Quitter des emplois haut-de-gamme dans des établissements réputés en hôtellerie et restauration après tant d’années n’est pas une décision qui se prend à la légère.
Si cette décision est associée à un désir de se rapprocher des familles et à celui de donner suite à un goût pour l’entrepreneuriat, alors que la pandémie avait contribué à la fermeture des hôtels pendant un certain temps, voilà qui permet de mieux comprendre les motivations de Mathieu Deschênes et de sa conjointe Mélissa dans l’acquisition de l’Auberge Mange-Grenouille au Bic en 2021.
Ces années passées dans les milieux hôteliers, des banquets et de la restauration leur ont fait réaliser que le contact humain et l'hospitalité sont deux points importants dans le quotidien.

Et on le constate dès l’accueil à la réception de l’auberge. Pour sa part, fier lui aussi de revenir dans sa région natale, Mathieu a comme vision de la restauration une offre conviviale, mettant l'accent sur l'hospitalité et de pouvoir faire découvrir une gastronomie "du Bas du Fleuve" à tous ceux et celles qui passeront au Mange-Grenouille.

L’endroit était exploité depuis plus de 30 ans par deux associés qui avaient acquis l’ancien magasin général inoccupé au cœur du village, pour en faire un lieu de villégiature bien sûr, mais aussi un lieu de création et de culture. Au fil des ans, l’auberge avait développé et maintenu une réputation remarquable auprès de la clientèle régionale, nationale et même internationale. Ils y avaient créé un décor baroque et théâtral qui alliait lyrisme, folie, clins d’œil, objets uniques et pure poésie.

Lors de l’acquisition au début de 2021, en pleine période de pandémie de la COVID, les nouveaux propriétaires ont choisi d’alléger le décor et d’y associer un environnement qui correspondait mieux à leur personnalité et à ce qu’ils souhaitaient offrir à la clientèle passée ou future. D’autres projets d’amélioration sont dans les plans pour les prochaines années.
C’est assurément la cuisine avec sa nouvelle équipe qui satisfait et motive le plus Mathieu Deschênes. Il entend pousser encore plus loin l’offre gastronomique qui en a fait sa réputation, un menu en constante évolution en fonction des arrivages des producteurs de la région ainsi que des saisons de récolte.

Le Mange-Grenouille
lemangegrenouille.com
148, rue Sainte-Cécile-du-Bic
Le Bic, QC G0L 1B0
418.736.5656
Quiconque a déjà déambulé sur la rue Saint-Louis, dans le Vieux-Québec, entre la porte Saint-Louis et la Terrasse Dufferin, a certainement remarqué du côté gauche cette grosse maison un peu en retrait du trottoir, avec sa facade blanche et son toit mansardé rouge, portant l’inscription Restaurant aux Anciens Canadiens.

Ce restaurant offre de la cuisine traditionnelle québécoise depuis 1966, dans un décor rustique et plein d’objets anciens, une invitation à découvrir le meilleur de notre patrimoine gastronomique. Outre des plats bien de chez nous, comme le bourguignon de bison ou le caribou du Grand Nord, son menu fait aussi la part belle aux classiques de la cuisine européenne, qu’on pense au saumon koulibiac ou au bœuf Wellington.
On y attire des clientèles diverses depuis trois générations de la famille Légaré. Aujourd’hui, c’est la petite-fille du fondateur, Laurence Légaré, qui en dirige les destinées depuis 18 ans.
Le restaurant est situé dans la Maison Jacquet, réputée comme la plus vieille maison de la ville de Québec et comme l’une des plus vieilles de la province. Elle fut érigée en 1675. On y racontait même que le Marquis de Montcalm (1712-1759), après avoir dirigé les troupes françaises contre les soldats anglais du général James Wolfe lors de la bataille des plaines d’Abraham survenue le 13 septembre 1759, y aurait succombé le lendemain.

