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Archive du blog pour mai 2021

Dans le cadre de la Semaine Québécoise des familles, Fierté Val-d’Or a tenu le vendredi 14 mai sa 9e marche annuelle sous le thème ‘’Une explosion de licornes’’. Cet événement est l’occasion de souligner la Journée Internationale contre l’homophobie et la transphobie.
Cette marche familiale dans une ambiance festive a rassemblé plus de 180 personnes de tous âges. Les participantes et participants étaient invités à se déguiser  ou à arborer une licorne pour un effet coloré. Partie à 17h30 du marché public de la Place Agnico Eagle, la marche a traversé le centre-ville de Val d'Or où différents commerçants arboraient les couleurs de la fierté LGBT. La Ville de Val d'Or a procédé pour sa part à la levée du drapeau arc-en-ciel.

Cette année, en raison de la pandémie, il n'y a eu aucune activité intérieure et la marche s'est tenu en respectant les mesures sanitaires applicable lors de l'événement: port du masque (personne de 10 ans et plus), respecter la distanciation physique de 2 m en tout temps, respect des bulles familiales et ne pas présenter de symptômes relatifs à la COVID-19. 


Une première Semaine de sensibilisation contre la transphobie se tient du 17 au 21 mai en Mauricie et au Centre-du-Québec, une première dont le lancement coïncide avec la Journée internationale contre l’homophobie, la transphobie et la biphobie. Les activités viseront particulièrement à sensibiliser les employeurs aux réalités des personnes trans, pour qui plusieurs préjugés à l’embauche demeurent tenaces.
Organisée par Trans Mauricie – Centre-du-Québec, la semaine se déroule sous le thème « Engager la diversité au travail… c’est collectif! » et a également pour objectif de toucher la population sur l’importance d’une inclusion réussie et harmonieuse des personnes trans et non-binaires en milieu de travail.

Selon les statistiques que l’organisme a en main, un employeur sur trois hésiterait à engager une personne trans.


«Je pense que les gens manquent d’information pour bien connaître la réalité des personnes trans. Il faut arrêter de mettre l’accent sur le genre et miser sur le potentiel des gens», souligne Valérie Bélisle, coordonnatrice de Trans Mauricie – Centre-du-Québec.

Malgré la pénurie de main-d’oeuvre qui frappe le Québec actuellement, les comportements tardent à changer, se désole-t-elle.

«Est-ce que c’est l’apparence qui dérange ou est-ce que les employeurs sont mal à l’aise? On a des outils pour les aider à bien agir et réagir, pour les informer», précise Mme Bélisle.

D'après Le Nouvelliste)

Les préjugés sont encore tenaces au point où les chercheurs d’emploi se demandent s’ils peuvent mettre leur nom usuel ou s’ils doivent absolument mettre leur nom de naissance.

«C’est un stress de devoir constamment justifier qui on est, l’expliquer aux gens qui nous entourent. C’est un travail de tous les jours», soutient la coordonnatrice, qui ajoute que des propos sexistes et des questionnements sur les toilettes à utiliser persistent encore trop fréquemment.

«Il y a beaucoup de réorientations de carrière en raison de l’apparence des personnes trans ou non-binaires», se désole-t-elle.

Pour ce qui est des activités programmées pour la Semaine de sensibilisation contre la transphobie, on y retrouvera des capsules vidéo quotidiennes, des jeux-questionnaires tenus dans plusieurs villes de la région et une campagne d’affichage dans les entreprises, notamment.

Les détails se trouvent sur la page Facebook de Trans Mauricie – Centre-du-Québec.


