler d’un nouveau produit qui occupe un créneau particulier : on l’appelle le Cold Drip Brew. Ce café est infusé à froid selon une méthode artisanale japonaise de goutte à goutte, le style Kyoto. Ce procédé permet d'obtenir un café infusé à froid d'une extrême richesse permettant le développement des saveurs et arômes spécifiques au terroir de chaque café d'origine. Il est offert en cannette prêt à servir ou à être intégré à un alcool ou à un breuvage fruité, par exemple, sur glace.
Ces dernières années, les boissons froides à base de café sont devenues de plus en plus populaires pendant les mois d'été aux États-Unis et au Canada. L'infusion à froid a connu une croissance exponentielle au cours des dix dernières années. Cependant, parallèlement à l'infusion à froid, on a également assisté à l'essor du café « cold drip », une boisson qui présente des similitudes et des différences essentielles. C’est ce procédé que le Moussonneur utilise pour fabriquer ses deux variétés : le Costa Rica Terrazu et le Jamaica Blue Mountain.
Le Moussonneur emploie une équipe de quatre personnes à l’atelier en plus de quelques baristas au café du centre-ville.

Le Café du Moussonneur
lemoussonneur.ca
173, rue St-Germain Ouest
Rimouski (Qc) G5L 4B8
418 721-7776

Moussonneur

Mashteuiatsh, qui signifie « Là où il y a une pointe », est la seule communauté autochtone au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Plusieurs connaissent cet endroit sous l’appellation de Pointe-Bleue. Elle est située sur la rive ouest du Pekuakami, nom ilnu qui désigne l’immense étendue d’eau que constitue le lac Saint-Jean, à 6 km de Roberval.

 
Désignée autrefois par le nom de Ouiatchouan, la communauté porte le nom de Mashteuiatsh depuis 1985. Les 6780 membres de cette Nation parlent le nehleun et le français.

Mashteuiatsh
Destination incontournable dans la région, Mashteuiatsh bat au rythme des saisons et perpétue sa tradition d’important lieu d’accueil et de rencontre. On y découvre l’histoire, la culture et les traditions de la Première Nation des Pekuakamiulnuatsh, en plus d’y vivre une aventure où se côtoient culture et nature.


Au Bureau d'accueil touristique du Carrefour d'accueil Ilnu, sur un site bien aménagé au bord du lac, le superviseur à l’accueil et à l’animation, Pierre Larouche, agit comme un apôtre de cette communauté. Une seule question qui lui est posée débouche sur un long et pertinent discours qui démontre sa profonde connaissance de ce peuple, de son histoire et de ses traditions ancestrales.

 Mashteuiatsh Mashteuiatsh
Depuis l’année 2000, il s’évertue, avec les autres membres de son équipe, à renseigner les visiteurs sur tout ce qui concerne cette communauté qui a tissé des liens forts et dynamiques avec l’ensemble des intervenants politiques, économiques et touristiques régionaux.
Les yeux de Pierre Larouche brillent dès qu’on s’intéresse à ce qui anime sa passion pour cette communauté. Le bureau d’accueil est bien aménagé et on y trouve de l’information sous diverses formes (imprimée, vidéo, balado, artéfacts, etc.). On peut même y apprendre à lire et à prononcer des mots dans la langue nehlueun. On peut également s’informer sur les autres communautés du Québec autochtone.


Une halte à cet endroit permet enfin d’admirer l’immensité du lac Saint-Jean. On y a aménagé des installations qui permettent de profiter des lieux de diverses façons.

Mashteuiatsh
Il ne faut pas oublier de visiter le Musée ilnu de Mashteuiatsh. Ouvert depuis juin 1977, le Musée est reconnu comme étant un lieu privilégié de mise en valeur et de transmission de la culture des Pekuakamiulnuatsh (Innus du Piékouakami) et des Premières Nations du Québec. Son exposition permanente Tshilanu Ilnuatsh (Nous autres) a remporté un Prix de l'excellence de l'Association des Musées Canadiens en 2021. Une visite au Musée, c’est l’occasion d’explorer l’histoire des Pekuakamiulnuatsh, à travers des siècles de transformation, et de prendre contact avec une culture à la fois unique et vivante.