Ce carré de maison original est l’un des rares à avoir conservé les caractéristiques propres à l’architecture résidentielle urbaine de la Nouvelle-France, malgré les rénovations et les agrandissements successifs qu’on y a apportés. La Maison Jacquet connaîtra différents propriétaires au fil du temps, dont John le premier barbier noir de Québec. L’établissement sera classé comme immeuble patrimonial en 1957.
Curieusement, quand le grand-père de Laurence, Renault Légaré, y a ouvert le restaurant, l’immeuble était la propriété du gouvernement du Canada, puisqu’on y tenait un bureau de poste jusque dans les années 1960. C’est d’abord comme locataire que le restaurant fut inauguré. C’est la grand-mère, après le départ de son mari, qui a négocié et a acquis la maison un peu plus tard.
« Aux Anciens Canadiens » est nommé ainsi en l’honneur du roman écrit par Aubert de Gaspé, qui fut également l’un des propriétaires de cette maison, roman inspiré des mœurs et des coutumes de la vie seigneuriale à la fin du Régime français.
Aujourd’hui, l’établissement reçoit encore et toujours des hordes de visiteurs qui sont curieux de découvrir ou de redéguster les plats qu’on y sert depuis toutes ces années et qui font sa renommée. On lui a d’ailleurs décerné plusieurs prix prestigieux au fil des années. Laurence Légaré dirige une équipe d’une quarantaine de personnes, à l’accueil, aux cuisines et au service. Près de 75 % de la clientèle est constituée de touristes d’un peu partout et ce, en toutes saisons.
Le défi des Anciens Canadiens pour l’avenir ? La directrice générale insiste sur l’importance d’assurer la continuité de la qualité des produits et du service, en tenant compte des contraintes que subit le monde de la restauration depuis quelques années, surtout après la pandémie mondiale de COVID. Le tout sans défigurer le menu et la tradition culinaire. « Nous devons tourner la page sur La COVID et regarder vers demain avec optimisme », assure-t-elle.
Aux Anciens Canadiens
auxancienscanadiens.qc.ca
34, rue Saint-Louis
Québec (Québec)
G1R 4P3
418 692-1627
Depuis sa fondation en 1930, la Poissonnerie Fortier offre des produits frais et un service exceptionnel à Sept-Îles et les environs. Son expertise acquise au cours de plusieurs décennies, a toujours su ravir les plus grands amateurs de poissons et de fruits de mer de la région. Sans compter les savoureux mets cuisinés sur place qui ont conquis tant de gens.
Poissonnerie familiale durant de nombreuses années, elle est, depuis 2015, la propriété de la communauté autochtone Ekuanitshit de Mingan. La crevette cuite en écaille sur les bateaux, produit le plus attendu des Sept-Îliens au printemps, terminée depuis la mi-juillet, est distribuée à travers le Québec. Une autre pêche a lieu en octobre, explique la directrice générale de l’entreprise depuis 15 ans, Claudine Sirois.

« L’abondance et la fraîcheur marine sont continuellement au rendez-vous. On offre des produits même en hiver grâce aux approvisionnements assurés par les bateaux de pêche de la communauté innue de Mingan », ajoute-t-elle.
De plus, les bateaux de pêche de la communauté de Mingan approvisionnent la poissonnerie aussi en crabe, en bourgot, en flétan et en pétoncle. Ils sont d’ailleurs les seuls distributeurs du pétoncle de Minganie, un produit d’exception. On est aussi en mesure d’offrir plus de plats prêts à manger, préparés dans l’usine de transformation et de préparation, voisine du magasin et des bureaux administratifs.

On a aussi un arrivage de crevette fraîche à l'automne, cuite à bord du bateau. À l’usine, on décortique aussi la crevette à la main. Ce produit se compare avantageusement aux crevettes décortiquées à la machine qui perdent beaucoup de saveur lors de la transformation.
La Poissonnerie Fortier transforme à son usine plusieurs produits de la région. Le produit qui fait sa réputation est sans aucun doute la crevette en écaille, mais on transforme aussi le crabe des neiges, le bourgot, le homard et le flétan. Les pizzas, pâtés de morue, saumon et fruits de mer ainsi que les coquilles aux fruits de mer sont aussi préparées à l'usine.
L’entreprise agit comme distributeur auprès des grossistes, qui eux revendent à leurs clients en restauration, hôtellerie, chaînes d’alimentation, etc. Dans le magasin de la poissonnerie, les clients locaux ou régionaux représentent près de 75% de la clientèle totale, affirme Claudine Sirois.

