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Les administrateurs de Fierté Charlevoix ont dévoilé la programmation de la 3ᵉ édition des festivités. Malgré une programmation 2025 plus modestes, plusieurs activités seront proposées aux participants du 15 au 18 mai à divers endroits de la région.

Le co-porte-parole et administrateur de l’organisation, Aleck Vitam, copropriétaire de la ferme Ambrosia à Saint-Hilarion, explique qu’on a choisi de présenter une édition de moindre envergure que les deux dernières éditions, mais proposant quand même une belle variété d’activités.

Fierté Charlevoix 2025 Fierté Charlevoix 2025 Les co-porte-paroles, Aleck Vitam et Charlotte Saint-Gernain

Pour ouvrir la programmation, la bibliothèque Laure-Conan de La Malbaie accueillera une conférence en soirée le 15 mai. Elle aura pour objectif de découvrir et mieux comprendre la diversité sexuelle et de genre.

Le lendemain, les activités se tiendront principalement à Saint-Hilarion. Un souper-partage des Fiertés se déroulera à la ferme Ambrosia, selon la formule « potluck » et où les personnes LGBT+ et leurs alliés.es sont invités en toute convivialité. La soirée se transportera ensuite au chalet des Loisirs où le chansonnier Sylvain Leblanc offrira une prestation feutrée autour d’un foyer extérieur, avant que le tout se transforme en karaoké.

Le samedi 17 mai, place au marché printanier ainsi qu’à un tournoi amical de pétanques au parc du Havre de La Malbaie. Le duo Forêt Marine et Andréanne Warren sera par la suite en spectacle, en musique et en chansons, au Bistro du Pinson des Rives à 17 h. En fin soirée, un spectacle de drag est à l’horaire au Bar Tony et Charlo de Baie-Saint-Paul. Zayra Schatzi, Scarlett Paris Evans, Aliss Love et Maeva Evans défileront à compter de 23 h.

Les festivités se termineront le dimanche 18 mai à Baie-Saint-Paul ai Bistro des Balcons, d'abord par un spectacle d’humour à 19h, puis par une soirée de clôture festive dès 20h30 au son d’un dj qui fera danser tout le monde aux sons de rythmes éclectiques.

Fierté Charlevoix 2025

Le comité organisateur précise qu’il avait à coeur d’organiser les activités un peu partout dans région. « C’est vraiment important d’aller toucher tout le monde. On apprécie que des représentants de plusieurs municipalités soient présents au lancement », a mentionné la co-porte-parole, Charlotte St-Germain lors du dévoilement de la programmation le 24 avril.

Tous les détails de l'événement sur le site web de Fierté Charlevoix.

Fierté Charlevoix 2025

Les visiteurs au site d’Akadi Lumina du Pays de la Sagouine à l’été 2025 pourront profiter d’une nouvelle installation destinée à augmenter la qualité du spectacle et la présence sur le site. On a imaginé l’Espace UNI, avec la collaboration de la Coopérative financière UNI.

90 minutes avant le départ pour le parcours (qui dure 75 minutes) ainsi qu'à la fin du parcours, du 16 mai au 18 octobre 2025, les détenteurs de billets qui souhaitent prolonger leur expérience pourront profiter de ce bel espace. On pourra y prendre une bouchée, profiter du feu de camp, prendre un verre au bar, immortaliser son passage à l'espace photo et apprécier des performances musicales… bref tout ce qu’il faut pour une soirée exceptionnelle.

Akadi Lumina

Akadi Lumina c’est une expérience unique qui débute lorsque la nuit tombe à Bouctouche au Nouveau-Brunswick : Akadi Lumina prend vie sur un sentier de 1,5 km en forêt. Inspirée des histoires d'un peuple sans frontières reconnu pour sa ténacité et sa joie de vivre, on y vibre aux couleurs de la culture acadienne à travers la lumière, la poésie, la projection vidéo et la musique, pour percevoir ce qui brille tout au fond de l'âme de l'Acadie.

Voilà donc un parcours nocturne en forêt où la lumière, la musique, la scénographie et les projections vous plongent au cœur d'un univers fascinant. Vivez l'expérience à votre propre rythme, seul, en famille ou avec des amis.es. Sur le site Web, vous trouverez tous les détails sur les heures de début et de fin des départs, qui varient avec le coucher du soleil de mai à octobre.

Akadi Lumina

Regardez cette vidéo pour avoir un avant-goût de ce qui vous attend à Akadi Lumina.

La Sagouine vous attend
En journée, les visiteurs ne manqueront pas de se rendre explorer le site du Pays de la Sagouine, voisin d’Akadi Lumina. Le Pays de la Sagouine est une destination culturelle où les traditions acadiennes sont vivantes et où la joie de vivre est contagieuse, tout l’été, du mercredi au dimanche.

Respirez l’air salin de la Baie de Bouctouche en vous baladant sur la passerelle menant à l’Île-aux-Puces; Découvrez un univers bourdonnant de personnages attachants et profitez de spectacles, de musique et de théâtre; Plongez dans l’univers de Nounours avec des spectacles quotidiens pour les enfants; Savourez un bon fricot, et sucrez-vous le bec avec un pet de sœur.

La programmation 2025 sera dévoilée le 1er mai. Tous les détails sur le site Web.