 Mashteuiatsh
Bref, une visite au bureau d’accueil et une discussion avec Pierre Larouche, voilà qui agrémente de belle façon un séjour dans ce coin du Lac Saint-Jean.

Bureau d'accueil touristique de Carrefour d'accueil Ilnu
tourismemashteuiatsh.com
1516, rue Ouiatchouan
Mashteuiatsh, QC G0W 1G0
(418) 275-7200



Par Gaëtan Vaudry

Selon les dires de sa responsable de l'hébergement Marie Lerdu, le projet de restaurer ce motel des années 1960 était un peu fou. Malgré tout, cette initiative porte aujourd’hui ses fruits puisque l’Auberge Camp de Base, située à l’entrée de L’Anse Saint-Jean, au milieu de la vallée du Bas Saguenay, est rapidement devenue un véritable lieu de vie du village.

En plus d’opérer adéquatement le volet hébergement de l’établissement (9 chambres, un dortoir, une cuisine commune et plusieurs espaces de camping), l’équipe de l’Auberge Camp de Base propose également un resto-bar mettant en valeur les produits locaux, ainsi que des viandes et poissons fumés sur place. Après quelques semaines de repos, l’équipe du resto-bar est de retour pour la saison hivernale qui s’annonce haute en couleur. Au menu, une expérience touristique complète dans le secteur du Bas-Saguenay, en partenariat avec le Mont-Édouard, Entre Chien et Loups et Saguenay Aventures. Offrez-vous l’un des forfaits excursions pouvant vous lier à 40 chiens malamutes au cœur des montagnes du Fjord-du-Saguenay, ou encore d’incontournables journées de ski alpin, de raquettes, de Fatbike et de ski de fond.

Au retour à l’Auberge Camp de Base, vous pourrez vous détendre et vivre une expérience gustative unique, l’établissement étant certifié ambassadeur de saveurs par Zone Boréale, attachant une grande importance à l'origine de ses produits locaux ou régionaux : « Bien que l’endroit attire un grand nombre de touristes tout au long de l’année, nous avons la réputation d’être un lieu de rassemblement social pour les habitants du village », nous confie Marie Lerdu. « Le mélange des touristes et de nos résidents crée des soirées fort chaleureuses. C’est pour cette raison que nous venons tout juste d’apporter quelques rénovations, qui nous permettront d’offrir plusieurs soirées thématiques à notre clientèle. » Au cours des prochains mois, l’Auberge Camp de Base proposera des vernissages, des spectacles de chanson, de l’improvisation et même des soirées jeux de société.

Opérationnel du jeudi au samedi dès 16h, le resto-bar de l’Auberge Camp de Base vous convie à son party du temps des Fêtes qui sera présenté le samedi 16 décembre prochain, dès 18 heures. La formation Les Quêteux du Lac-St-Jean y proposera de traditionnelles chansons à répondre, accompagnée par le calleur d’expérience Ghislain Jutras. Les billets au coût de 18 $ sont disponibles sur place. La programmation des prochaines soirées sera disponible via la page Facebook officielle de l’auberge : https://facebook.com/aubergelecampdebase.

De plus, la direction de l’Auberge Camp de Base se dit bien heureuse de participer à titre d’exposant officiel du Marché de Noël Européen de Saguenay, présenté du 30 novembre au 3 décembre et du 7 au 10 décembre, à la Place du Citoyen de Chicoutimi. Sur place, plus de 32 exposants, du vin chaud et des centaines d’idées cadeaux, dans un décor enchanteur et féérique de Noël.

Auberge Camp de Base
5, rue Saint-Jean-Baptiste
L'Anse-Saint-Jean
https://aubergecampdebase.com

Dans le cadre de sa tournée découverte des forfaits offerts par Voyages CoSte en août dernier en Minganie, le représentant des Guides GQ a pu profiter d’un séjour au Gîte COPACO de Port-Menier, à Anticosti. On y trouve aussi le fumoir Musquaro.
Ce fut l’occasion de rencontrer et de discuter avec le copropriétaire de l’établissement, Fernand Marcoux, un psychologue de Sept-Îles qui a eu un coup de coeur pour la mystérieuse Anticosti dès 2007, alors qu’il est venu y séjourner une première fois en novembre.