Poissonnerie Fortier compte sur les travailleuses de l’étranger depuis deux ans pour assurer le maintien de son équipe de personnel. Claudine Sirois est allée à la recherche de personnel à l’extérieur des frontières canadiennes. Malgré les longues démarches et les frais reliés à l’accueil de nouveaux arrivants, Mme Sirois affirme que les avantages qui en découlent sont majeurs. « Mon magasin peut désormais être ouvert sept jours sur sept. C’est quelque chose que je ne pouvais pas faire auparavant. En plus, elles donnent un service vraiment exceptionnel. Elles sont vraiment axées sur le service à la clientèle, souligne-t-elle.
À l’aube de ses 95 ans, Poissonnerie Fortier va s’offrir une cure de rajeunissement et d’agrandissement d’ici 2025. Ses propriétaires vont entreprendre une reconstruction presque totale de l’usine, sur le même site. On y installera des équipements modernes toujours dans le respect de la réglementation qui régit ce secteur d’activités. Cela permettra aussi la création de 20 nouveaux emplois. Le recrutement à l’étranger a déjà débuté à cet effet.
Plan image d'architecte - Nouvelle usine
Poissonnerie Fortier
ekuanitshit.com
1, rue du Père Divet
Sept-Îles (Québec)
G4R 5B6
418 962-9187
Lorsqu’on l’aperçoit en tournant le coin de la rue Arnaud, dans le vieux port de Sept-Îles, on se rend compte immédiatement de son ampleur et de sa notoriété dans le paysage. Le Château Arnaud est venu remplacer un vieux bâtiment qui se trouvait à cet emplacement depuis belle lurette. Il fut inauguré en 2013 après plus d’an de travaux.
L’hôtel est la propriété du promoteur immobilier Yani Bélanger, qui possède aussi l’Hôtel Mingan, sur le boul. Laure. Il fait partie du groupe Ôrigine artisans hôteliers, un réseau d'hôtels et auberges indépendants 100% québécois. Avec 35 hôtels et auberges distinctifs au Québec, le réseau coopératif Ôrigine artisans hôteliers offre le meilleur du Québec dans 15 régions touristiques.
L’hôtel en brique et en pierre situé aux abords de la baie de Sept-Îles, prend l’aspect d’un manoir ancestral. Il est situé à proximité du port de Sept-Îles et tout près du musée régional de la Côte-Nord. L'aéroport de Sept-Îles se trouve à 10,8 km. Il comprend 80 chambres spacieuses, dont 9 suites et 1 suite-appartement. L'hôtel offre également des salles pour conférence ou réception. Une salle d'entraînement est également à la disposition des clients.

Décorées dans des tons doux, les chambres standards sont dotées d'une cafetière, d'une télévision à écran plat, du Wi-Fi, de la climatisation et d'un balcon. Les chambres de catégorie supérieure et les suites comprennent en outre des éléments comme une kitchenette, un espace de vie avec canapé-lit et/ou une chambre séparée avec porte-fenêtre. La plupart des chambres offrent une vue sur le fleuve.
Une grande salle à manger accueille les convives pour le petit déjeuner copieux inclus dans le séjour.

