Choses à faire


Par Gaëtan Vaudry

Lors de notre petit séjour de quelques jours à ville de Saguenay, impossible pour nous de ne pas s’arrêter au Café Cambio de la rue Racine Est à quatre ou cinq reprises. Premièrement, afin de profiter de l’ambiance de cette coopérative de solidarité du centre-ville de Chicoutimi certes, mais aussi pour déguster de bons petits plats santés abordables, qui mettent en vedette les produits de plusieurs producteurs locaux.

Dès qu’elle nous parle des produits que nous retrouvons à cette micro-brûlerie équitable et biologique fondée en mars 2005, les yeux de Virginie Simard-Dufour s’illuminent. Elle nous parle d’un travail d’équipe sans relâche de 32 membres, dont 10 membres travailleurs : « Sous le label, nous incarnons une vision, celle d’un monde meilleur, un monde où les agriculteurs et les travailleurs sont à la table des négociations sur un pied d’égalité », souligne fièrement la responsable service, restaurant et barista de l’endroit.

Le Café Cambio, endroit phare de nombreux étudiants du Cégep de Chicoutimi et de l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), s’avère également un lieu de diffusion pour plusieurs jeunes artistes du Saguenay. Régulièrement, l’établissement propose des vernissages, ou encore de petits concerts acoustiques de musique émergente.

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Lors de ma visite en novembre dernier, j’ai eu la chance de déguster d’excellents petits plats à l’établissement issu de l’initiative de deux jeunes Montréalaises et amies d’enfance, Guylaine Pelletier et Geneviève Demers. En entrée, je débute par un délicieux potage aux champignons, qui s’avère réconfortant en cette période de l’année. Je poursuis avec le panini Bedi piquante (au poulet aux épices cajun, oignons confits, épinards, mozzarella et végénaise), servi avec salade et croustilles de maïs et salsa. On termine avec le dessert du jour, le tout accompagné de l’un de leurs excellents cafés équitables. À ma grande surprise, l’addition pour ce succulent repas trois services s’avère fort abordable!

De plus, ce qui m’a grandement marqué lors de ma première visite, c’est leur concept « Donner au suivant », alors que les clients qui le désirent peuvent offrir, sous forme de dons anonymes, une soupe ou un café à une personne dans le besoin. Sachant que la situation de l’itinérance s’accentue au centre-ville de Chicoutimi, ce geste de générosité que j’admire prend tout son sens.

Le café et les produits du Café Cambio sont disponibles dans plusieurs points de vente dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, dont Chicoutimi, Jonquière, La Baie, Saint-Ambroise/Saint-Honoré, MRC Lac-Saint-Jean-Est, MRC Domaine-du-Roy, Bas-Saguenay, Saint-Fulgence/Sainte-Rose-Sacré-Cœur, Tadoussac, Les Bergeronnes, Les Escoumins et même la Côte-Nord !

Café Cambio
414, rue Racine Est, Chicoutimi
418 549-7830
cafecambio.ca


By Gaëtan Vaudry

Before arriving in the city of La Baie, I had not even heard of Jean-Jules Soucy. However, it wasn't long before I was introduced to this artist, the pride of the entire Saguenay region. Born in 1951 in La Baie, where he has always lived and worked, he earned a Bachelor's degree in the teaching of visual arts from the Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) in 1976. A diligent worker, he showcased his work both in Quebec and internationally.

In 1993, Jean-Jules Soucy exhibited at the Museum of Contemporary Art in Montreal, presenting Stressed Carpet, a piece composed of 60,000 liters of folded milk cartons, collected from all over Quebec! But it was in 2000 that the artist made significant waves when he unveiled the Pyramid of Ha! Ha! in La Baie. This installation was made up of 3,000 traffic signs, commemorating the Saguenay Flood of 1996.

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In 2008, Jean-Jules Soucy received the Arts and Letters Council of Quebec Award for visual and media arts. 13 years later, his career was celebrated in his native region at the Order of the Blueberry ceremony, where he was inducted as a member. The Bay's pride's career has also been the subject of numerous documentaries and reports, notably the 1994 film Art is Not Without Soucy by filmmaker Bruno Carrière.

My reason for discussing the great Jean-Jules Soucy is that I had the opportunity to view the exhibition "What to Offer in Case of Water," presented by the Espace Séquence of the BANG Contemporary Art Centre in Chicoutimi. The exhibition features a selection of colorful and humorous works by the artist, who passed away in July 2022. These works, dating from the 1970s to the present, are available thanks to his sister, artist and scenographer Hélène Soucy, who began restoring them in the past year. I greatly enjoyed this vibrant exhibition. I discovered an artist with a sharp sense of humor, a master of wordplay. The exhibition is on display at the Centre BANG until December 23. A must-see!

Espace Séquence of the Centre BANG
132, East Racine Street, Chicoutimi
418 549-7830
centrebang.ca
jeanjulessoucy.net

Dans la mythologie grecque, il est maître et régisseur des vents. Dans une vaste caverne, Éole tient enchaînés et emprisonnés les vents, qui s'efforcent de fuir, ainsi que les tempêtes bruyantes. À Cap-Chat en Gaspésie, depuis 1994, les gens visitent la grande Éole, une des plus grandes éoliennes à axe vertical au monde.

