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Archive du blog pour janvier 2026

Par Pierre Perreault
Janvier 2026
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La Société historique d’Alma fut créée en 1942 par un jeune étudiant d'Alma, Bernard Audet, âgé de 15 ans. Il a convaincu huit de ces concitoyens almatois de se joindre à lui. Depuis, la Société d’histoire n'a cessé de grandir, malgré quelques brèves interruptions de ses activités au fil du temps. Elle devient la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean en 1985. 

Alors que la section muséale créée en 1986 et que les archives logèrent dans divers bâtiments, c’est en 2004 que l’organisme s’installe dans l’ancien hôtel de ville de l’Isle-Maligne, à Alma, qui devient alors la Maison des bâtisseurs et loge l’Odyssée des bâtisseurs.

L’hôtel de ville d’Isle-Maligne a été construit en 1937 par l’entreprise Alcan. Isle-Maligne étant alors une ville de compagnie, Alcan était propriétaire à la fois de la centrale hydroélectrique et de tous les terrains et infrastructures de la localité. Le bâtiment a été le siège du conseil municipal d’Isle-Maligne jusqu’en 1962.
Odyssée bâtisseurs Odyssée bâtisseurs

Au fil des ans, outre la mairie, le bâtiment abrite plusieurs services et commerces. Le gouvernement du Québec devient propriétaire de l’édifice en 1972 et y loge la Sûreté du Québec et différents ministères, en plus de Tourisme Alma de 1999 à 2002.

Depuis que la Société d’histoire du Lac-Saint-Jean a déménagé dans la Maison des bâtisseurs, le lieu redevient un lieu de rencontre pour tous. « La Maison des bâtisseurs permet à la collectivité régionale de profiter d’un équipement culturel de qualité, dans un lieu consacré à la conservation et à la diffusion de la culture. Elle est un attrait touristique incontournable, pour quiconque s’intéresse à l’histoire et au patrimoine du Saguenay–Lac-Saint-Jean », explique Francis Pelletier, responsable des opérations touristiques de l’organisme.

Odyssée bâtisseurs Francis Pelletier, responsable des opérations touristiques

La Société d’histoire du Lac-Saint-Jean (SHL) a pour mission de mettre en valeur le patrimoine et le territoire par l’intégration de la muséologie, de l’archivistique et du patrimoine bâti, dans une perspective d’apprentissage collectif. Ainsi, l'Odyssée des bâtisseurs, le service muséal et touristique de la SHL, met en valeur le patrimoine industriel, culturel, bâti, immatériel et naturel du Lac-Saint-Jean via la Maison des bâtisseurs et un sentier extérieur voisin.

Odyssée bâtisseurs  Odyssée bâtisseurs Odyssée bâtisseurs

L’institution muséale L’Odyssée des bâtisseurs, qui fête ses 40 ans en 2026, est ouverte au public toute l’année. Elle invite les visiteurs à découvrir la culture et l’histoire du Lac-Saint-Jean, à travers des activités intérieures et extérieures pour tous les âges : expositions interactives, film immersif 360 présenté dans le dôme d’un ancien château d’eau, jeux d’hébertisme et d’adresse, artéfacts industriels, salles familiales. Le site extérieur juste en face de la Maison des bâtisseurs comprend un sentier pédestre d’environ 500 mètres, permettant la découverte du patrimoine du Lac-Saint-Jean grâce à des artéfacts et plusieurs éléments d’interprétation.

Odyssée bâtisseurs Odyssée bâtisseurs Odyssée bâtisseurs

Depuis 2024, L’Odyssée des bâtisseurs présente son exposition permanente Le monde du Lac, dont les thèmes sont liés au lac Saint-Jean lui-même : le lac qui inspire, le lac qui rassemble et le lac qui enracine. On y présentait également une exposition temporaire : Grand Feu. Les artistes ont sillonné le territoire régional à la recherche des traces visibles et invisibles laissées par le Grand Feu de 1870, élément mythique et tragique du passé de la région (présentée jusqu’en mai 2026). Francis Pelletier explique aussi qu’une nouvelle exposition itinérante est en préparation sous un thème populaire qui devrait être connu sous peu. Elle devrait être offerte pour la saison 2027.

  Odyssée bâtisseurs Odyssée bâtisseurs Odyssée bâtisseurs

Soulignons que le financement de la SHL et de ses activités est assuré en partie par son membership (individuel, familial, corporatif, communautaire) et par des contributions de diverses instances gouvernementales et des milieux d’affaires.