Dans le cadre de la Journée internationale contre l’homophobie et la transphobie du 17 mai, le GRIS-Mauricie/Centre-du-Québec s’associe au Théâtre des gens de la place pour présenter une lecture publique virtuelle de la pièce Le projet Laramie.
Les internautes pourront visionner gratuitement la lecture du 17 mai à 9h au 24 mai à 23h45 sur la plateforme Vimeo du GRIS-Mauricie/Centre-du-Québec à partir de deux mots de passe distincts divulgués au début, puis au milieu de la semaine sur le site de l’événement Ensemble contre l’homophobie et la transphobie et dans l’événement Facebook de la lecture publique.
Présentée en 2015 par le Théâtre des gens de la place, Le projet Laramie est une pièce inspirée de l’histoire vraie du meurtre brutal de Matthew Shepard, un étudiant américain homosexuel âgé de 21 ans. Survenu dans la ville de Laramie dans l’état du Wyoming en 1998, ce drame révoltant a ébranlé le monde entier.
Basée sur plus de 200 entrevues de résidents de Laramie recueillies sur place par les membres du Tectonic Theatre Project, cette oeuvre constitue un témoignage et une version extrême d’actes discriminatoires sévissant encore dans la société d’aujourd’hui.
Captée sur la scène du Théâtre du Cégep de Trois-Rivières le 11 avril dernier, la lecture publique est livrée par la même distribution qu’en 2015, à une exception près. Prenant place devant un lutrin et passant d’un accessoire à l’autre, les dix comédiens revêtent les traits de 63 personnages véridiques ayant vécu de près ou de loin la tragédie.
Dirigée par le metteur en scène Marc-André Dowd, assisté d’Éric Langevin, et captée par le vidéaste Anthony Hamelin, la pièce, bien que lue plutôt que physiquement jouée, recèle la même intensité d’émotions, richesse d’interprétation et force de sensibilisation.

Alors que tous les principaux établissements du Village sont fermés, les Villageois comme la plupart des Montréalais des quartiers centraux envahissent les parcs en ce début de printemps. Récemment réaménagé en intégrant les couleurs de la fierté LGBT, le mini-parc Raymond-Blain est devenu une véritable palestre à ciel ouvert avec la fermeture des gyms. Son aire de yoga, ses équipements sportifs, son terrain de pétanque, son aire de pique-nique attirent les sportifs.
Mais plusieurs ignorent le pourquoi de ces couleurs vives au sol. Bien sûr, une petite pancarte explique qui était Raymond Blain, mais il faut lever les yeux vers le ciel alors qu’autant de grâce athlétique attire notre attention. Et pourtant elle rappelle que Raymond Blain fut le premier homme politique ouvertement gai à être élu au Canada en devenant conseiller municipal du district de Saint-Jacques où se situe le Village en 1986. Il suit alors les traces d’Harvey Milk qui avait défoncé ce plafond de verre aux États-Unis en 1977. Il est alors élu avec l’équipe du Rassemblement des citoyens de Montréal ( RCM) de Jean Doré qui met fin au règne de Jean Drapeau et engage une série de réformes visant à démocratiser l’administration municipale.
Favorisant l’entrée des femmes au comité exécutif de la Ville en nommant la féministe Léa Cousineau présidente du Comité Éxécutif, Jean Doré y nomme aussi Raymond Blain et lui confie entre autres le dossier de la sécurité publique. Dans une ville où la précédente avait réprimé brutalement la communauté gaie en multipliant les descentes policières dans les bars et saunas gais avant et après les Olympiques de 1976, ce mandat représentait tout un changement de cap. Raymond Blain ouvrit ainsi une nouvelle ère de relations entre la Ville, la communauté LGBT et le Village.
Réélu en 1990, Raymond Blain participa au redéveloppement du Faubourg Québec et de la Place Émilie-Gamelin qui fut un leg pour le 350e anniversaire de Montréal. Raymond Blain ne fut toutefois pas présent lors de ces célébrations. Il fut emporté comme plusieurs hommes gais de cette génération par le sida le 2 mai 1992, 15 jours avant le 350e anniversaire de Montréal. Son leg le plus important que ce parc commémore aura été de changer les rapports entre la communauté et la Ville ce qui a ouvert la voie pour l’essor de la communauté et faire de Montréal une des grandes destinations homosympas du monde.

Parc Raymond-Blain, rue Panet entre Logan et Lafontaine, Montréal

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