Projet Éole Projet Éole
En 2019, deux passionnés de la Gaspésie, Benjamin Leduc et Benoit Bénéteau, ont fait l'acquisition de l'éolienne à axe vertical de Cap-Chat. Une nouvelle équipe de gestion jeune et dynamique est en place, regroupant des expériences diversifiées. Les ambitions de ces promoteurs sont de taille pour ce projet, et ce qui fut presque abandonné durant un moment, est depuis en complète revalorisation et transformation. « Ancien laboratoire de recherche sur l’éolien devient un laboratoire sur l’environnement et l’énergie renouvelable », expliquent ses copropriétaires.


« Je vois le terrain comme un patrimoine industriel unique au monde », déclarait Benjamin Leduc dans une entrevue à Radio-Canada peu de temps après l’acquisition. Le site est voué à agir à des fins touristiques et présente le projet en tant que monument dédié au patrimoine technologique québécois et est également un centre d'interprétation sur l'énergie éolienne. On y développe également les volets artistique et éducatif autour du thème de l’énergie éolienne omniprésente tout autour.

« Notre concept est un peu comme un projet de recherche d’un projet de recherche », explique-t-il, comme pour démontrer l'aspect unique et fascinant de leur engagement. 

Projet Éole
Située au milieu d’un important parc éolien de la région qui orne les plateaux à quelque distance de la route 132 qui longe l’estuaire du Saint-Laurent, Éole est un vestige des débuts de la recherche sur les énergies renouvelables au Québec. Le géant de 110 mètres de hauteur a constitué une étape importante dans le développement de l’éolien. Quiconque circule dans le secteur est étonné de voir l’immensité de cette grande ellipse verticale qui surplombe le paysage.


Construite au milieu des années 1980, Éole fut mise hors fonction depuis 1993, à la suite d'un grand coup de vent imprévu qui a endommagé le roulement principal de l'appareil, aussi probablement dû au poids énorme de cette structure. La centrale ne fut pas en fonction suffisamment longtemps pour passer du mode expérimental au statut de centrale électrique moderne. Le projet lancé par Hydro-Québec mettait en commun les ressources du Conseil National de Recherche Canada (CNRC) et de l'Institut de Recherche en Électricité du Québec (IREQ) afin de développer ces technologies au nord de l'Amérique.

Il faut comprendre aussi que cette éolienne expérimentale totalement composée d'acier a été érigée à une époque où les matériaux composites qui caractérisent les pales des éoliennes d'aujourd'hui n'étaient pas encore disponibles.

 Projet Éole Projet Éole 
Les deux partenaires et copropriétaires souhaitent investir davantage en modernisant le site touristique. Ils y voient beaucoup de potentiel. À la transmission des connaissances s’ajoutent la découverte du site d’Éole par différentes initiatives et activités ludiques. Le site se veut un pôle incontournable de premier plan pour la Gaspésie. 'Un lieu d'émerveillement et de découvertes", ajoute Benjamin Leduc. Au-delà de l'aspect technologique et scientifique, le Projet Éole veut aussi miser sur l'intérêt grandissant des gens pour l'auto-production d'énergie électrique par le biais de petites éoliennes. On y présentera des formations et des ateliers pour les personnes intéressées à s'y engager.


La visite du Projet Éole c’est :
- Découvrir la centrale énergétique expérimentale construite dans les années 80.
- Entrer dans le générateur et voir tous ses vestiges afin de comprendre sa conception unique au monde.
- Des panneaux explicatifs sur l’histoire d’Éole, du développement éolien et des faits de l’industrie actuelle ainsi que la présence d’un guide pour répondre à toutes vos interrogations.
- Un belvédère panoramique avec vue 360 permet d’admirer le paysage pittoresque du parc éolien le Nordais (premier parc au Québec) et des environs (Cap-Chat, la mer et les monts Chic-Chocs), ainsi que de voir la tour de plus près.

Projet Éole  Projet Éole

Une fondation pour assurer son avenir
Enfin, signalons la création de la Fondation Éole, un nouvel outil de développement du projet. Il s’agit d’une organisation axée vers l’éducation des énergies renouvelables et du développement durable. Elle se développera de façon à vulgariser et partager les nouveaux développements relatifs à ces sujets d’actualité, le tout dans un cadre ludique et un dessein d’intégration dans des initiatives communautaires et coopératives.


Les conférences, les ateliers éducatifs, la documentation physique et numérique, la recherche et développement en énergie et l’implication communautaire sont les vecteurs de progrès de la fondation. Elle mettra les outils à la disposition de celle-ci afin qu’elle puisse exporter et diffuser l’information, le contenu et la vision au-delà des limites physiques du site. Tous deux évolueront en développement synergique dans les années à venir. La fondation se verra faire la synthèse de l’information présente sur le site pour une diffusion à l’échelle nationale.