Odyssée bâtisseurs

L’Odyssée des bâtisseurs 

odysseedesbatisseurs.com
1671, avenue du Pont Nord
Alma (Québec) G8B 5G2

418 668-2606

Lorsque Marlaine Saint-Jean, son conjoint et son fils ont décidé de revenir dans la région du Bas Saint-Laurent à la fin des années 2000, après 18 ans d’absence, ils étaient loin de se douter que quelques années plus tard ils allaient détenir et gérer le plus important complexe hôtelier de Trois-Pistoles et des environs qui crée aujourd’hui une dizaine d’emplois.

La carrière d’aubergiste débute avec l’ouverture du Marbella et de ses quelques unités, rue Notre-Dame au centre-ville, milieu des années 2010, dans une maison centenaire. S'inspirant de la mise en valeur de l'héritage basque de la région, elle revampe la formule gite en alliant design, confort et bon goût à la tradition. Peu de temps après, s’ajoutent quelques chambres dans un immeuble de l'autre côté de la rue où elle opère en saison avec son fils Alexandre le bistro Le Biarritz, qui offre de sa terrasse une vue imprenable sur l'estuaire du Saint-Laurent.
La Libertad

Puis en 2019, c’est l’aventure du La Libertad qui s’amorce avec l’acquisition du motel La Seigneurie à Notre-Dame-des-Neiges, à l'est de Trois-Pistoles, qu'elle revampe et renomme en poursuivant dans l'aventure basque. Cette acquisition faisait alors de Marlaine Saint-Jean et de sa famille les plus importants hôteliers de Trois-Pistoles avec une trentaine d'unités, de la chambre au loft, permettant d'offrir le plus large éventail d'hébergements de la région.

La Libertad La Libertad
L’hôtel La Libertad offre une vue partielle sur le fleuve avec ses chambres régulières tandis que ses chambres supérieures ont une vue sur le boisé arrière, maintenant agrémenté d'un espace gazebo et foyer extérieur. Aires communes, climatisation centrale, petits déjeuners gratuits 24/24 en formule hôtel seulement, accès à une cuisine complète et buanderie gratuite, bornes de recharge pour auto électrique, borne de réparation pour vélos, abri sécurisé pour vélos et motos, complètent les services offerts. Ce petit hôtel rénové totalement entre 2019 et 2023, est situé à quelques minutes du traversier vers Les Escoumins, sur la Côte-Nord, qui opère du 15 mai à la fin octobre. Il permet aussi d’accéder rapidement à la route 132 qui se situe à quelques centaines de mètres à l’est.

La Libertad
Pour satisfaire la loi de l’offre et la demande qui ne cesse d’augmenter, Marlaine et sa famille décident en 2023 d’ajouter à leur produit d’hébergement des éléments qui pourraient en faire un petit « resort » et de miser de plus en plus sur la promotion d’une clientèle de destination plutôt que de passage.

La Libertad La Libertad

Ainsi, au printemps 2024, un important investissement de 1.4 million $ pour un volet villégiature sur le vaste terrain de l’hôtel La Libertad a permis l’ajout de sept chalets de luxe, de style scandinave, tout équipés, pour compléter l’offre d’hébergement à plus long terme. Les chalets sont situés dans le boisé arrière de l’hôtel. Ils possèdent tous une galerie indépendante aménagée, système de climatisation, foyer extérieur et commodités. Les chalets disposent également d’une ou deux chambres à coucher, divan-lit au salon, salle de bain avec douche, cuisinette complète, cafetière Keurig, ainsi qu’une serrure électronique. Literie, lave-vaisselle et plusieurs électroménagers sont inclus.

Marlaine Saint-Jean, la propriétaire des lieux, explique qu’ils ont été fabriqués par une entreprise de la région, à Rivière-du-Loup, transportés et installés sur place au cours du printemps, pour être enfin disponibles pour location le 24 juin.

La Libertad La Libertad

Avec cet ajout important à l’offre d’hébergement, avec des investissements dans les outils numériques (site web, réservation, codes d’accès, etc.) et avec un plan marketing destiné à l’entreprise familiale de prendre sa place dans le marché régional, Marlaine Saint-Jean est convaincue que La Libertad va compenser l’absence de bord de mer par sa diversité et sa flexibilité dans les divers types d’hébergement disponibles, et par sa proximité des diverses commodités de la ville.

« Nous avons l’intention d’en faire de plus en plus le joyau en hébergement et villégiature de Trois-Pistoles », assure Marlaine Saint-Jean.