Akadi Lumina

Janette Bertrand a eu 100 ans en mars 2025. Tout le Québec a honoré sa vitalité, son parcours unique et son impact important sur la société québécoise à maints égards. Son ami de longue date, Michel Dorais, professeur émérite à la retraite de l’Université Laval, Expert-conseil, sociologue de l'intimité et de la sexualité, a rédigé ce portrait et ce profil historique auquel il a été associé de près pendant une bonne partie de la carrière de Janette.

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Janette Bertrand est née et a grandi rue Ontario, entre les rues Frontenac et Iberville, dans ce qu’on appelait à l’époque la Faubourg à M’lasse (contraction de mélasse). Elle-même utilise d’ailleurs ce terme dans sa biographie Ma vie en trois actes. La proximité du port, où étaient alors déchargés les barils de mélasse, pourrait expliquer le nom donné à ce quartier. Certains croient plutôt que c’est la grande consommation de mélasse, pas chère, par les familles ouvrières qui serait à l’origine de cette appellation, dès le 19e siècle. Une murale à l‘effigie de Janette Bertrand a été d’ailleurs inaugurée, en sa présence, rue Ontario coin Montgomery, à l’automne 2024.

Janette 100 ans

Ce quartier est aussi celui où se trouvent encore aujourd’hui les studios de Télé-Québec, d’où les émissions les plus célèbres de Janette Bertrand, comme Parler pour parler et Avec un grand A, étaient enregistrées et diffusées. C’était donc tout près du magasin de vêtements jadis tenu par son père. Avoir vécu son enfance et son adolescence dans un quartier ouvrier a amené l’animatrice à côtoyer les gens humbles, qui sont souvent les plus vrais. Ce qui l’a marquée.

Comme jeune journaliste, elle s’est rapidement intéressée aux personnes en questionnement ou en souffrance, faisant de son mieux pour les soutenir à travers la chronique Le refuge sentimental qu’elle a tenu de 1953 à 1969 dans Le Petit Journal, hebdomadaire en ce moment-là très lu. Sa réputation d’avoir une grande oreille, hyper attentive, remonte à cette époque, alors qu’elle répondait avec compassion aux nombreuses lettres qu’elle recevait.

Bien que plus jeune qu’elle, le hasard de la vie a fait que nous sommes nés dans le même coin, ce qui a sans doute contribué à notre amitié : au propre comme au figuré, nous parlons la même langue. Nous sommes aussi deux personnes assoiffées de nouvelles connaissances, boulimiques de lecture, ayant compris très tôt dans la vie que le savoir était une porte d’entrée sur le monde, quelles que soient nos origines sociales. Comme faire le pas de la lecture à l’écriture est parfois tentant, nous avons aussi cela en commun, en plus d’aborder des sujets sensibles, voire tabous. Puisque Janette Bertrand aime beaucoup encourager les autres à écrire, elle fut et demeure sur ce plan non seulement un modèle mais une fabuleuse mentore.

Comme les studios des grandes chaînes de télévision logent dans le quartier gai, voisin du Faubourg à M’lasse, je peux témoigner de la surprise des gens de la voir attablée dans un petit resto du Village à l’heure du dîner en revenant d’un enregistrement d’émission. Prendre un repas à ses côtés est presque une aventure : tout le monde veut lui parler, la remercier de ce qu’elle a fait pour le Québec. Les personnes LGBT en particulier lui sont très reconnaissantes d’avoir été la première à parler positivement de leurs réalités à la télé, à des heures de grande écoute, invitant pour ce faire des gens de leurs communautés.

Nul besoin d’être une vedette pour se retrouver aux émissions de Janette Bertrand ! Cette simplicité et cette humilité qui la caractérisent depuis toujours ont beaucoup contribué à son succès. Avant d’être un trésor national, elle fut et demeure un porte-voix pour les personnes marginalisées de tous âges.

Janette 100 ans Photo : page Facebook de Michel Dorais

Michel Dorais, professeur émérite de l'Université Laval à la retraite,
Expert-conseil, sociologue de l'intimité et de la sexualité


« Ces regards amoureux de garçons altérés », cette pièce de l’auteur et dramaturge Éric Noël, écrite en 2015, joue à guichets fermés tout le mois d’avril et en supplémentaire au début de mai 2025 dans la petite salle intime du Théâtre Prospero, rue Ontario. Le théâtre annonce déjà une possible reprise en septembre 2025 étant donné le fort intérêt démontré par les amateurs.

Le synopsis est rigoureux. Au bout de 60 heures passées dans la chambre 158 d’un sauna gai de Montréal, un homme se réveille désorienté, vidé, brisé. Que s’est-il passé? Dans ce lieu minuscule transformé en théâtre de la confession, il remonte le fil des dernières années, des dernières heures. Foudroyé par la douleur aiguë du deuil amoureux, il se livre tout entier à ses désirs les plus enfouis, se débattant avec son manque et son envie de disparaître, jusqu’à la dépossession de son corps.

Éric Noël

Cette parole inexorable, propulsée au crystal meth, fait écho à une détresse trop souvent invisibilisée dans la communauté queer à travers un chapitre dans la vie d’un être qui a besoin de sombrer tout entier avant de refaire surface dans la lumière du jour. Sous la direction sobre et précise de Philippe Cyr, le comédien Gabriel Szabo (photo ici-bas) fait résonner une langue incisive, à la fois crue et romantique, qui expose avec honnêteté le spectre de la dépendance.