Une attraction pour toute la famille

Le Projet Éole accueille les visiteurs chaque année du 15 juin au 1er octobre, 7 jours sur 7, de 9h à 17h. Une visite qui intéressera toute la famille par son originalité et ses activités éducatives connexes. On peut aussi y faire un pique-nique, arpenter les sentiers fleuris ainsi qu’un jardin de permaculture au pied d’Éole. La boutique souvenir à thématique éolienne à l’accueil et sur le site, propose de l’artisanat local gaspésien et des produits uniques à Éole.


Projet Éole

projeteole.ca
5, chemin du Cap
Cap-Chat (Québec) G0J 1E0
418 967-8812

À Percé, il est un homme qui, après une brillante et intéressante carrière de 30 ans comme médecin, a eu une révélation artistique pour la peinture. Le mois de janvier 2012 fut celui où tout a chaviré en quelque sorte. Des toiles, de la peinture, des essais, le cœur y est, c’est certain.

 
Quelques cours auprès de l’artiste Louise-Hélène Ayotte lui permettent de se convaincre qu’il veut s’adonner à cet art. Il n’en fallut pas plus pour que le déclic se fasse et qu’il décide d’en faire son projet de retraite.


“Je suis venu à la peinture un peu par accident. Une mystérieuse attirance, instinctive, contre laquelle je n’aurais pas su résister. Je ressens la pulsion de créer. J’y ai simplement laissé libre cours. Depuis, je suis en permanente exploration tant au niveau figuratif (paysages, portraits) que de l’abstrait,” explique Denis Loiselle.

Loiselle Baleines Loiselle Baleines
Sa magnifique vieille demeure de 175 ans un peu en retrait à l’ouest de la zone touristique intense de Percé, à laquelle il a ajouté une annexe plus moderne où vit désormais sa mère, est devenue une galerie d’art qui s’étend dans toutes les pièces. Au sous-sol, un vaste espace agit comme atelier. Tout autour, des arbres, des arbustes, des aménagements et des plates-bandes vertes et fleuries donnent déjà le ton à ce qui nous attend chez lui.

 Loiselle Baleines
Il nous accueille comme si on était de vieux copains, sans prétention. On s’assoit à la noble table de la salle à manger pour discuter, mais quelques instants plus tard il nous invite à le suivre pour découvrir ses œuvres réparties dans toutes les pièces, littéralement.


Ça sent la passion ! Et ça l’est, inévitablement. Denis Loiselle a quitté sa vie professionnelle de médecin en 2013, pour s ‘adonner à temps plein à sa nouvelle passion. En 2014, il rejoint le Circuit des arts de la Gaspésie et ouvre son atelier au public.

Loiselle Baleines
Sur sa page web, il exprime bien ce qui l’habite comme peintre aujourd’hui : « Né à Pabos, ayant vécu la très majeure partie de ma vie en Gaspésie, ce pays et les gens qui l’habitent ont façonné ce que je suis. Je me sens partie prenante de mon milieu et c’est à travers ce prisme que je perçois ma condition d’humain ayant conscience de sa finitude. Je suis sensible à l’intensité dramatique de mon environnement naturel et à la force de caractère, à l’esprit indépendant et créatif des personnes qui m’entourent. Ça me nourrit et m’élève ; j’ai l’impression d’appartenir à un univers qui dépasse les limites de mon territoire. J’ai les pieds bien enracinés dans le sol ; j’appréhende le monde et ma vie par ce lien d’appartenance très fort à cette Gaspésie qui m’a vu naître. Le calme du milieu dans lequel je vis, l’aspect méditatif du travail de création auquel je m’adonne, me font me sentir en phase avec l’univers, avec tout ce qui vit, pense et respire. La notion du temps m’échappe et j’aime à penser que mon œuvre est intemporelle tout en reflétant à la fois cet attachement aux lieux qui m’habitent et que j’habite, à un temps donné ».

Loiselle Baleines
En peignant mes personnages, il a le sentiment de les saisir, de les traduire dans ce qu’ils sont, vulnérables, émotifs et forts à la fois. Il leur donne la parole, sans interpréter. Il navigue dans l’univers du ressenti, des perceptions. La communication s’établit sans l’apport du langage.


En plus d’exposer ses œuvres à sa galerie, il participe à l’occasion à des expositions comme invité en plus de prendre part à des ateliers de créations de week end quelques fois par année avec des collègues artistes.

 
Finalement, lorsqu’on lui demande ce qui le motive à tenir galerie dans son intimité, il répond tout de suite que c’est par un besoin viral d’échanger et de partager avec les gens. Sentir l’appréciation aussi bien sûr, mais surtout et avant tout, lui faire sentir sa liberté de créateur avec un besoin criant de sortir de plus en plus de sa zone confort.

Loiselle Baleines
Lors d’un séjour en Gaspésie, voici un passage obligé pour tout amateur d’art et de peinture.

Galerie Loiselle
denisloiselle.com
600, route 132
Percé (Qc) G0C 2L0
418 361-2016

« Je trouve que comprendre l’importance de cette forme d’art, surtout présentement, c’est nécessaire. Chaque fois qu’un drag monte sur scène, c’est un geste politique, un manifeste pour la liberté. On a besoin, je crois, d’oublier tous les codes et de les reconstruire. » Voilà comment la réalisatrice Sophie Dupuis explique sa perception et sa vision du phénomène « drag queen », qui l’ont inspirée pour livrer le film SOLO, à l’affiche dès le 15 septembre sur les écrans, à Montréal et partout ailleurs.