Hôtel La Libertad
lalibertad.ca
418.851.2736
734, rue Notre-Dame Est
Trois-Pistoles (Qc) G0L 4K0

Studios Marbella
lalibertad.ca
418.851.2736

89 & 94-4, rue Notre-Dame Ouest,
Trois-Pistoles (Qc) G0L 4K0

Séjourner aux Îles de la Madeleine, c’est davantage qu’une escale exotique au milieu du Golfe Saint-Laurent. Tous les intervenants du milieu redoublent d’efforts pour assurer que les visiteurs, autant les nouveaux que ceux qui y reviennent, profitent totalement de leur séjour.

C’est un peu ce qui motive les propriétaires du Petit hôtel de la Montagne, à Bassin, au cœur de l’île du Havre-Aubert. Vincent et Jan-Nicolas sont tombés en amour avec les îles dès leur premier contact. « Nous sommes atterris aux Îles en 2016, et nos cœurs ne sont jamais vraiment repartis. À travers les voyages, les livres et les musées, on s'inspire pour créer des hébergements qui allient design contemporain, raffinement et vie maritime ». Depuis leur arrivée, ils ont acquis deux autres maisons offrant de l’hébergement, avant de créer le Petit hôtel.

PetitHôtel Les proprios Vincent et Jan-Nicolas

Installé dans un ancien magasin général, le Petit hôtel de la Montagne propose quatre chambres de grand confort, chacune pourvue d'une salle de bain privée. De plus, la possibilité d'une réservation exclusive est offerte pour les groupes souhaitant profiter pleinement de l'espace.

L'accès au bâtiment ainsi qu'à chaque chambre se fait en libre-service, grâce à des serrures munies de codes individuels. En plus de cela, on peut profiter des superbes espaces communs, comprenant au rez-de-chaussée un café, une boutique et galerie d’art, une buanderie et une vaste terrasse. À l'étage, une cuisine ouverte, un salon bibliothèque, et une salle à manger sont à la disposition des clients, créant ainsi un espace idéal pour effectuer du télétravail durant la journée.

PetitHôtel PetitHôtel

Doté d'une terrasse, le Petit hôtel de la Montagne propose gratuitement une connexion Wi-Fi dans l'ensemble de ses locaux et un stationnement privé.

Les chambres ont été pensées pour offrir un haut niveau de confort et de raffinement. Les planchers radiants, le contrôle de chauffage et de climatisation individuel et la literie haut de gamme sont quelques détails qui rendront votre séjour exceptionnel.

PetitHôtel

Au deuxième étage du bâtiment se trouve un espace commun exclusif aux locataires des quatre chambres. Cet espace partagé abrite une cuisine ouverte toute équipée, un salon et une salle à manger. C'est l'endroit parfait pour se détendre, prendre l'apéro et faire des rencontres!

Pour les petites familles, en plus d’ offrir des chambres familiales à deux lits, on met à leur disposition un parc pliant, un siège d'appoint et de la vaisselle pour enfants.

PetitHôtel

Un projet qui fait des petits

Les propriétaires du Petit hôtel de la Montagne ont réalisé deux premiers projet d’hébergement avant celui du Petit hôtel : Les Rochers, une maison d’architecte au design unique, et la Blanche de l'Ouest, une grande maison typique des Îles totalement rénovée.

De plus, ils se sont associés à d’autres propriétaires d’hébergements similaires pour créer Collection Maison Mer : une offre de qualité hôtelière dans le confort d'une maison privée. On y propose une sélection de maisons à louer et d'hôtels aux Îles, où le confort d'une maison rencontre l'élégance des services hôteliers.

PetitHôtel  PetitHôtel

Il importe aussi de mentionner la présence au rez-de-chaussée de la boutique et galerie Maison Papier. Maude Jomphe, photographe et designer graphique, est l'instigatrice du projet. Les visiteurs y trouveront des œuvres d’artistes locaux sous forme de reproductions imprimées sur papier. On y trouve aussi des cadres et des objets choisis réalisés par des artisans des îles. On peut également s’y assoir pour déguster un café.

PetitHôtel
Petit hôtel de la Montagne

petithoteldelamontagne.com
2979, ch. de la Montagne
Bassin
Îles de la Madeleine (Québec) G4T 0A4
438 816-9977

Lorsque Jacques Cartier accoste le nouveau continent et tout particulièrement la Côte-Nord, il découvre un territoire habité depuis plus de 9000 ans. Auparavant, un immense glacier couvre tout le bouclier canadien et les Autochtones occupent peu à peu le territoire lorsque les glaces se retirent. Plusieurs sites archéologiques, tout le long de la Côte-Nord, témoignent de cette occupation.