Éric Noël

Éric Noël est un dramaturge québécois né en 1984. Diplômé du programme d'écriture dramatique de l'École nationale de théâtre du Canada en 2009, il est l'auteur de trois pièces pour adultes : Faire des enfants, Tirade pour Henri et Ces regards amoureux de garçons altérés.
Ces regards amoureux de garçons altérés, récipiendaire en 2016 de l’Aide à la création du Centre national du théâtre de Paris, occupe une place marquante dans son parcours de par son caractère autobiographique. L’auteur en incarne d’abord lui-même l’unique personnage en 2015 au Festival du Jamais Lu. Puis en 2016, l’artiste Stanislas Nordey présente une lecture de la pièce au Théâtre Ouvert à Paris, en collaboration avec le Théâtre National de Strasbourg.

Éric Noël Éric Noël 

« Se prendre au piège est un art que très peu de gens maîtrisent mieux que moi », explique-t-il en entrevue. Ça en dit long sur le profil du personnage. La pièce a été écrite à partir de l’expérience personnelle d’Éric Noël avec le deuil amoureux, qui l’a mené vers le chemsex. « Sans glorifier quoi que ce soit, j’avais le désir que l’on ressente, que l’on comprenne les raisons pour lesquelles les gens prennent du crystal meth et font du chemsex, les raisons sous-jacentes, afin de réfléchir ensuite à des solutions pour mieux aborder la dépendance. »

Ce phénomène, combinaison de pratiques sexuelles et de consommation de drogues, peut paraître de prime abord marginal. Peu discuté dans l’espace public, le chemsex est pourtant une pratique courante dans toutes les strates de la société et a gagné en popularité au cours des dernières années. Les chiffres sont étonnants : 28 % des hommes gais, queers et non binaires sondés par la Direction de la santé publique de Montréal en 2022 avaient pratiqué le chemsex au cours des six derniers mois. De plus, selon des données de la clinique l’Actuel, « le nombre de consommateurs de crystal meth a doublé » entre 2010 et 2017.

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Éric Noël

L'organisme RÉZO offre des services de soutien et d'information pour les personnes pratiquant le chemsex.
Pour plus de détails : Consommation en contexte sexuel

35 ans, ça se fête en grand. Comme d'habitude, l'Auberge du Mange Grenouille, au Bic, a décidé d'en faire un événement, en invitant le réputé chef Stéphane Modat, propriétaire du restaurant Le Clan, dans le Vieux Québec et figure emblématique de la gastronomie au Québec, à venir cuisiner pour la clientèle de la populaire salle à manger de l'Auberge.

Il y sera pour l'ouverture officielle de la saison 2025 les 9 et 10 mai, en compagnie du chef Félix St-Pierre et du sous-chef Samuel Roy, tous deux anciens membres de sa brigade au Château Frontenac, dont il a dirigé les cuisines pendant quelques années. Chef passionné du terroir, Stéphane Modat et son équipe proposent une cuisine raffinée en célébrant la richesse des produits d'ici ainsi que le travail des artisans et producteurs locaux.

Le propriétaire du Mange Grenouille, Mathieu Deschênes, est fier de proposer ce "cadeau" à sa clientèle pour souligner de façon toute spéciale les débuts de la 35e saison de l'Auberge. Pour l'occasion, pour ces deux soirs seulement, on aura un menu dégustation unique de cinq services à 95 $. On pourra faire l'accord mets et vins si désiré. La composition du menu n'est pas encore dévoilée, mais on peut s'attendre à des mets hors de l'ordinaire, conçus spécialement pour les privilégiés qui auront la chance d'en profiter.

Mange Grenouille

On peut réserver dès maintenant au Mange Grenouille en utilisant le formulaire en ligne.

Auberge du Mange-Grenouille
148, Rue de Sainte-Cécile-du-Bic
Rimouski, QC
(418) 736-5656

Déjà par son titre, le nouveau spectacle de Pierre Lapointe promet. C’est pour accompagner son nouvel album, 10 chansons démodées pour ceux qui ont le coeur abimé qu’il a créé cet écrin magnifique. Des arrangements soignés, un décor déroutant et toujours cette façon singulière qu’il a d’occuper la scène, oscillant sans cesse entre un sens de l’humour corrosif et une puissante charge mélancolique.

Durant l’écriture de son nouvel opus, Pierre Lapointe n’avait qu’une obsession en tête; écrire des chansons contemporaines qui semblent exister depuis toujours.

Le deuxième titre de l’album, Hymne pour ceux qui ne s’excusent pas, pourrait aussi être entendu comme une célébration de toutes ces identités dont les LGBT qui refusent de se plier aux appels d’un monde épris d’étiquettes étriquées. Dédiée à Safia Nolin et inspirée « d’une libération de la parole et de la honte qui change de camp », elle est peut-être la chanson la plus politique du répertoire de Pierre Lapointe.

En allant puiser son inspiration dans le travail des grands noms de la chanson francophone qui l’ont précédé, il confirme plus que jamais son appartenance à une famille, à une tradition.