Un directeur venu de loin
Il y a deux ans, le propriétaire voulant donner un nouvel essor à son hôtel en y installant une direction générale de talent et d’expérience, a recruté un spécialiste en hébergement et gestionnaire réputé en la personne de Bechir Ben Aicha, arrivant directement de Tunisie avec sa famille. Bechir est diplômé d’une grande école de tourisme de son pays. Il a travaillé depuis l’âge de 15 ans dans le monde de l’hôtellerie, dont cinq ans dans l’une des plus grandes chaînes au monde, les hôtels TUI, avant d’accepter l’invitation de venir à Sept-Îles.
Le directeur général, Bechir Ben Aicha
Bechir s’est vite taillé une place dans l’organisation, se faisant le complice et l’ami des membres de l’équipe, presque comme dans une famille. Pour lui, la responsabilisation des individus dans leurs tâches au quotidien donne des résultats intéressants.
Côté gestion, Bechir opère un suivi serré du budget, ce qui constitue une préoccupation des propriétaires qui sont actuellement en phase acquisition d’hôtels, de motels et d’entreprises de services connexes, dans la région de la Côte Nord et ailleurs au Québec. Bechir est partenaire des propriétaires dans le développement du concept en cours. Ils espèrent atteindre leurs objectifs d’ici la fin de 2027.
Quitter la Tunisie, un pays d'Afrique du Nord situé sur la côte méditerranéenne et en bordure du désert du Sahara, pour venir s’établir dans une région nordique au climat changeant et glacial en hiver, voilà qui représente un défi pour Bechir et sa famille qui ont vite cherché à s’intégrer dans le milieu. Ils sont ici pour rester.
Hôtel Château Arnaud
chateauarnaud.com
403, avenue Arnaud
Sept-Îles, QC G4R 3B3
418 960-5511
Lorsqu’on se présente devant les étalages de la boulangerie Le Farinographe au centre-ville de Rimouski, on sent tout de suite qu’il se passe quelque chose d’exceptionnel derrière ces grandes vitrines qui nous permettent de voir le personnel et le proprio à l’œuvre.

Ici on prépare les chocolatines, là-bas on enfourne les baguettes qui vont s’envoler plus tard « comme des petits pains chauds », pour reprendre l’expression populaire. À l’accueil, le sourire de la préposée qui connaît par cœur le nom et les saveurs des produits en étalage, ajouté aux bonnes odeurs diverses qui émanent de l’endroit, font titiller nos papilles gustatives sans même avoir goûté à rien.
Originaire de Mont-Joli, Rémi Bélanger a toujours œuvré dans le domaine alimentaire, avec un intérêt marqué pour les aliments biologiques, ce qui l’amena à exploiter une petite ferme maraîchère biologique à St-Octave-de-Métis dans les années 80, avant de faire un retour aux études et à l’enseignement dans les années 90.

De fil en aiguille, avec le goût de revenir au bercail après une quinzaine d’années dans la formation en transformation des aliments à La Pocatière et le désir de démarrer à nouveau un projet d’entreprenariat, il analysa le potentiel de lancer une nouvelle boulangerie artisanale à Rimouski. Au même moment la Coop Alina, où son commerce se trouve toujours, songeait à agrandir sa section de produits frais et manifestait un grand intérêt pour y inclure un service de boulangerie. C’est dans ce contexte qu’on a pu assister au démarrage de la Boulangerie Le Farinographe en juillet 2019, un beau « projet de retraite » précise-t-il.
En plus d’une importante gamme de pains, allant des plus légers aux plus denses, Rémi Bélanger et son équipe proposent viennoiseries, pâtisseries et sandwichs variés. Le pain au levain demeure une spécialité de l’endroit quoi plaît grandement aux nombreux restaurants qui s’en approvisionnent.
Boulangerie Le Farinographe
lefarinographe.com
97, rue Saint-Germain Ouest
Rimouski, QC G5L 4B6
418.725.5297
Quand on passe prendre un café, une crêpe ou une viennoiserie au Mich Café à Chandler, on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Justement parce qu’il s’y passe souvent plein de choses qui animent les lieux et ce, en toutes saisons.
Le propriétaire Jean-Michel aime bien accueillir les gens de la communauté et partager l’espace avec eux. Quand ce ne sont pas les tricoteuses, les séances de yoga en plein air, ou des artistes locaux qui viennent y créer une œuvre, ce sont les jeunes coureurs du club de course de la polyvalente, ou encore des marcheurs qui viennent y faire une halte, au chaud à l’intérieur ou sur le parterre aménagé en face. Deux dômes géodésiques se sont ajoutés l’an dernier, permettant de profiter du paysage même par mauvais temps, au moins jusqu’à l’automne.