 
Des pêcheurs basques viendront dans les années 1500 chasser la baleine : les sites de l’Anse à la Cave, de l’Île Nue et de Middle Bay en témoignent. Puis, Français Anglais, Jersiais, Acadiens et même Norvégiens viendront tour à tour occuper ce vaste territoire.

 
Au Centre Archéo Topo, qui loge sur un site exceptionnel en bordure de l’estuaire du Saint-Laurent à Bergeronnes, ce sont 1300 sites archéologiques pour 1200 kilomètres de rivages qui y sont répertoriés. La région de la Côte-Nord est une des plus riches régions en archéologie du Québec.

 
Puisque les populations ont toujours habité le bord du fleuve, entre autres pour la chasse aux mammifères marins, il y a des centaines de kilomètres de côtes qui ont un potentiel archéologique. Le Centre raconte le peuplement de la Côte-Nord dès l’arrivée des premiers autochtones jusqu’à nos jours. Son exposition « Tours de force », créée en 2009, vient nous exposer cette extraordinaire aventure.

Archéo Topo

Archéo Topo
Sa directrice générale depuis 2003, Joëlle Pierre, rappelle que c’est en 1995 qu’est né ce centre construit sur un promontoire offrant un point de vue exceptionnel sur une partie du territoire qui fait l’objet de ce qu’il expose aux visiteurs. La Corporation qui en fait la gestion a été créée en 1989, par les gens du milieu, après que de nombreuses fouilles archéologiques dans la région aient mis en lumière la richesse du potentiel, dont plusieurs sites à Bergeronnes et aux alentours.

 
Le site Lavoie, sur la Pointe-à-John aux Bergeronnes, fut découvert en 1973 lors de travaux d’excavations d’un puits. Les découvertes étaient assez importantes pour mener immédiatement à des fouilles de sauvetage. Les nombreuses recherches effectuées sur le site permirent l’identification d’une occupation humaine très ancienne En 1983, l’endroit a été classé au registre des biens archéologiques du Québec pour son importance historique.

Archéo Topo
D’importantes rénovations du bâtiment ont eu lieu en 2015 pour palier à des problèmes d’infiltration d’eau qui menaçaient l’intégrité de l’imposante collection d'artefacts témoignant des 9 000 ans d'occupation humaine de la Côte-Nord. La faune régionale y est aussi exposée avec un large éventail d'animaux naturalisés.

 Archéo Topo
Pour Joëlle Pierre, Archéo-Topo est plus qu’un simple musée et réunit un vaste éventail d’expériences culturelles dont le public de partout au monde peut venir profiter. « C’est intéressant pour les gens et le public d’aller plus loin, et de ne pas vivre le musée qu’en regardant par une vitrine d’exposition », conclut-elle.

 
Cette année marquait la 19e édition du mois de l’archéologie tenu tout le long du mois d’août, auquel Archéo-Topo a participé du 15 au 17 août. Par exemple, on a pu assister à des conférences d’experts en archéologie sur divers sujets, dont des objets de la culture matérielle d’avant l’arrivée des Européens comme les pointes de flèche et d’autres outils. On a montré au public comment recréer les armes du temps des premiers Innus. On a aussi abordé la nourriture avec la concoction en public des recettes les plus populaires des peuples innus comme la sagamité, la bannique et la viande de phoque.

Archéo Topo
Chaque année, rappelle Joëlle Pierre, des équipes d’archéologues professionnels et d’étudiants de l’UQAC participent à des projets de fouilles pour poursuivre l’acquisition de connaissances et enrichir également la collection d’artéfact accessible aux visiteurs du centre. Celui-ci est ouvert tous les jours de la mi-mai à la mi-octobre. Il procure de l’emploi à une dizaine de personnes.

La directrice générale a toujours de nouvelles idées pour améliorer sans cesse le contenu des présentations. Par exemple, elle souhaite pourvoir renouveler le document vidéo de présentation du centre qui date de nombreuses années, pour profiter des nouvelles technologies numériques et offrir un premier contact avec Archéo Topo qui soit encore plus pertinent et efficace.


À noter, le centre propose plusieurs activités d’intérêt. On y trouve également à l’étage inférieur un café jouissant d'une vue imprenable sur le majestueux fleuve Saint-Laurent, le Café Ti-Louis. Le coin resto du Centre offre café, viennoiseries fraîches du jour, produits de la mer, sandwiches, etc. 

Archéo Topo Archéo Topo 

On ne manquera pas de visiter la boutique près de l’accueil. Depuis plus de quinze ans la boutique du Centre Archéo Topo a fait le choix de présenter des articles de grande qualité qui proviennent du Québec et de la région. On pourrait parler ici de tourisme équitable. Enfin, la librairie spécialisée à la fois en histoire, anthropologie et archéologie, intéressera également les amateurs d’histoire ou parfois d’oiseaux ou même de mammifères marins.