Comme en guise d’hommage à Léveillée, Barbara, Sylvestre, Brel ou encore Aznavour, il a su imposer par ses dernières chansons, une rigueur et une virtuosité propre aux artistes ayant atteint une certaine maîtrise de leur art.

Bien que l’album soit caractérisé par des orchestrations mettant de l’avant plusieurs instruments, Pierre a décidé de présenter son travail en tournée sous une forme beaucoup plus épurée.

Il sera accompagné par le duo Fortin-Poirier*. L’adaptation des arrangements des chansons sur scène sera assurée par Amélie Fortin. Avec ce choix inhabituel de présenter ses titres avec un piano et 4 mains, Pierre Lapointe promet cette fois de surprendre le public par la rigueur et la simplicité de sa proposition.

Les chansons démodées pour ceux qui ont le coeur abimé de Pierre Lapointe sur scène, un spectacle qui présentera des chansons anciennes et nouvelles, une belle façon de s’imprégner de l’oeuvre de celui qui est assurément le chanteur le plus surprenant de sa génération.

Il a consacré une grande partie de sa vie, avec son conjoint, au soutien et au développement de la vie et des activités de la communauté gaie de la région de Québec. Son engagement dans la lutte contre le SIDA, entre autres, en a fait un allié important de l’organisme MIELS-Québec avec qui il a collaboré pendant longtemps comme homme d’affaires et citoyen concerné.

Le 2 janvier dernier, à sa résidence de Québec, Yvon Pépin, le fondateur du célèbre Sauna Hippocampe de la rue MacMahon, dans le Vieux-Québec, est décédé à l’âge de 89 ans. Entre les années 1960 et 2021, M. Pépin a été propriétaire de plusieurs établissements accueillant les membres de la communauté LGBTQ+ et leurs amis à Québec. Depuis quelques années, il vivait une retraite bien méritée.

Yvon Pépin

Ceux qui l’ont connu savent que c’était un homme d’une nature humble et généreuse. Il a investi dans des entreprises pour la clientèle gaie à une époque où ce n’était pas évident de s’identifier à cette communauté.

La vie gaie a pris racine dans le Vieux-Québec. Le Sauna Hippocampe, rue Mac Mahon, où furent tournées des scènes du film Le Confessionnal de Robert Lepage, a été en opération pendant 48 ans. L’établissement réputé mondialement avait connu quelques transformations au fil des années et était devenu un hôtel pour hommes seulement. Il a fermé ses portes définitivement le 27 septembre 2021, durant la crise de la COVID 19. Les propriétaires ont toutefois mentionné à la presse qu'après 50 ans de bons services ils souhaitaient simplement passer à autre chose.

Pour l’organisme MIELS-Québec, cette fermeture fut un moment difficile puisque c’était un lieu privilégié depuis de nombreuses années pour la tenue de campagnes de sensibilisation au VIH et des cliniques de dépistage. De plus, l’Hippocampe agissait comme un acteur important du financement de l’organisme.

Yvon Pépin

Yvon Pépin avait d’abord été tenancier de plusieurs bars gais à l’époque où l’homosexualité se vivait toujours dans la quasi-clandestinité. En 1960, il est propriétaire de la Taverne Sélect au Carré d’Youville, qu’il conservera jusqu’en 1965, alors qu’il lancera le Kajama, un bar-lounge spectacles, situé sur la Côte d’Abraham, où se produiront des vedettes populaires du Québec et d'ailleurs.

Le Kajama sera exproprié en 1969 pour permettre la construction de l’autoroute. La même année, Yvon Pépin ouvre l’Alouette, au 1169, Saint-Jean, un mini-complexe de trois étages qui devient rapidement très populaire. Au premier plancher, on retrouvait un restaurant; au second, un salon-bar avec juke-box et danse (premier permis de danse pour gais à Québec!); et, au troisième, une discothèque. Il le conservera pendant dix ans.

Rappelons qu’à l’époque, les bars fermaient à minuit le dimanche, à 2h du lundi au vendredi et à 3h le samedi.
En 1971, il procède à l’ouverture de l’Intendant, une vaste discothèque avec gogo boys, sur la Place Royale, près de l’église Notre-Dame-des-Victoires. Les 5 @ 7 du dimanche après-midi étaient très courus. En 1973, l’Intendant devient le Sieur de la Gorgendière et conserve sa vocation de discothèque jusqu’en 1981. On y ajoute des systèmes de son et d’éclairage avant-gardistes pour l’époque ainsi que la tenue d’activités spéciales à divers moments de l’année.

En 1973, à la suite des commentaires de clients qui voyageaient un peu partout et qui lui vantaient les saunas fort populaires aux États-Unis et en Europe, et après avoir lui-même constaté de quoi il en retournait, Yvon Pépin se risque dans une aventure en ouvrant le Sauna Hippocampe dans une ancienne église protestante, où logeait alors un studio de culture physique. Après de longues tractations de six mois avec la Ville de Québec, plutôt réticente à l’installation de ce genre de commerce, le maire Gilles Lamontagne, la veille de l’inauguration, permettra qu’on accorde le permis. Ouvert 24 heures par jour et avec ses 25 chambres, il devient rapidement un endroit de prédilection pour la clientèle gaie.