Pendant la belle saison, on a vu encore la Mich Mobile servir les plaisanciers de la plage de Cap-d’Espoir et même se déplacer ailleurs pour des événements spéciaux, dont les populaires Percéides à Percé. On a fait l’ajout d’un bar à crêpes dans l’unité mobile, pour encore plus de délices.

Fait à signaler, le Mich café a remporté cette année le concours « Le Collectif » organisé par l'Association des restaurateurs du Québec (ARQ) à travers le Québec. Il a été récompensé pour ses pratiques RH innovantes et efficaces qui contribuent à maintenir un climat de travail dynamique au sein de son équipe.
On peut aussi rappeler qu’on vient de lancer en octobre 2024 son 4e café, le « Maison Jaune », qui provient du Costa Rica. On a retenu ce nom car l’établissement est un lieu chaleureux et réconfortant, tout comme ce café. De plus, on appelle le Mich Café « la maison jaune » depuis toujours.

C’est ouvert tous les jours dès 7h00. Le bar à crêpes est offert du jeudi au dimanche, le matin.

Mich Café
facebook.com/Michcafe
165, rue Commerciale Ouest
Chandler, QC, G0C1K0
(418) 689-7799
Quand on arrive au bout du chemin qui mène à l’extrémité de la presqu’ile et qu’on aperçoit cet immense domaine en bord de mer où se trouvent un hôtel de 24 chambres incluant un centre de soins esthétiques (spa), un centre de congrès et 33 chalets disponibles pour locfation dispersés autour, on se rend compte de l’ampleur de l’endroit qui nous accueille.
Le site en impose par son envergure, ses rues identifiées comme dans un village, sa quiétude et l’impression de bien-être qui en émane grâce à un aménagement unique en son genre. Un séjour saura en convaincre les plus difficiles. L’hôtel offre toutes les commodités auxquelles on peut s’attendre d’un tel endroit. On y propose le petit déjeuner inclus dans une salle avec vue totale sur la mer, mais pas de repas le reste de la journée. Plusieurs lieux de restauration se trouvent à faible distance dans la ville de Tracadie.
Villégiature Deux Rivières offre en fait un service d’hôtellerie digne des grandes chaînes, mais sans les contraintes qui viennent avec. Martin Albert, un fils de la région, détenteur d’un MBA en administration des affaires de l’Université de Moncton, en assume la direction générale depuis 2013. Martin a auparavant été directeur général de la municipalité de Paquetteville.
« Ce qui distingue la corporation Villégiatures Deux Rivières des hôtels de chaînes, c’est que tout est décidé et géré localement », explique son directeur général.
Martin Albert est fier de participer à cette belle aventure depuis bientôt 10 ans. Pour lui, la mission et la vision de Villégiature Deux Rivières font partie de son quotidien. Même si l’endroit est devenu un incontournable depuis quelques années déjà en matière d’hébergement et de séjours de qualité, il souhaite en faire « la destination de préférence au Canada Atlantique, où les invités sauront capturer des souvenirs inoubliables à saveur acadienne ».
L’arrivée de la véloroute dans le secteur a amené une nouvelle clientèle pour qui l’environnement et la tranquillité des lieux, avec l’omniprésence de la mer et les levers de soleil à couper le souffle sont des éléments de choix. L’hiver, les sentiers de motoneige amènent eux aussi bon nombre de visiteurs.
Une histoire qui a débuté il y a presque 25 ans.
C’est en 1999 que l’aventure du Centre de villégiature Deux Rivières a débuté à Tracadie-Sheila. La municipalité avait confié à la Corporation de développement des deux rivières de Tracadie (CDDRT) le soin de développer ce site exceptionnel.
Dès lors, grâce à une entente de partenariat public-privé entre un groupe d’investisseurs locaux et la CDDRT, on a débuté la construction de 33 chalets. L’année suivante, on a construit le centre de congrès. En 2001, ce sont 17 nouveaux chalets qui se sont ajoutés. Puis en 2009, c’est l’hôtel de 20 chambres qui s’est ajouté. Juste à temps pour la tenue du Congrès mondial acadien.
En 2012, l’entreprise a procédé à un changement de nom pour devenir Villégiature Deux Rivières, ce qui représentait mieux les services offerts par l’entreprise. En 2013, la Corporation de développement Deux Rivières de la municipalité s’est retirée du centre de villégiature qui est maintenant géré entièrement par cette corporation d’investisseurs propriétaires.
L’entreprise voulait grandir et avoir assez d’hébergement pour tenir des congrès de moyenne envergure sur le site. Les investisseurs des chalets sont alors devenus les actionnaires de l’hôtel avec l’enregistrement d’une corporation Hôtel Deux Rivières afin de veiller à sa gestion.
Villégiature Deux Rivières
www.deuxrivieres.ca
100, rue Deux Rivières
Tracadie-Sheila, N.B.
506.394.4050
Séjourner dans un bâtiment construit en 1860 à quelques dizaines de mètres du fleuve Saint-Laurent, dans le secteur du Vieux-Port de Québec : voilà ce que propose l’Hôtel Port-Royal avec ses 76 chambres et suites spacieuses logeant dans deux bâtiments connexes ayant chacun un passé et une histoire inspirants.