Fait à signaler, le film, au-delà de la communauté, aborde la question des relations amoureuses toxiques. « Je suis beaucoup dans le réalisme et je voulais parler bien d’une relation toxique, qu’elle ne soit pas un prétexte. Je voulais que ce soit absolument central », explique la réalisatrice en entrevue à Radio-Canada. Elle a travaillé avec une psychologue pour la conseiller sur son questionnement à propos de ce qui faisait qu’une personne réalise qu’elle est dans une relation toxique.

Solo Affiche
Déjà encensé par diverses critiques qui l’ont vu à Toronto et à Montréal, SOLO est loin du documentaire auquel on nous a habitués pour « montrer » les dessous de cette communauté. Ces dernières années, plusieurs chaînes de télé spécialisées ont multiplié les émissions portant sur les drags queens, que ce soit des concours, des « making of », des transformations surprises, ou encore les coulisses d’une agence de représentation de Montréal. C’est d’ailleurs grâce à RuPaul’s Drag Race qu’elle a découvert le monde de la drag. « Je me suis mise à consommer du contenu drag presque de façon boulimique. J’aimais beaucoup les discussions qu’on pouvait y entendre, où les drags évoquaient leur vécu, pourquoi ils faisaient de la drag, etc. ».

 
Avec ce film, Sopĥie Dupuis va au-delà de tout ça et s’introduit dans le vécu profond des gens qui pratiquent cet art.

Solo Affiche
« C’était très important pour moi qu’en majorité, devant et derrière la caméra, ce soient des gens queers », explique-t-elle en entrevue. « On a ouvert le casting aux acteurs et actrices qui venaient de la communauté, avec la possibilité de modifier le genre des personnages au besoin. Je voulais m’entourer de gens qui connaissaient la culture ou qui venaient de là ». En répétition, on requestionne tout, on réécrit même, et c’était l’occasion pour certains acteurs de la communauté de dire « avec cet élément, on est dans l’hétéronormativité », par exemple. « Comme tous les acteurs queers n’ont pas le même vécu ou la même vision, ça donnait des débats très intéressants sur comment représenter nos personnages », ajoute Sophie Dupuis.

Solo Affiche
SOLO met en vedette deux acteurs principaux, le Québécois Théodore Pellerin et le Français Félix Maritaud. Pellerin est l’acteur chouchou de la réalisatrice, puisqu’il a déjà joué dans deux de ses films précédents. Il cumule de nombreux rôles au théâtre et au cinéma, au Québec et à l’international. Le comédien et drag queen bien connu des habitués du cabaret Mado, Marc-André Leclair (Tracy Trash), y joue également un rôle important. Les spectateurs qui fréquentent le milieu drag et le Village y reconnaîtront un certain nombre de visages connus.


SOLO, de Sophie Dupuis, en salle dès le 15 septembre.
Solo-lefilm.com

Solo Affiche

BANDE-ANNONCE
https://youtu.be/-Ky_EMSKdAU?feature=shared

SYNOPSIS
SOLO raconte l’histoire de Simon, étoile montante de la scène drag queen de Montréal. C’est le coup de foudre lorsqu’il rencontre Olivier, la nouvelle recrue du bar-spectacle où il se produit. Alors que Simon croit vivre une électrisante histoire d’amour, il s’installe entre eux une dynamique toxique et destructrice. En parallèle, Claire, la mère de Simon, célèbre chanteuse d’opéra, revient travailler au pays après 15 ans d’absence. Fasciné par cette femme qu'il ne connaît presque plus mais qu’il idéalise, Simon s’obstine à essayer de créer un lien avec elle. Fragilisé par l’échec de ces deux amours impossibles, Simon n’aura d’autre choix que de se rendre compte qu'il mérite mieux.

Dans le cadre de l’événement national Mangeons local, organisé par l’Union des producteurs agricoles (UPA), la Ferme Manicouagan, de Pointe-Lebel, ouvrira ses portes au grand public le 10 septembre. Ce sera la seule ferme de la Côte-Nord à y participer.

Ferme Manicouagan
Ce rendez-vous  incontournable, qui en est à sa 19e édition, propose une foule d’activités qui se dérouleront entre 10 h et 16 h : visites animées, dégustations, découverte d’animaux, ateliers éducatifs, autocueillette et plus encore. C'est une excellente occasion de découvrir ce délicieux petit fruit qu'est la camerise, une spécialité de la Ferme Manicouagan. Si vous avez l'occasion, goûter à la mousse de camerise que propose la ferme, un pur délice!

Ferme Manicouagan
Sur les 160 hectares en culture de la ferme depuis 2012,  on retrouve des productions fruitière (camerises, fraises et framboises), fourragère, céréalière et maraîchère. On y récolte annuellement 10 000 kg de camerises et 800 balles rondes de foin de 5 pieds de diamètre. On y offre aussi de l’autocueillette de fraises et framboises.

Ferme ManicouaganCes portes ouvertes seront l'occasion de découvrir le Nouveau Centre d'interprétation de la camerise de la ferme.