Yvon Pépin

Yvon Pépin fut un témoin et un acteur privilégié de ce qui faisait les nuits chaudes de la communauté. Ils sont quelques-uns, en effet, à avoir marqué l’évolution de la communauté gaie de l’époque, ce qui a permis à celle-ci de se développer et d’être ce qu’elle est devenue ensuite. Cela ne s’est pas accompli sans embûches. Il a fallu que des individus tenaces, comme lui et quelques autres par la suite, osent et réussissent à franchir les obstacles.

À Québec, dans la communauté LGBTQ+, le nom de Yvon Pépin n’est pas très connu. Ce fut quand même l’homme le plus important. Il fut vraiment un pionnier. Il ouvrait des bars à une époque où les hommes n’avaient pas encore le droit de se toucher sur le plancher de danse et que les policiers surveillaient ça.

Les détails sur les obsèques seront dévoilés sous peu. En attendant, la direction et l’équipe des Guides GQ offrent leurs sincères condoléances à son conjoint, Gilles, avec qui il était en relation depuis 60 ans, ainsi qu’aux membres de la famille.

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SOURCES : MIELS-Québec, Fugues, Yvon Jussaume, Facebook (gayquebec2025)

Afin de mieux comprendre les expériences individuelles des personnes résidantes du Village et de celles qui le fréquentent, l’Association citoyenne du Village de Montréal (ACVMtl) les a invitées à répondre à un sondage sur le sentiment de sécurité dans le quartier.
85% des personnes qui adhèrent à l’ACVMtl, indiquent que l'une des raisons qui les motivent à adhérer à l’association est la question de la sécurité. Cette préoccupation était déjà ressortie comme prioritaire lors des consultations en préparation du Forum du Village à l’été 2022.
Les résultats du sondage réalisé en ligne en août et septembre 2024 sont rendus publics aujourd’hui. Il appert que la situation est loin de s’être améliorée au cours des dernières années selon les réponses obtenues auprès de 718 personnes répondantes. Et ce même après un an de mise  en œuvre de la Stratégie d'action collective pour le Village annoncée par la mairesse en juin 2023. L'intervention concentrée durant l'été sur la rue Ste-Catherine piétonnisée semble plutôt avoir eu pour effet de déplacer la criminalité  vers les rues transversales et les petits parcs à proximité. Valérie Plante


‘’Il est important de bien comprendre que l’objectif poursuivi par ce sondage n’est pas de dire que le Village est dangereux et qu’il ne faut pas le fréquenter, explique Sylvain Côté, président de l’ACVMtl. Au contraire, nous pensons qu’en regardant les problèmes en face, nous serons en mesure d’identifier les principales problématiques qui créent ce sentiment répandu d’insécurité et les actions qui doivent être priorisées.’’
Les réponses ont été sollicitées par le biais d’envois aux membres de l’ACVMtl et par des publications sur diverses plateformes de réseaux sociaux, ainsi que lors de la distribution de prospectus de porte à porte, dans les rues, les parcs et devant certains commerces du Village.
Dès le départ, les personnes répondantes interrogées à propos de leur perception de la qualité de vie dans le Village sont catégoriques : 478 (66,5 %) la considèrent mauvaise ou très mauvaise.
À la question sur leur perception du sentiment de sécurité dans le Village, 490 personnes (68,2 %) ont répondu qu’elles le trouvaient peu ou pas du tout sécuritaire. Par ailleurs, l’impact de la tenue d’activités, d’animations ou de spectacles dans le Village sur le sentiment de sécurité est estimé très positif et positif pour 582 répondantes (81 %).
Si une majorité, soit 66%, affirme éviter certains endroits du Village à certaines occasions, ce sont certains parcs du quartier plus que d’autres que les personnes répondantes ont identifiés comme étant moins sécuritaires : Serge-Garant (Métro Beaudry) (72,8%), Place Émilie-Gamelin (65,6%), Place du Village (50,1%), Place Emmett-Johns (48,7%), Charles-S. Campbell (41,5%), des Faubourgs (20,5%).