Tout ça grâce à la passion et à l’ambition d’un entrepreneur du domaine de la construction qui a fait l’acquisition de ce complexe au début des années 2000 pour le transformer en un chic hôtel, qui a ouvert ses portes en 2005. Éric-Yves Doyon voyage beaucoup, il aime l’hôtellerie et apprécie les attraits touristiques. Il n’en fallait pas plus pour qu’il transforme sa passion en réalité. Le bâtiment où se trouve les suites, dont la suite royale en face de l’hôtel, une ancienne banque, abrite également les bureaux de son entreprise.

Pour les amateurs d’histoire, l’édifice où loge l’hôtel abritait à l’origine un entrepôt pour les produits de nourriture qu’on débarquait des bateaux. On y a plus récemment trouvé divers commerces comme une épicerie fine, le restaurant Quai 19 et le bar l’Inox.
Chacune des chambres offre un design particulier et distinctif qui s’inspire de la géométrie originale des lieux. La chaleur du bois, la noblesse de la pierre et de la brique, la pureté des lignes des choix de décors contemporains composent un environnement proposant une fusion parfaite du passé et du présent.

En plus d'un lit Queen ou King confortable, toutes les chambres et suites comprennent une cuisinette ou une cuisine entièrement équipée, un coin repas et une salle de bains avec douche ou baignoire / douche. Plusieurs chambres et suites offrent également un canapé-lit double.
La directrice générale du Port-Royal depuis 15 ans, Agnès Marsoin, est fière d’être associée à ce beau succès hôtelier et d’y voir au confort et à la satisfaction de la clientèle. Avec ses 30 ans d’expérience en hôtellerie, en France et au Québec, elle veille avec rigueur sur les destinées de cet endroit qui combine une foule d’avantages pour la clientèle qui recherche un hébergement de qualité à Québec.
Elle insiste pour rappeler que cet hôtel accueille les animaux de compagnie de ses clients dans les chambres du 1er étage (moyennant des frais), qu’on ne trouve aucun tapis dans les chambres et suites, qu’on y offre un stationnement et un service de voiturier, qu’une salle d’exercice est disponible et que l’internet sans fil (wifi) est offert gratuitement partout.
La directrice générale mentionne aussi que les suites sont de grands espaces luxueux aménagés selon divers décors et offrant des particularités comme une chambre fermée, des baignoires et douches à l’italienne, des tables de travail, une cuisinette et un lit escamotable, et d’autres détails selon le suite choisie.