Archéo Topo
archeotopo.com
498, rue de la Mer
Bergeronnes (Québec) G0T 1G0
(418) 232-6286

Pierre Perreault

Pour les plus âgés qui ont étudié le latin à l’école, ils s’en doutent un peu. Pour les autres, Le Corylus est tout simplement le nom latin du coudrier, fruit emblématique et patronyme de l’Isle-aux-Coudres, nommée ainsi par Jacques Cartier lui-même lors de son deuxième voyage dans la vallée du Saint-Laurent.
Stratégiquement situé en bord de fleuve face aux Laurentides et au quai de Saint-Joseph-de-la-Rive, l’architecture extérieure a de quoi surprendre dès l’arrivée, avec sa tour de style médiéval. En belle saison, la terrasse extérieure a de quoi épater les amateurs d’air marin avec sa vue spectaculaire.
Pâté croche Corylus
Au menu, des plats dont les seuls noms sont alléchants. Poissons, fruits de mer, spécialités locales et curiosités, dont le fameux pâté croche de l’Isle et ses accompagnements. Le restaurant encourage et fait la promotion des produits du terroir local et régional. Le fameux jus de pommes pétillant des vergers Pedneault a de quoi séduire les amateurs de ce genre de boisson non alcoolisée.
Une fois la sélection de plats faite, on n’a qu’à lever les yeux pour regarder le soleil se coucher derrière les montagnes, pendant que de grands bateaux naviguent vers l’aval ou vers l’amont devant nous.
Situé sur la pointe est de l’ile, dans l’ancien village de La Baleine, Le Corylus est certainement un incontournable dans la liste des lieux charmeurs de cette île aux mille curiosités.

Le Corylus Resto-Bistro
3094, Chemin des Coudriers, La Baleine, Île-aux-Coudres, QC G0A 2A0
418 600-8013
restaurantlecorylus.com



Il faut s’y rendre pour en mesurer toute l’ampleur. Le Centre de l’émeu de Charlevoix, à Saint-Urbain, c’est beaucoup plus qu’une ferme d’élevage de ce grand oiseau qui ne vole pas.
Pour la présidente et fondatrice du Centre, Raymonde Tremblay, c’est une histoire qui a débuté en 1997, lors d’un salon alimentaire tenu à Québec. Raymonde Tremblay y découvre l’émeu, animal exotique. Elle développe un véritable intérêt pour cet oiseau originaire de l’autre bout du monde. Cette femme visionnaire, diététiste-nutritionniste et détentrice d’un diplôme MBA, décide, en partenariat, de se lancer dans un projet d’entreprise inusité.
Aujourd’hui, la ferme d’élevage est passé au stade de site agrotouristique qui offre un monde de découvertes via une expérience élargie et intégrée. De la quarantaine d’émeus arrivés à la ferme en 1997, on parle maintenant d’une production importante et d’une mise en marché qui dépasse la région et même le Québec. Au Centre de l’émeu de Charlevoix, on trouve un site intégré d’activités : l’élevage d’émeus, la transformation, l’interprétation, la restauration et la commercialisation, incluant un Économusée.
Avec des chefs cuisiniers de la région, on a d’abord entrepris de faire connaître la viande de l’émeu, qui est faible en gras, riche en protéine, en fer, sans gluten. La viande d’émeu est localisée uniquement dans les cuisses. Aujourd’hui, on peut trouver une variété de produits à partir de sa viande. Au Centre, on peut consommer sur place à l’aire gourmande.
Puis, s’amorce, en 2005, le projet de développer un processus unique de fabrication d’huile d’émeu 100% pure avec une démarche structurée de R&D. En 2012, commence la transformation du gras d’émeu en huile. Après avoir acquis les connaissances, Raymonde Tremblay devient huilière à part entière.
Son huile ÉMEUCHARLEVOIX, aux propriétés exceptionnelles, et sa gamme de produits, occupe désormais une place grandissante dans le marché des soins du corps. Ce qui lui fait dire aujourd’hui que « l’émeu est un cadeau de la nature à votre peau ».
De passage dans la région, une visite au Centre de l’émeu de Charlevoix s’impose. Vous en sortirez étonnés et épatés. Une expérience unique.