Certains secteurs des rues Sainte-Catherine et Ontario principalement ont aussi été identifiés comme moins sécuritaires. C’est sans contredit le secteur de la rue Sainte-Catherine entre les rues Berri et Atateken où un plus grand nombre de personnes répondantes, soit 77,2%, disent ressentir le plus grand sentiment d’insécurité, suivi par le secteur de la même rue entre les rues Alexandre-de-Sève et Papineau où 49% des personnes répondantes disent ressentir un sentiment d’insécurité.
Pour mesurer les impacts sur la sécurité ressentie de certaines situations ou réalités du Village, on en a énuméré quelques-uns. La présence d’intervenants communautaires sur le terrain semble sécuriser davantage (65,7 %), mais un certain nombre (23,8%) n'y voit aucun impact ou encore un impact négatif ou très négatif (3%). Celle de policiers et policières (71,4 %) semble être une source importante de sentiment de sécurité, même si encore une fois certaines personnes n’y voient aucun impact (15%) ou même un impact négatif ou très négatif (5%). Les interventions policières menées par exemple auprès des personnes intoxiquées ou violentes ou des groupes criminalisés se font rassurantes pour une forte majorité (64,7 %), alors que d’autres (15 %) n’y voient aucun impact ou un impact négatif ou très négatif (15,7%)."
Il ressort du sondage que la cohabitation avec les personnes ayant consommé des substances illicites représente un sentiment plus grand d’insécurité (74,7%) par rapport à la cohabitation avec les personnes ayant des problèmes de santé mentale (69,1%) ou avec les personnes en situation d’itinérance (61,6%).
«À travers nos rencontres avec la population du Village, il en ressort que la consommation de drogues dures s’accompagne de la présence de vendeurs, gangs de rue, etc., ce qui nous porte à croire que la combinaison de ces facteurs représente une part importante de la perception de la population en matière de sécurité » indique Alain Hébert, responsable du Comité Sécurité.
Enfin, l’ACVMtl demandait aux répondantes qui le souhaitaient de suggérer des solutions ou des moyens pour corriger la situation et améliorer la qualité de vie et le sentiment de sécurité, suggestions qui pourront être transmises aux décideurs et aux intervenants concernés. 606 personnes ont pris la peine de rédiger des souhaits ou des recommandations.
« Il en ressort un message fort : les différents paliers de gouvernements devront travailler ensemble rapidement afin de faire bouger la situation qui a atteint un seuil critique dans le Village.’’ conclut Sylvain Côté.

Profil des personnes répondantes


68,4% se sont identifiées comme des hommes, 25,9% comme des femmes, 3,1% non-binaires et 2,6% autres ou préférant ne pas répondre. Parmi ces personnes, 1,8% indiquent être trans et 2,8% ont préféré ne pas répondre à cette question.
54% se sont identifiées comme hommes gais, 25,6% hétérosexuelles, 4,9% bisexuelles, 2,8% pansexuelles, 2,6% queers, 2,2% lesbiennes, 0,6% comme asexuelles, 0,3% autre et 7% ont préféré ne pas répondre.
Les personnes répondantes avaient entre 18 et 79 ans et 71,7% avait entre 30 et 59 ans. 68,5% ont affirmé résider sur le territoire couvert par l’ACVMtl.

Alors que plusieurs commerçants du Village lançaient un nouveau cri d’alarme face aux problématiques sociales vécues dans le quartier en décidant de fermer leurs terrasses, Valérie Plante présentait jeudi dernier le plan d’action pour y faire face de l’arrondissement de Ville-Marie, un plan élaboré à la suite d’une enquête et de consultations auprès de divers intervenants du Village. Après avoir écouté la mairesse, le conseiller municipal, le chef de police et avoir pris connaissance de la trentaine de recommandations, je dois dire en toute honnêteté que le résultat est très décevant.

Quelques mois après que l’ombudsman de la Ville de Montréal ait reproché aux élus de continuer avec la même approche qu’ils savent inefficace pour faire face à la montée de l’itinérance, je me serais attendu à ce qu’on nous propose un changement de cap et non toute une bonification de mesures de mitigation. Quelques mois après la mission de l’UMQ en Finlande dirigée par son homologue de Québec Bruno Marchand qui refuse de voir l’itinérance comme une fatalité, je me serais attendu à ce que la mairesse ait autre chose à nous dire que d’apprendre à vivre avec et de présenter l’itinérance comme normale en raison de la proximité du centre-ville.


L’hypocrisie sociale

Je dois aussi dire en toute honnêteté que le portrait de la situation témoigne à mes yeux d’une hypocrisie sociale certaine. Présenter les problématiques sociales lourdes associées à l’itinérance, à la santé mentale, à la toxicomanie qui ont été pelletées depuis des décennies dans ce quartier et qui dégradent le tissu social comme les ‘’problématiques sociales du Village’’, c’est présenter la situation comme si ces problématiques émanaient du Village, alors qu’elles affectent le Village de façon disproportionnée en raison de mesures prises depuis des décennies par les administrations municipales successives.

 
Pour avoir vu passer depuis plus d’un quart de siècle comme éditeur tous les projets de revitalisation des micro-quartiers de l’arrondissement de Ville-Marie et les diverses interventions de la Ville pour faire face aux problématiques sociales de la rue, itinérance, prostitution, vente de drogues, santé mentale, Il est très clair dans mon esprit que l’accroissement de ces problématiques dans le Village est directement lié au tassement vers l’est de toutes les marges de la rue à la faveur de la revitalisation et de l’embourgeoisement du Faubourg St-Laurent à la fin des années 1990, puis du Quartier des Spectacles dans les années 2000. Plusieurs chercheurs ont documenté ce processus. Et nous en avons nous-mêmes été témoins.

 
La revitalisation de ce secteur est passée par l’élimination du Red Light et il est clair et net que la répression policière a été utilisée consciemment par les autorités municipales de l’époque pour y parvenir. Je me souviens trop bien des interventions policières à la Place Émilie-Gamelin à la fin des années 1990 après y avoir instauré un couvre-feu pour expulser manu militari les jeunes de la rue qu’on refoulait vers le Village. Ils avaient alors élu domicile au parc du métro Beaudry et au parc Campbell. C’est ce qui avait amené les commerçants du Village à réclamer un nouvel édicule transparent à cette station de métro de façon à ce que les patrouilles policières puissent voir facilement ce qui s’y passait, un dossier dans lequel j’ai représenté les commerçants du Village.