« Les gens pourront en apprendre plus sur ses origines, ses saveurs et ses valeurs nutritives », explique Julie Bérubé, copropriétaire de la ferme, en insistant sur l’importance de ses propriétés antioxydantes qui surpasse aisément celles des autres fruits.

Les visiteurs pourront élargir leurs connaissances par l’entremise de panneaux d’interprétation. Des écrans roulants sont également dans la mire, mais leur ajout dépendra du potentiel de fourniture d’électricité provenant de panneaux solaires.

Les visiteurs auront aussi la possibilité de découvrir le petit fruit grâce à leurs papilles gustatives puisqu’une offre de dégustations leur sera proposée sous la forme de mousses, de tartes ou de jus, entre autres choses. « Ils vont pouvoir manger assis ou demeurer debout. Il y aura une sorte de comptoir-lunch », poursuit Mme Bérubé.

Plus encore

Ferme Manicouagan
Au-delà de la camerise, le concept permettra à la Ferme Manicouagan de faire goûter d’autres concoctions provenant de la transformation des fruits et légumes issus de ses champs. La copropriétaire pense notamment au confit d’oignon et à la relish de maïs.

Fondée par Laurent et Donald Bérubé, la Ferme Manicouagan a, au fil des ans, vu la deuxième génération s’impliquer dans l’entreprise avec Julie et son frère Luc, les deux enfants de Donald. Depuis peu, un partenaire d’affaires, Claude Théberge, est associé à la famille Bérubé.

Il y a de ces musées qui, au premier contact, nous transportent instantanément dans l’histoire pour laquelle ils ont été créés afin de nous la raconter. Quand on entre au pavillon d’accueil du Musée maritime de Charlevoix, créé en 1981, on ressent immédiatement ce sentiment unique, avant même d’être immergé dans les trésors qu’il renferme.


Situé à Saint-Joseph-de-la-Rive, maintenant partie du village des Éboulements, à quelques pas du quai de la traverse vers l’Isle aux Coudres, ce musée témoigne de façon vivante de la riche histoire des chantiers de construction des goélettes de bois dans Charlevoix.

 Malgré un violent incendie qui détruit les trois bateaux préservés jusque-là, en 1998, les acteurs du milieu n’ont pas baissé les bras.
Par des dons et des achats, les goélettes Jean-Yvan et Saint-André ainsi que la goélette pêcheuse Marie Clarisse sont acquises et deviennent les nouveaux témoins de l’exposition permanente consacrée aux fameuses « voitures d’eau », ayant fait l’objet d’un film culte de l’Office national du film (ONF), réalisé par le regretté cinéaste Pierre Perrault.

Musée maritime de Charlevoix

De fermeture de chantier à musée
En 1973, les Chantiers maritimes de Charlevoix de Saint-Joseph-de-la-Rive, une entreprise vouée à l'hivernage et à l'entretien des goélettes depuis 1946, ferme ses portes. Les dernières goélettes en état de naviguer sont vendues et appareillent pour la mer des Caraïbes en 1978. Celles qui restent sont volontairement échouées sur les plages de la région afin d’y mourir doucement. On parle de 28 goélettes construites sur place, avec un groupe de 25 employés. Une page de l’histoire venait donc de se tourner …

Musée maritime de Charlevoix 
Quelques années plus tard, des résidents de Saint-Joseph-de-la-Rive proposent au grand public la belle épopée des goélettes de bois et de ses artisans qui ont construit tant de bateaux sur les grèves de la baie du village. Ainsi, en 1981, une exposition maritime est aménagée dans l’ancienne école de la municipalité. Puis, en 1985, Joseph-Arthur Zélada (JAZ) Desgagnés, de la fameuse famille d’armateurs, désormais propriétaire du chantier maritime, consent à l’aménagement du site pour en faire un lieu d'interprétation dédié aux goélettes de bois et au patrimoine maritime de Charlevoix. Les trois goélettes qui y vieillissent retrouvent leurs lettres de noblesse et deviennent les vestiges d’une vie qui ne reviendra plus.


Rapidement, le site du Musée maritime de Charlevoix est consacré « lieu historique » par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada en 1998. Il se serait construit plus de 600 bateaux entre 1791 et 1959 dans le secteur.
Musée maritime de Charlevoix Musée maritime de Charlevoix

Curieusement, c’est un descendant direct de la famille Desgagnés, passionné de l’histoire, Martin Desgagnés, qui nous a servi de guide pour la visite du musée un beau dimanche de juillet 2023.

Musée maritime de Charlevoix Martin Desgagnés, guide-animateur, MMC

La Forêt marine et le Parc des navigateurs
En 2008, le Musée reçoit une forêt de 40 hectares, précieux cadeau d’un résident de Saint-Joseph-de-la-Rive. Appelée aujourd’hui Forêt marine, elle est dédiée à la restauration de la forêt dite « de bateaux » et aménagée en partenariat avec l'Université Laval. Depuis 2016, un spectaculaire sentier de 4 km la traverse.