Centre de l’émeu de Charlevoix
fermeemeu.com

706, rue Saint-Édouard
Saint-Urbain, Qc G0A 4K0
418.639.2205

Le pavillon d’accueil est imposant. Déjà on sent qu’on s’apprête à découvrir quelque chose de différent, d’unique. Le Géoparc de Percé, un site et une organisation reconnus par l’UNESCO depuis 2018, a pour mission de protéger et de conserver l’intégrité de l’héritage géologique d’un site, pour le bénéfice des générations actuelles et futures.

Géoparc Percé
Le principal objectif d’un Géoparc est avant tout de conserver la structure de ses habitats, de sa faune et de sa flore. Il atteint ses objectifs par le biais d’une approche à trois volets : conservation, éducation et géotourisme. Un Géoparc offre un cadre d’exploration et d’observation, où il est possible de toucher, d’examiner et de reconnecter avec des spécimens d’intérêt, comme les structures rocheuses, les plantes rares et certaines espèces animales. Il fait également l’objet d’études scientifiques diverses, en plus d’offrir un éventail d’activités permettant de profiter des paysages.

Géoparc Percé
La mise en valeur et la conservation du site sont les fondements mêmes du concept de Géoparc. Il devient ainsi un outil de développement durable pour les communautés. L’information est adaptée en fonction de l’histoire, de la culture, des conditions climatiques et de la situation géographique du site. Son thème promotionnel est évocateur de ce qu’on peut y trouver, y faire, y découvrir : 500 millions d’années d’histoire de la Terre à découvrir !

Géoparc Percé
Que peut-on y voir et y faire justement ? La liste est longue et variée. En résumé, on peut s’adonner à une expérience multimédia immersive (Tektonik), visiter une plate-forme vitrée suspendue, s’élancer sur une tyrolienne, participer à des randonnées guidées dans le village et dans la forêt magique. On peut aussi faire du camping sur le site. Les familles apprécient également l’Espace jeux Desjardins. Le Géoparc accueille aussi le public en hiver pour des activités spéciales de week end.
Émilie Trudel-Vibert, responsable des communications, marketing et service clientèle de l’organisme rappelle que « l’approche « partant de la base », associant la conservation et le développement durable tout en impliquant les communautés locales, devient de plus en plus populaire. Ailleurs au pays et dans le monde, Percé est souvent cité à titre de référence, puisqu’il a lui-même été fondé par le biais d’une coopérative de solidarité sociale ».
L’endroit est impressionnant. Les limites du Géoparc mondial UNESCO de Percé correspondent aux frontières de la municipalité de Percé. En 2016, ce village comptait 3289 habitants. Le territoire est constitué de 555 km2, soit 432 km2 d’aire terrestre et 123 km2 d’aire marine. Son paysage côtier est dominé par les falaises du littoral, incluant l’île Bonaventure et le fameux Rocher Percé.
Une visite au Géoparc s’impose lors d’un prochain passage à Percé.

Géoparc de Percé
geoparcdeperce.com
180, route 132 ouest
Percé (Québec) G0C 2L0
418.782.5112


Ces dix dernières années, le Parc nature de Pointe-aux-Outardes est devenu une des attractions les plus visitées de la Côte-Nord. Alors qu’il avait accueilli 1800 visiteurs en 2012, ils étaient plus de 17,500 en 2021. Et pour cause! Ce coin de la péninsule de Manicouagan est unique par sa biodiversité. Neuf écosystèmes distincts s'y succèdent, de la forêt boréale aux battures, en passant par la plage et les dunes, en plus d’accueillir le deuxième plus grand marais salé du Québec.

Parc nature 2
Basé sur une pointe de sable qui s’avance dans la mer, au bout de la rivière aux Outardes, le Parc Nature de Pointe-aux-Outardes offre des paysages grandioses, accessibles à tous grâce à différents types d’activités, une aire de camping avec 10 sites de camping pour tentes en bord de mer et 10 sites de motorisés comme de l’hébergement inusité en chalets ‘’nichoirs’’ et un réseau de sentiers offrant des boucles de marche variant de 1 à 5 km.
Parc nature
Les haltes de découverte et de ressourcement présentes dans les sentiers permettent de se reposer en toute quiétude et d’en apprendre davantage sur ce site incontournable sur la Côte-Nord. Sans parler de la plage et de sa longue batture qui vous feront découvrir le secret fascinant des eaux de mer plus chaudes et baignables sans se geler de la péninsule de Manicouagan qui à elle seule vaut le détour de la 138.