 
Je me souviens aussi trop bien du projet dément de déjudiciarisation de la prostitution de rue limitée aux territoires des postes de quartier 21 et 22 proposé par la Ville en 1999-2000 qui visait à débarrasser les autres quartiers du phénomène en la concentrant ‘dans le Centre-Sud’. Selon une logique bureaucratique, avec l’instauration des postes de police de quartier on a décidé de les spécialiser et les postes 21 et 22 étaient désignés pour l’itinérance. Alors que la Ville avait été obligée de reculer dans ce projet devant la levée de boucliers de la population contre elle, elle est restée sourde à la préoccupation citoyenne de voir peu à peu s’installer dans le quartier une grande concentration de ressources pour les ‘’clientèles de la rue’. Ça ne prend pas la tête à Papineau pour comprendre que si on installe au cœur ou autour du Village des ressources pour les hommes, les femmes et les jeunes de la rue, en plus de 2 des 3 sites autorisés d’injection supervisée pour toxicomanes, qu’on se prépare à une joyeuse tempête.

Camping dans les parcs

Dans combien de quartiers la Ville tolèrerait-elle de tels campements dans un parc pour les enfants?

Mais quand on a des grands projets de revitalisation à coup de centaines de millions $, on trouve tout à fait normal de tasser ces gens plus à l’est et on se dit que les gais sont des gens tolérants, des marginaux eux-mêmes et que le Village, ce n’est pas un quartier pour les familles. Alors ça pose moins de problèmes de gérer ces problématiques dans ce quartier. Ça, j’aurais aimé que l’administration municipale admette la responsabilité de la Ville dans cette dégradation du Village qui en résulte. L’administration actuelle pouvait à la rigueur reconnaître les erreurs des administrations précédentes qui nous ont mené là.

Police 1977

Un Village né du ‘’nettoyage’’ du centre-ville


Notre communauté connait trop bien le genre d’opérations de ‘’nettoyage’’ du centre-ville menée par les différentes administrations municipales au fil des décennies. C’est précisément la vague de répression qui a précédé les Jeux Olympiques de 1976 qui a amené les établissements gais à migrer vers l’Est dans ce qui est aujourd’hui le Village. Quand la mairesse parlait des luttes menées par nos communautés pour leurs droits dont le Village est la mémoire, il aurait peut-être été embarrassant de rappeler que c’est souvent contre l’administration municipale et son service de police qu’elles ont été menées. Comme la Ville reconnaît l’existence de discriminations systémiques, il serait approprié qu’elle se questionne sur sa propension à demander à nos communautés de vivre avec ce qui serait jugé intolérable dans d’autres quartiers. Ce n’est pas d’hier que les citoyens de ce quartier répondent à ceux qui leur reprochent le syndrome ‘’Pas dans ma cour’’ que c’est plutôt que ‘’la cour est pleine’’. Après avoir elle-même déplacé le problème vers l’est par ses actions, il est assez peu subtil de nous dire maintenant qu’il ne faut pas agir de façon à déplacer le problème.


Au-delà des déclarations d’amour pour ce quartier que j’ai entendues dans la bouche de nos élus ce jour-là, je ne peux faire autrement que de constater que le Village est le dernier pôle significatif de l’arrondissement de Ville-Marie à attendre un effort sérieux de revitalisation, un plan qu’on nous promet pour 2025-26… ce qui coïncidera étrangement avec la livraison des premières phases des vastes projets immobiliers qui se développent autour du Village… mais que la Ville n’inclut pas dans le périmètre du Village. Contrairement à la Place Émilie-Gamelin (sous la responsabilité du Quartier des Spectacles) qu’elle n’associe au Village que quand il s’agit de parler des problématiques sociales dans son plan d’action. Comme si y gérer la misère humaine relevait du Village.


À quand un changement de cap?


J’aurais espéré que l’administration Plante nous propose un changement de cap en matière d’itinérance. Depuis des décennies, autant les organismes communautaires que les chercheurs demandent qu’on ne se contente plus d’ouvrir des refuges de nuit ou des centres de jour, d’équipes de travailleurs de rue, mais qu’on offre du logement supervisé à ceux et celles qui souhaitent sortir de la rue. Pour pouvoir intervenir efficacement en santé mentale, en toxicomanie ou en itinérance, il faut stabiliser les personnes et créer les conditions qui rendent possible une intervention suivie. Ce qui ne peut évidemment se faire sans domicile fixe et passe inévitablement par offrir un toit. Et il n’est certainement pas souhaitable que ceci se concentre dans tel ou tel quartier pour en faire des ghettos. Dans un climat comme le nôtre, malgré que pour certains l’itinérance puisse être un mode de vie, il est clair et net que c’est ce que préféreraient la grande majorité des personnes qui se retrouvent à la rue. L’expérience de la Finlande qui a adopté cette approche et qu’est allé étudier le maire Marchand cet hiver est probant. Bien sûr ceci nécessite d’abord et avant tout un changement de cap des gouvernements québécois et fédéral dont relèvent la santé, les services sociaux et le logement. Mais quand la situation atteint progressivement un point de non-retour, faut-il attendre que le Village ou tout autre quartier se transforme en Downtown Eastside comme à Vancouver pour changer de cap?