Après avoir reçu un don de terrain de 8,2 hectares (20 acres), adjacent à l’ancien chantier maritime, le Musée entreprend en 2015 son redéploiement avec le projet de Parc des navigateurs. Le Parc des navigateurs permet au Musée de proposer une visite à 360°, de la forêt au fleuve, de nature et de culture. Il ajoute à son offre des expositions, un vaste parc avec un espace ludique, un arboretum, une piste d’hébertisme, des sculptures, un sentier, des espaces à pique-nique, etc.

Musée maritime de Charlevoix
Le Musée mise beaucoup sur la clientèle familiale et sur les groupes d’écoliers. Plusieurs aménagements sont en place pour les accueillir et favoriser leur appréciation de la visite. Plusieurs expositions et attractions sont présentées sous diverses formes et à différents endroits du site. La curiosité des visiteurs est constamment attirée et de nombreux artéfacts, maquettes et images anciennes les transportent à travers les époques.


Un exercice de rappel de la riche histoire et du fier passé de ces lieux qu’il vaut la peine de vivre, et même de revivre, à chaque visite dans la région de Charlevoix.

Musée Maritime de Charlevoix
museemaritime.com
305, rue de l’Église
Saint-Joseph-de-la-Rive
(Les Éboulements)
Québec G0A 3Y0
418 635-1131

Si on n’est pas originaire de la Côte-Nord, en particulier de Baie Comeau, le nom de St-Pancrace ne nous est pas familier. Mais là-bas, 10 ans après la fondation de la microbrasserie qu’on a baptisée de ce nom, tout le monde en connaît l’origine, et la légende qui en découle.


Les propriétaires associés de la Microbrasserie St-Pancrace, André Morin, Karine Savard et Pierre-Antoine Morin, sont fiers de leur création et de son évolution. D’abord un pub au centre-ville, Place LaSalle, en 2013, où on crée la première bière, la Uapishka, dans un coin de cuisine et au sous-sol, une bière blanche de blé légèrement voilée qui présente un goût rafraîchissant de coriandre et d’écorce d’orange.

St-Pancrace
On y a ajouté depuis 2017 une usine de production et une boutique, boulevard Comeau, pour répondre aux besoins et à la demande grandissante. On y brasse aujourd’hui 26 bières régulières et saisonnières, en plus de deux sans alcool.


Les associés y ont installé un coin historique où on peut suivre toute l’évolution de l’entreprise et de ses produits au fil des ans, dans une présentation 3D et multimédias des plus fascinantes. Bref, on y apprend que l’inspiration des fondateurs provient d’une légende locale bien connue.

 
Le fleuve St-Laurent était à l’époque le théâtre de contrebande d’alcools. En 1932, dans une baie située entre Baie-Comeau et Franquelin, un navire de la douane intercepte le Aileen McDonald, une embarcation d’un bootlegger renommé. Pris de panique, les hommes de main balancent la cargaison par-dessus bord qui se disperse dans le courant.

St-Pancrace St-Pancrace
Il n’en fallait pas plus pour que cette histoire inspire le nom et le logo de la microbrasserie, un baril flottant dans la Baie St-Pancrace.
Fait intéressant : chaque bière a son histoire, sa source de légende. Cela ajoute à l’effet de la fierté régionale de l’équipe de la St-Pancrace. Par exemple, la Sinueuse. Brassée en l’honneur du 40e anniversaire de fondation de Fermont, en 2014, la Sinueuse célèbre la vivacité des gens du Nord. Évoquant la route 389, elle invite à la découverte ceux qui n’ont pas froid aux yeux.


C’est dans les cuves de Pit Caribou en Gaspésie que les premières bières ont été brassées en 2013. Dès l’année suivante, on entreprend le premier brassin à Baie Comeau et les bouteilles arrivent en épiceries et dépanneurs de la région en fin 2014. Au cours des années qui précèdent l’ouverture de l’usine, on élabore des protocoles de recherche en vue de mettre en valeur les saveurs des petits fruits du terroir nordique. On développe également des partenariats avec producteurs et cueilleurs régionaux.

St-Pancrace
Pour ses 10 ans, St-Pancrace s’est fait un cadeau : aller parcourir la Côte-Nord et rencontrer tous ses collègues brasseurs et brasseuses sur l’ensemble du territoire, jusqu’au Labrador. André Morin, directeur de production de la microbrasserie explique que c’est d’ailleurs avec Iron Rock Brewing Co, au Labrador, que la première bière thématique est sortie, la Maibock.

Le but de l’équipe est de profiter de ce 10e anniversaire pour se déplacer, avec un brasseur, dans les autres microbrasseries, et ainsi rencontrer les autres équipes et profiter de chaque arrêt sur la Côte-Nord ainsi qu’au Labrador. Quatre nouvelles bières découlant de cette opération devraient voir le jour d’ici la fin de 2023.


Mis à part les plans de développement et de croissance, l’ajout de nouveaux produits et l’élargissement de la distribution, les dirigeants de la microbrasserie ont le souci de l’équipe avec qui ils travaillent. « Une autre chose importante pour nous, c’était de pouvoir aussi grandir dans l’entreprise. Donc avoir un endroit qui permet de grandir en tant qu’entreprise, mais permettre aux gens autour de nous de grandir également. On est fiers de nos produits, mais on est encore plus fiers d’avoir su créer des carrières et de réelles opportunités d’emploi », affirme Daniel Morin. L’entreprise emploie près de 40 personnes au pub et à l’usine.