Copaco 

Fernand Marcoux est né à Harrington Harbour en Basse-Côte-Nord, mais il a grandi et a vécu à Tête-à-la-Baleine pour ensuite quitter la région afin de poursuivre ses études en psychologie. Chasseur et pêcheur depuis longtemps, il a découvert l’Île-d’Anticosti il y a une vingtaine d’années ans grâce à un résident de l’Île. Depuis, il revenait chaque année. Il est resté très impressionné par la richesse de sa nature sauvage exceptionnelle. Puis, en 2015, il est allé en bateau avec son père y séjourner et c’est là que l’idée di pied à terre a commencé à germer.

Toutefois, COPACO est né en 2018 de l'idée un peu folle de deux amants de la nature voulant profiter du territoire le plus souvent possible. Avec son partenaire Sylvain Jennis, leurs recherches pour trouver un pied à terre à Anticosti les ont conduit à une première maison, mais leurs démarches d’acquisition n’ont pas abouti. Plus tard, par un pur hasard, i ls sont tombés sur un gîte dont la propriétaire cherchait des acquéreurs, et ce en pleine pandémie de la COVID, en 2020. Après discussions, ils ont donc décidé de donner un peu d'élan à leur projet et ont déposé l’offre d’achat en septembre. C’est en avril 2021 que les documents furent signés, faisant ainsi d’eux les nouveaux propriétaires des lieux.

COPACO 

Ils ont nommé leur entreprise « Copaco » en l’honneur d’un bateau en bois construit à Port-Menier durant les années 1930. Il a servi de caboteur pour la Côte-Nord et de lien entre la côte et l’ile d’Anticosti pendant une dizaine d’années. C’est en mai 2021 que Hébergement Copaco Anticosti inc. a débuté ses opérations et a commencé à accueillir ses premiers clients dans les cinq chambres de l’établissement. Les deux hommes d’affaires ont ensuite aménagé un fumoir dans le garage voisin, le fumoir Musquaro.

COPACO COPACO

Le gîte avantageusement situé près de l’aéroport et du quai des bateaux, propose aussi un salon fermé avec TV au rez-de-chaussée, un gazébo et un BBQ, la possibilité de cuire le homard durant la saison, l’accès à un foyer extérieur sécuritaire et l’accès à la mer tout près. COPACO propose aussi en location des véhicules pour tous les besoins d'exploration : vélos de montagne, de fat bike et de vélos électrique, VUS et camionnettes adaptés au territoire, location de motoneige, VTT et Côte-à-côte.

Ouvert à tous les niveaux de compétence, même aux débutants, le forfait Éco-Aventure de 4 nuits / 5 jours en motoneige est conçu sur mesure pour faire découvrir la plus grande île du Québec. Chaque sortie fait parcourir une facette particulière et unique du décor et de la grande nature de l’île d’Anticosti.

Copaco

« Investir sur l’ile était d’abord l’idée, pour ne pas dire le rêve, de Sylvain. Pour ma part, ça a littéralement été un coup de cœur. Dans les deux cas, nous sommes très fiers de permettre la poursuite des activités du gite et de diversifier l’offre locale avec le fumoir », a indiqué Fernand Marcoux, copropriétaire, lors de l’inauguration de l’établissement en 2021.

Le Fumoir Musquaro
L’origine du nom Musquaro vient du nom d’un des premiers villages de la colonisation de la Côte-Nord. C’est dans ce petit village à l’embouchure de la Rivière Musquaro que l’arrière-grand-père de Sylvain Jenniss est venu s’installer pour y pratiquer la pêche au saumon et la pêche au phoque. Dès l’âge de 12 ans, Sylvain a fait ses débuts comme guide. De là ses connaissances sur les techniques de fumaison autochtones Malécites.