Plus de 60 ans après la Révolution tranquille, 40 ans après la désinstitutionnalisation des personnes atteintes de maladies mentales, il serait plus que temps que les gouvernements québécois et fédéral cessent de compter sur la charité chrétienne et des organismes communautaires pour prendre en charge ces lourdes problématiques sociales. Il est pathétique qu’en la matière on compte encore sur ces ressources qui malgré toute leur bonne volonté sont insuffisantes et surtout pas équipées pour un suivi psychosocial qui peut souvent prendre des années. Plusieurs diront que ce genre de changement de cap prendra lui aussi des années avant de produire des effets et que ce qu’il faut, ce sont des actions qui produiront des effets à court terme. Cet argument, je l’entends depuis au moins 25 ans. Et d’actions à court terme en mesures de mitigation, voilà où nous sommes rendus. Peut-être en serait-il autrement si nous avions changé de cap il y a 25 ans.

André Gagnon Éditeur, Guides GQ

Il était une fois une mercerie dans Hochelaga-Maisonneuve. Mais la mercerie cessa d’exister. Puis le local demeura inoccupé un certain temps. Enfin, deux cabotins dans l’âme, Yves Robillard et Bertrand Lacour, qui vivaient alors d’autres expériences professionnelles, le découvrirent et décidèrent d’y tenir commerce. Ainsi est né le Restaurant Cabotins en 2004.
Pourquoi cabotins ? Certainement pas en prenant la définition du terme au pied de la lettre. Parce que loin d’eux la médiocrité et les attitudes prétentieuses. Par contre, ce sont de bons vivants avant tout et pas question de se prendre au sérieux. Si chacun des deux fondateurs a des racines dans le monde du théâtre (Bertrand) et de la télévision (Yves), cela n’en fait pas pour autant des pitres de la scène de la restauration. Au contraire, à dix-huit ans, le resto est devenu une véritable institution dans HoMa sans perdre un sou de son esprit cabotin.

Cabotins
Depuis son arrivée dans le quartier, l’endroit est devenu rapidement le rendez-vous des amateurs de bonne bouffe qui aiment les endroits originaux et peu banals. Parce qu’au-delà du menu qui propose des plats particulièrement attrayants et classiques de la cuisine du sud de la France modernisée, avec des appellations qui titillent les papilles gustatives, c’est un lieu de rencontre apprécié des clients qui y viennent de partout en ville et de la grande région montréalaise.
En été, la terrasse sur le trottoir de la rue perpendiculaire crée une ambiance agréable et permet des moments précieux entre amis ou en famille.

Cabotins
On y apprécie particulièrement les entrées de crabe, de boudin noir, de charcuterie et de carpaccio. En plat principal, les raviolis de riz, la tartiflette Cabotins, la dorade, le cassoulet ou le tartare de bœuf, sans oublier le risotto fruits de mer, régalent les plus fins palais. Côté sucrerie, le pouding chômeur trône au milieu de tartes et de gâteaux des plus succulents. Et faut-il le préciser, depuis la pandémie, on y apporte son vin pour accompagner ces agapes (et même sa bière est-il mentionné).

Cabotins
Le chef de Cabotins se fait un honneur de travailler avec de petits fournisseurs afin d'offrir des aliments de proximité et de qualité. Ainsi, la ferme Guy Noiseux de Marieville pour le bœuf Wagyu, Arhoma de Montréal pour la boulangère, Pré du Mouton Noir à Carignan pour l'agneau, Les lapins du Clapier à Beaurivage, la Fabrique à miel de Melbourne, et la Tisanerie Mandala de Montréal, sont parmi les lieux qui sont encouragés pour leurs produits de qualité.
On offre aussi des menus spéciaux pour groupes à certaines périodes de l’année. On prépare aussi des mets pour emporter et des plats congelés à cueillir au comptoir.


Cabotins
Désormais répertorié dans la plupart des guides gastronomiques et touristiques imprimés ou sur le web, il n’a de cesse de se créer de nouveaux adeptes. Le patron parle d’une clientèle provenant à 60 % d’ailleurs que le quartier ou la ville immédiate.
Il ne faut surtout pas oublier un des éléments majeurs qui font le charme de l’endroit : le décor. La regrettée mercerie hante toujours les lieux. Un mur tapissé de boutons, des patrons de couturiers plaqués dans des fenêtres, des mannequins de vitrine installés à l’entrée et même au plafond, de même que plusieurs autres vestiges du monde de la confection de vêtements pour hommes animent la salle à manger. On en retrouve même à la table alors que la serviette consiste en une chaussette blanche. Enfin, des dizaines de lampes de tables de diverses époques et divers styles sont accrochées au plafond, à la renverse, en guise d’éclairage.
Nous avons également été charmés par ce grand ilôt central autour duquel gravitent les cuisiniers et les serveurs et serveuses, créant une dynamique qui fait en sorte qu’on a l’impression que nos plats sont cuisinés tout à côté. Pas de cuisine en catimini chez Cabotins.
Le restaurant emploie une dizaine de personnes. On sert les clients du mercredi au samedi en soirée. Il est préférable de réserver.

Cabotins restaurantcabotins.com 

4821, rue Sainte-Catherine Est
Montréal, QC H1V 1Z7
514-251-8817

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