St-Pancrace
Il ne manque pas de souligner également l’importance que jouent les partenaires et les producteurs régionaux dans la réussite à ce jour de la microbrasserie.


Curieusement, si on demande quel est aujourd’hui le produit vedette de la St-Pancrace, Pierre-Antoine Morin nous répond sans hésiter : la Uapishka, la première bière créée en 2012. Étonnant quand même, alors que la variété est si importante !


Microbasserie St-Pancrace
microbrasserie.stpancrace.com
55, place LaSalle
Baie-Comeau (QC) G4Z 1J8
418 296-0099

Usine et boutique
110, boulevard Comeau
Baie-Comeau (QC) G4Z 3A8
418 296-0099

Il ressemble à ses photos. Grand, solide, imposant, charmant, pausé, calme… Dès le premier contact on se sent à l’aise, un peu comme si on s’était vus la veille. Pourtant, François Cormier en mène large alors que se prépare la 15e édition des Percéides, le Festival international de cinéma et d’art à Percé, en Gaspésie, dont il est le directeur général et artistique, mais également le fondateur.


Originaire de Newport, il vit et travaille à Montréal et à Percé. Il a une formation en urbanisme de l'Université de Montréal (1985). Il a poursuivi des études interdisciplinaires en arts à l'Université Laval de Québec (1982) et dans le programme Arts et lettres du CEGEP de la Gaspésie et des Îles (1979).

Percéides

François Cormier


Après ses études, il séjourne en Europe et plus particulièrement en France où il devient chargé de projet pour le métro de Paris (RATP) au service de design et de recherche sur l'intégration des nouvelles approches en architecture urbaine (1987-1989). De retour à Montréal, il s'implique activement dans le milieu culturel comme commissaire, programmateur et collaborateur pour le Festival des films du Monde (FFM, Festival des Grandes Écoles de Cinéma du Monde, le Festival Vues d'Afrique et pour le Festival international du Jeune Cinéma de Montréal (1990-1991).

 
Il s’implique et initie de nombreux autres projets en arts, en cinéma d’auteur et dans divers secteur d’activités à Montréal et ailleurs pendant plusieurs années. Puis, En 2008, il crée en Gaspésie un tout nouvel événement dans les domaines du cinéma d'auteur et de l'art contemporain intitulé : Les Percéides – Festival international de cinéma et d'art de Percé. Il crée aussi La Nuit du cinéma à Percé, une activité de diffusion hivernale en plein air sur le site historique Charles Robin sur la plage de Percé dont l'activité a remporté en 2011 le prix Citoyen de la culture décerné par l'organisme québécois Les arts et la ville et l'Union des municipalités du Québec (UMQ). Il est l'initiateur des Premiers États généraux du cinéma en Gaspésie qui se sont tenus à Percé en juin 2012, de l'École de cinéma d'été de Percé (2018-2019).

Les Percéides Les Percéides
Il nous reçoit dans le bâtiment historique, en plein cœur de la ville, construit en 1786 comme bâtiment de ferme, puis comme chantier de bateaux, jusqu’à ce que les artistes Suzanne Guité et Alberto Tommi y créent le Centre d’Art de Percé en 1956, qui a connu plusieurs époques et de nombreuses heures de gloire. Depuis 1990, il est la propriété des Bateliers de Percé et le bâtiment est l’hôte de plusieurs activités au fil des ans. Les Percéides ont entrepris un partenariat avec Les Bateliers en 2017, notamment pour l’aménagement d’une salle de cinéma. François Cormier et son équipe mijotent depuis un projet de renaissance du Centre d’art avec plusieurs partenaires du milieu.

Entretemps, il accueille les organisateurs des Percéides qui fêtent 15 ans en août 2023, qui promet d’être une édition hors de l’ordinaire, avec entre autres le comédien, metteur en scène et cinéaste Québécois Luc Picard comme président du jury. On prévoit présenter 110 films à Percé et Gaspé. Le défi de l’organisation qui compte une trentaine de personnes dans son équipe de production : innover, année après année, assure François Cormier.


Visionnez la bande-annonce du Festival Les Percéides 2023.

Les Percéides


En plus des nombreux partenariats locaux et régionaux qu’il entretient depuis plusieurs années, Le Festival Les Percéides s’est constitué un solide réseau national et international formé d’une centaine d’organisations professionnelles du cinéma : distributeurs de films, festivals de cinéma, institutions d’enseignement du 7e art, etc.


Les Percéides offre, depuis 2008, au public local et régional un accès à diverses formes de cinéma d’auteur d’ici et d’ailleurs en saison estivale. Il propose également, depuis 2015, la Grande Rencontre des arts médiatiques en Gaspésie, un événement rassembleur centré sur les arts médiatiques et les pratiques expérimentales contemporaines qui en découlent.

Les Percéides Les Percéides
Après une carrière et un cheminement de vie aussi remplis de réalisations, qu’est-ce qui peut encore faire rêver François Cormier ? « Réaliser à Percé un nouveau pôle culturel et artistique au Québec ». Il est déterminé à ce que ce projet se concrétise. En parallèle, il s’investit avec les Bateliers pour que le bâtiment historique puisse être restauré rapidement. Il en fait une priorité.