Pour sa part, la somptueuse Suite Royale d'une superficie de 2200 pieds carrés est située place de la FA0, site patrimonial de Québec, et occupe le dernier étage de l’édifice colossal du 19e siècle, anciennement connu sous le nom de Banque de commerce. Elle dispose d'une chambre luxueuse, avec un lit queen-size et une grande salle de bains en marbre ou en granit.

On y propose une expérience digne des rois et des reines en permettant de profiter d'un espace privé insolite, dans ce lieu d'exception, dont le salon majestueux, la salle à manger et un accès à l'impressionnante terrasse de 2000 pieds carrés offrant une vue spectaculaire sur les rues du Vieux-Québec. La location comprend le petit déjeuner.
Le Port-Royal emploie jusqu’à 40 personnes et accueille une clientèle diversifiée de gens du monde de la navigation, du personnel en formation, des gens d’affaires, des croisiéristes et des touristes d’un peu partout au Québec, au Canada et ailleurs dans le monde.
Côté restauration, l’hôtel abrite le Louise Taverne & Bar à vin qui offre des déjeuners et des repas toute la journée, ainsi que le service de bar tous les jours. On peut se détendre sur la terrasse en été, en dégustant la cuisine unique du chef, Nikolas, qui n'utilise que des produits locaux du Québec. Tous les plats sont frais tous les jours, et la carte changée régulièrement.

Bref, pour un séjour dans l’environnement magique du Vieux-Port de Québec et son animation historique, le Port-Royal est certainement l’endroit désigné, le tout dans un contexte d’inclusivité des clientèles.
Hôtel Port-Royal
leportroyal.com
144, rue Saint-Pierre
Québec, QC, G1K 8N8
418 692.2777
Le nom de l’hôtel ne fait aucun doute lorsqu’on arrive sur le vaste terrain qui borde le méandre de la rivière Mistassini, sur le boul. Panoramique. En plein centre de la municipalité de Dolbeau-Mistassini, au nord du Lac Saint-Jean, coule la majestueuse rivière Mistassini qui offre un panorama sur l'immense chute des Pères.

C’est le site choisi par les concepteurs de l’hôtel Chute des Pères en 1966. Le territoire du parc régional des Grandes rivières, d’une superficie de 58 hectares, est bordé par les rivières Mistassibi et Mistassini. C’est sur la pointe de ce site que fut bâti le premier monastère des Pères trappistes. On y voit des vestiges du Village-des-Pères, premier établissement européen du secteur. On y trouve des points de vue dont certains donnent sur la rivière Mistassini et l’île Talbot, ainsi que sur la chute des Pères, haute de 15 m, et la Première chute.
C’est dans cet environnement grandiose que Julie Painchaud, adjointe à la direction de l’hôtel, travaille à assurer le confort et la satisfaction de la clientèle provenant de divers milieux et secteurs d’activité. Les 70 chambres de quatre catégories, dont certaines suites avec cuisinette, accueillent travailleurs saisonniers ou temporaires, touristes en toutes saisons et cyclistes de la véloroute des Bleuets, entre autres. L’hôtel emploie de 25 à 30 personnes et pratique des politiques d’inclusion autant pour le personnel que pour la clientèle.
Les propriétaires de l’établissement depuis 1970 ont apporté des rénovations et améliorations dans plusieurs des chambres de cet établissement, au cours des 10 dernières années. En plus du confort supérieur, elles incluent : planchers de salle de bain chauffants, couettes modernes, nouveau mobilier, nouveaux planchers, télévisions à écran plat, systèmes de chauffage et de climatisation silencieux.
Doté d’une terrasse avec vue sur la rivière, Le Méandre bar et salle à manger est l’endroit tout désigné pour passer de bons moments entre amis ou en famille. On peut y déguster la meilleure soupe aux gourganes, tourtière et tarte aux bleuets du Lac St-Jean. Aussi, les grillades et fruits de mer sont très appréciés de tous.
Julie Painchaud rappelle que l’hôtel organise des réceptions de mariage, de baptême, des fêtes d’anniversaire, des réunions d’affaires et des congrès, grâce à des salles modulaires et des équipements spécialement conçus pour ce faire. Les propriétaires de l’hôtel Chutes-des-Pères possèdent un autre établissement hôtelier à Dolbeau-Mistassini, l’auberge La Diligence.
L’hiver, les motoneigistes nombreux dans la région et provenant aussi d’ailleurs grâce aux circuits aménagés profitent du confort de l’hôtel et de la nourriture de la salle à manger lors d’une étape dans leur périple.