Copaco  Copaco Copaco

Les gens de la Côte-Nord disent souvent que : « ça goûte le ciel » leur saumon fumé. Chez Musquaro, on effectue le même processus que l’arrière-grand-père de Sylvain. On utilise des ingrédients simples, on fume au bois d’érable et l’on effectue une technique particulière soit par le temps de fumaison et le niveau de température. Aujourd’hui, on offre divers produits qui sont fumés de la même méthode ancestrale qu’utilisaient les ancêtres de Sylvain Jenniss : le saumon, la truite Stealhead, des pétoncles de la Côte-Nord, des crevettes ou encore du fromage cheddar Boivin du Saguenay-Lac-Saint-Jean. Ils projettent d’ajouter de nouveaux produits, comme les oursins et le homard, entre autres.

Depuis, Fernand et Sylvain sont devenus des acteurs touristiques du territoire d'Anticosti et ont encore des aspirations à poursuivre ce développement touristique de manière à offrir des activités écotouristiques et durables. Fernand organise également des excursions et travaille sur plusieurs projets de développement touristique pour faire connaître le territoire, dont certains avec la Coopérative de solidarité en tourisme équitable (CosTe) de Rivière-au-Tonnerre.

Un de ces projets, c’est la construction de deux chalets sur un terrain voisin du gîte, pour accueillir les groupes d’excursionnistes de motoneige l’hiver proposés par Voyages CoSte, dès janvier 2026. On mise sur cette activité pour amener des amateurs de sensations fortes et d’excursions hors sentiers uniques. On a débuté avec de premiers visiteurs hivernaux en 2025.

On travaille aussi sur un gros projet de développement écotouristique avec le soutien financier du programme Incubateur - Accélérateur Nordique qui  est lui-même soutenu par le Ministère du Tourisme, la Société du Plan Nord du Québec et la Fédération des pourvoiries du Québec. La MRC de la Minganie, la SADC Côte Nord et Tourisme autochtone du territoire sont également engagés dans ce projet prometteur, selon Fernand Marcoux.

Copaco Fernand Marcoux et sa conjointe Sylvie.

En entrevue, il confie qu’il n’aurait jamais imaginé que son rêve de pied-à-terre d’il y a presque 10 ans le mènerait aussi loin. Il se réjouit que sa conjointe et que ses enfants se soient impliqués et l’aient supporté dans ce projet ambitieux dans un environnement peu commun.


Gîte COPACO et Fumoir MUSQUARO

anticosticopaco.ca
418-535-0315
3, Rue du Copaco
Port-Menier, QC G0G 2Y0

Lorsqu’on fréquente un restaurant réputé pour la première fois, on cherche souvent à « tester » un plat méconnu et un autre que l’on apprécie déjà. Une expérience qui procure la plupart du temps des frissons sur les papilles gustatives.
Disons d’abord que l’Union Pacifique, en plein cœur du centre-ville de Rimouski, sur la populaire rue Saint-Germain est où on trouve nombre de restaurants, bars et boutiques très fréquentés, propose une salle à manger sur deux niveaux, dont l’un sous une verrière agréable pour sa luminosité en fin de journée. La partie inférieure est décorée sobrement dans un style qui inspire la conversation et la détente en bonne compagnie. L’endroit accueille les clients depuis plus de 25 ans.
Le chef-propriétaire, Mani Bonnif, a concocté un menu dite de cuisine urbaine, qui présente quatre sections: les entrées, le bistro, la ferme et la mer. Il est intéressant de pouvoir à la fois savourer une entrée originale, comme la terrine de fromage de chèvre, pesto et noix de pin, et de la compléter par un copieux plat de moules de l’Atlantique sauce au saumon fumé, et leurs frites. Les viandes grillées, les poissons et fruits de mer s’affichent également sur la carte. On peut bien entendu accompagner son repas d’un vin ou d’une bière, à partir de la sélection offerte.

Union Pacifique

Dans un coin de la salle à manger, un vaste vivier rempli de homards n’attend que l’on vienne les choisir.
L’Union Pacifique sait combler les attentes. Le sourire et la gentillesse du personnel y est certainement pour quelque chose.

L’Union Pacifique
unionpacifique.com

40, rue Saint-Germain est
Rimouski, Qc G5L 1A2
418.723.3220

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