On comprend que lorsque François Cormier s’engage dans un projet, il finit toujours par se réaliser. Ainsi, à la suite d’une campagne de socio-financement en 2019, la salle de cinéma a dorénavant des vrais sièges installés sur une estrade en dénivelé. Exit les chaises de salle paroissiale d’auparavant ! Les Percéides ont inauguré la nouvelle salle de cinéma en juillet 2022, en même temps qu’un tout nouvel espace bar, lounge et espace co-working .connexe à la salle de cinéma.

Les Percéides

FESTIVAL LES PERCÉIDES
perceides.ca
162, route 132 Ouest
Percé (Québec) G0C 2L0
418 782-4379

Quand Vincent Imbeault, alors papa à la maison, il y a une vingtaine d’années, s’est mis à la recherche d’un bon savon pour son bébé naissant, et qu’il ne trouvait pas ce qu’il désirait, il eut l’idée de demander à sa grand-mère de lui montrer comment fabriquer le savon du pays avec la méthode traditionnelle.

 
Ce fut le début de la grande aventure qui a mené à la création de la Manufacture de savon Borale de Baie-Comeau, en 2012. Elle loge dans un magnifique bâtiment, autrefois un établissement bancaire, au centre-ville, au design épuré et invitant.

 
« Voulant peaufiner sa technique, il a été mentoré par des maîtres savonniers français et italiens, qui lui ont appris la méthode traditionnelle pleine cuisson pour faire un savon extra pur. Cette méthode différente offre plusieurs avantages, dont d’être doux pour tous les types de peaux et de durer plus longtemps », explique la directrice générale, qui est dans l’entreprise depuis 9 ans, Suzan Arsenault.

Borale
La méthode à froid permet de produire des savons en moins d’une heure. Avec la méthode marseillaise, au contraire, on travaille avec des cuves classiques ouvertes et une chaleur directe. « La pâte cuit très longtemps », explique le maître savonnier. La pâte est ensuite lavée pour enlever toutes les impuretés et l’excès de glycérine. Il faut entre 10 et 15 jours pour faire une production. « C’est long, ça demande de l’attention, mais ça permet de garantir des savons qui ont une teneur minimum de 72 % de pâte à savon extra pur », assure-t-il.

 
Borale offre maintenant 20 sortes de savons extra purs, sans parfum artificiel (sauf les arômes naturels des produits utilisés), ni colorant, ni produit chimique, ni agent de conservation, mais seulement des huiles essentielles dont les essences proviennent surtout de la forêt boréale. « On propose quatre catégories de savons, pour répondre aux demandes de la clientèle : savon à mains, soins corporels, lessive et entretien ménager », précise Suzan Arsenault.

Borale
« On fait un produit différent, qui ne se trouve pas ailleurs. On sait qu’on fabrique des produits d’une qualité exceptionnelle. Il s’agit de quelque chose de très niché parce que notre méthode de fabrication diffère des autres savonniers au Québec », de faire valoir le fondateur de l’entreprise, Vincent Imbeault, dans une entrevue à un magazine du secteur de l’agroalimentaire et de l’entrepreneuriat du terroir. « C’est beaucoup plus complexe, plus long, mais ça donne un produit tellement différent », ajoute-t-il.


Ils sont vendus principalement à leur boutique ou par internet et sont distribués aussi dans quelques pharmacies. Toutefois, l’entreprise travaille fort à développer de nouveaux concepts marketing pour élargir sa distribution, assure la directrice générale. On pense entre autres aux centres jardins (par exemple Botanix) et les chaînes de pharmacies.

Borale
Il faudra donc probablement aménager une nouvelle manufacture pour permettre d’élargir la production. Vincent Imbeault est reconnu comme un entrepreneur sans demi-mesure qui se consacre totalement à sa mission.

« Comme mes valeurs s’insèrent dans tout ce que je fais dans la vie, je ne peux faire autrement qu’avoir une grande préoccupation pour l’environnement dans mon entreprise. Mes savons sont aussi bons pour la santé humaine que pour l’environnement ». Évidemment, il n’y a pas que le produit qui doit être irréprochable, mais aussi tout ce qui entoure sa fabrication. Le maître savonnier opte donc pour des ingrédients non toxiques, mais travaille aussi à réduire son empreinte environnementale dans toutes les étapes de fabrication.


Borale est née de valeurs fortes qui reposent principalement sur deux aspects. Tout d’abord, la volonté d’offrir des produits sains, utilisables en toute quiétude, pour tous les membres de la famille. Deuxièmement, le désir de travailler avec les richesses de la forêt boréale qui l’entoure pour créer des produits aux bienfaits et aux arômes uniques.

Borale
Il est possible de visiter la Manufacture et en apprendre un peu plus sur le processus de saponification. On peut aussi commander en ligne avec livraison partout au Canada.

Manufacture de savon Borale
borale.ca
4, Place La Salle
Baie-Comeau (Québec) G4Z 1K3
(418) 298-1888