Enfin, les amateurs de chocolat et d’histoire profiteront certainement de leur passage à Dolbeau-Mistassini pour se rendre visiter la réputée Chocolaterie des Pères-Trappistes. Depuis 1978 on y fabrique du chocolat, dont le fameux chocolat incrusté de bleuets au mois d’août de chaque année. Les visiteurs sont invités à plonger dans l'univers des Pères Trappistes et de la Chocolaterie et de son Économusée du chocolat. Le tout sur un site enchanteur présentant des faits historiques sur la vie des Pères Trappistes et sur la Chocolaterie.

Hôtel Chute des Pères
hotelier.qc.ca
46, boul. Panoramique
Dolbeau-Mistassini, QC G8L 5G9
(418) 276-1492
C’est dans le Roberval du début du siècle dernier que Michel-Marc Bouchard a situé l’action de son drame romantique, Les Feluettes, que le cinéaste canadien John Greyson avait porté sur grand écran en 1996 et dont la version opéra vient d’être présentée par l’Opéra de Montréal en première mondiale. C’était à la belle époque du boum de l’industrie forestière où de grands hôtels étaient construits sur les rives du lac Saint-Jean dont le mythique Hôtel Roberval réduit en cendres il y a plus d’un siècle.
La prospérité de naguère est disparue et la petite ville est aujourd’hui une ville de services. La rue Saint-Joseph a conservé tout le charme des rues commerciales de province. Et vous voudrez volontiers vous y attabler sur la terrasse d’Emporte-moi, ce resto de fine cuisine qui est aussi un salon de thé. À quelques pas, le Club Nautique de Roberval offre un accès direct au lac St-Jean avec une capacité d’accueil de quelque 200 plaisanciers et des services et aménagements qui en font une escale fort agréable.
À quelques km, vous reculerez d’un siècle, à cette époque glorieuse des premiers moulins à pâte du Québec au site historique de Val-Jalbert. Entre les années 1901 et 1927, Val-Jalbert vibrait joyeusement au rythme de son usine de pâte à papier.
Mais l’histoire de Val-Jalbert s’est terminée en 1927 avec la fermeture du moulin à pulpe. C’est aujourd’hui un musée à ciel ouvert où vous vous pourrez toucher du doigt les maisons en bois d’époque, le couvent-école, le bureau de poste et le magasin général qui tenait lieu de « supermarché » et qui abrite aujourd’hui une boutique de souvenirs, un sympathique Café-terrasse et des chambres de grand confort.
Juste à côté de Roberval, Mashteuiatsh (autrefois appelé Pointe-Bleue) vous ouvre les portes de la seule communauté autochtone de la région. Lieu de rencontre des Pekuakamiulnuatsh, premiers occupants de ce vaste territoire, Mashteuiatsh est un endroit de prédilection pour une vue unique sur le Pekuakami, véritable mer intérieure. Vous irez à la rencontre d’un peuple unique par son histoire et sa culture millénaire toujours vivante. Le village recèle une des plus belles plages de la région, la Plage Robertson.
À Lac-Bouchette, à l’intérieur des terres, l’Auberge Éva est un site de villégiature qui propose un séjour en milieu naturel avec une qualité d’accueil supérieure. L’Auberge Éva propose hébergement, randonnée pédestre, location d’embarcation, location de vélo, animation, ainsi qu’un service de restauration. Situé au bord du Lac-Bouchette, le site offre des paysages naturels et plonge les visiteurs dans une ambiance rurale du Nord québécois. En saison hivernale, l’auberge revêt son manteau blanc et devient un relais motoneige, elle offre aussi la location de raquettes, de tubes à glisser et un locateur motoneige est à proximité.