Parc nature 2
La diversité de la faune et de la flore fera plaisir aux naturalistes aguerris. Une randonnée guidée de 2,5 km vous permettra de partir à la découverte des petits fruits comestibles et des vertus médicinales des plantes nord-côtières. Le Parc Nature est aussi classé parmi les cinq meilleurs sites d’observation d’oiseaux au Québec. Avec 255 espèces d’oiseaux répertoriées en période de migration, vos jumelles seront très occupées. Vous vous sentirez libre comme l’air en profitant du cadre enchanteur du Jardin d’oiseaux où 300 espèces végétales en permaculture trônent dans un décor créatif en matériaux recyclés. Pour compléter l’expérience vous pourrez dormir comme un oiseau dans un des cinq nichoirs d’oiseaux au décor inspirant. La nuit venue, le ciel étoilé, les astres et les planètes danseront sous vos yeux et un télescope de 45 cm vous permet d’explorer la Voie lactée.

Parc nature
La passion de Denis Cardinal
Son directeur-général actuel Denis Cardinal n’est pas étranger à ce développement. Il fait en effet partie des fondateurs de la Corporation en 1986, alors qu’il était nouvellement prof au cégep, lui qui est originaire de Pointe-aux-Trembles. Et il en parle avec passion. C’était à l’époque un parc régional et une aire de récréation polyvalente qui avait été créé sur le site du premier village à la Pointe aux Outardes fondé vers 1850 avant qu’un incendie le déplace vers le village actuel. Les premiers bâtiments du Parc construits en 1974 datent de cette époque.
Après avoir été pendant six ans directeur de Tourisme Manicougan de 2004 à 2010, il revient au parc en 2012 comme directeur-général pour en assurer la relance, C’est alors que le Parc régional devient le Parc nature de Pointe-aux-Outardes. Son objectif est d’en assurer le développement et la pérennité, tout en maintenant son statut d’OBNL indépendant de la SÉPAQ et des parcs nationaux. Les résultats sont là. Dix ans plus tard, le tourisme sur la Côte-Nord ne s’arrête plus à Tadoussac et il pousse l’exploration de la région jusqu’au Parc. C’est maintenant une des destinations principales des visiteurs qui poursuivent vers l’Archipel de Mingan et jusqu’à Natashquan.
Sur cette lancée, Denis Cardinal caresse maintenant un projet de développement de plus de 3 millions $ pour refaire le bâtiment d’accueil dès 2024 et un autre projet d’hébergement offrant tous les services dans des œufs d’oiseaux géants, un projet d’1,5 million $.
Il souhaite aussi créer au large une aire marine protégée en rappelant l’importance du phytoplancton et du zooplancton qui sont responsables de plus de 50% de la production d’oxygène en ces temps de grands défis climatiques. Ce ne sont pas les projets qui manquent.

Par Pierre Perreault
Janvier 2026
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Alors que la communauté autochtone Innu de Mashteuiatsh, au nord de Roberval sur les rives du lac Saint-Jean (Pekuakami), propose déjà un musée, un carrefour d’accueil, un circuit patrimonial, le site d’interprétation Nutshimit, le Grand rassemblement annuel des Premières Nations et quelques boutiques d’artisanat, d’art et de vêtements traditionnels, entre autres, voilà que les Pekuakamiulnuatsh (habitants de l’endroit), qui partagent généreusement leurs traditions ancestrales et leur vision du monde intimement liée au territoire, pourront maintenant compter sur un économusée pour diffuser encore davantage un autre pan de leur culture.
Économusée Mashteuiatsh Économusée Mashteuiatsh

C’est Valéry Larouche, l’entrepreneure et la créatrice derrière la boutique Mikuniss Collection depuis 2022, qui est l’initiatrice du projet qu’elle a développé avec plusieurs partenaires communautaires, municipaux, gouvernementaux, socioéconomiques et financiers. Évalué à environ 500 000 $, le projet mettra l’accent sur la découverte et la connaissance du travail de couture et de confection de vêtements en fourrure et en cuir, selon les traditions innues. Dès l’été 2026, la population locale et régionale de même que les touristes pourront participer à des visites guidées ou autonomes des ateliers de production, ainsi que la boutique dans un contexte immersif. On pourra ainsi y déguster des produits de la chasse, du trappage, de la pêche et de la cuisine traditionnelle, en plus de découvrir des odeurs caractéristiques reliées aux diverses activités du milieu.

Économusée Mashteuiatsh Économusée Mashteuiatsh

Innu et Québécoise, sa boutique Mikuniss qui poursuit l’œuvre de la famille Robertson, des pionniers dans ce domaine, veut faire rayonner sa culture et celle des Premières Nations. Après six générations de Robertson à la tête de l’entreprise Robertson Fourrures, la designer de mode Valéry Larouche en a repris le flambeau en 2024. Véritable passionnée, elle aime créer selon ses émotions et ses envies en prônant des matériaux écoresponsables, tout en ayant un petit penchant pour le cuir et la fourrure. Diplômée du Cégep Marie-Victorin en design de mode, elle décide ensuite de retourner vivre dans sa région natale pour participer à son rayonnement économique sur la planète mode.

Mikuniss s’est donc donné pour mission d’inspirer confiance en offrant des produits de qualité uniques issus du savoir-faire des artistes et artisans, et inspirés de l’héritage culturel des Premières Nations à partir de matières premières ayant un faible impact environnemental. En alliant l’ingéniosité des pratiques artisanales passées et l’innovation d’aujourd’hui Mikuniss Collection propose des pièces authentiques et créatives dans une grande variété de styles et de gammes de prix. On offre également des cours de couture pour la transmission des traditions et le développement de nouveaux talents dans la confection de vêtements mode.

Économusée Mashteuiatsh Économusée Mashteuiatsh Économusée Mashteuiatsh

Dès le printemps 2026, les travaux de transformation et de rénovation du bâtiment actuel de Mikuniss permettront de réaliser les aménagements du concept d’économusée qu’on souhaite rendre accessible aux visiteurs dès l’été. Son inauguration officielle aurait lieu plus tard à l’automne lors d’un événement spécial. Le projet est appuyé et soutenu par divers acteurs socioéconomiques, comme la Société de développement économique Ilnu de Mashteuiatsh, Tourisme Saguenay – Lac St-Jean, Tourisme Autochtone Québec, etc. Une campagne de sociofinancement sera lancée à la fin de l’hiver pour recueillir une partie des fonds nécessaires à la réalisation du projet qui va contribuer à l’essor de la communauté de Mashteuiatsh, assure Valéry Larouche.

Économusée Mashteuiatsh Valéry Larouche, propriétaire de Mikuniss

Signalons que Mashteuiatsh, une branche de la nation Innue du Nitassinan au Québec, est la seule communauté autochtone dans la région du Saguenay – Lac-Saint-Jean. Avec ses presque 10 000 membres, en 2025, les Pekuakamiulnuatsh forment la deuxième communauté autochtone en importance au Québec. On compte actuellement environ 2 200 membres vivant sur la réserve.

Économusée Mashteuiatsh

Mikuniss Collection
mikunisscollection.com
1619 , Ouiatchouan
Mashteuiatsh, QC, G0W 2H0
(418) 275-0795

Par Gaëtan Vaudry

À l’annonce de ma visite au Saguenay-Lac-Saint-Jean, les plus érudits m’ont rapidement dressé une liste des meilleures tables à ne pas manquer dans la région. Parmi celles-ci figurait la table du restaurant O'Batillage, qui propose une fine cuisine du terroir à même l'Auberge des Battures de ville de La Baie. Le chef Étienne Trottier s’assure d’un approvisionnement local qui nous fait découvrir le meilleur de la forêt boréale et des producteurs régionaux. Même si nous étions dans la basse saison du mois de novembre, l’équipe du O'Batillage nous a drôlement bien accueillis. Pour ma part, j’ai eu droit à un repas trois services, comprenant le saumon fumé de la Boucanerie d’Henri en entrée. Outre ce saumon de la meilleure boucanerie au Québec, à mon humble avis, le plat comprenait un coulis de Frambleu (du Domaine Le Cageot), concombres, huile de lin (de la Ferme Tournevent), câpres, framboises et riz sauvage soufflé. Une entrée incontournable !

Pour le plat principal, j’ai opté pour les pâtes aux fruits de mer qui proposaient des tagliolinis frais (La Prod LP) sauce Mornay, crevettes de Matane, moules de l'Île-du-Prince-Édouard, pétoncles des Iles-de-la-Madeleine, poisson blanc et laitue de mer. Une généreuse portion pouvant rassasier les bonnes fourchettes. On garde bien évidemment une place pour le dessert, me laissant tenter par une excellente crème brûlée. Je ne pouvais mieux choisir !

Faire l'expérience du restaurant de l'Auberge des Battures en est certes une fort positive pour les papilles, mais elle l'est tout autant pour les yeux. Tout au long de mon copieux repas, l'établissement dirigé par Monsieur Éric Civel m'offre une vue imprenable sur le Fjord du Saguenay. De quoi réjouir tous vos sens.

Restaurant O'Batillage / Auberge des Battures
6295, boulevard de la grande Baie Sud Saguenay, arrondissement La Baie
418 544-8234
https://obatillage.com

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