Choses à faire

Quiconque a déjà assisté au soufflage du verre, en réel ou dans un reportage à la télé par exemple, sera d’accord pour exprimer son étonnement et son ravissement à la vue de cette masse de matériau en fusion se transformer pour devenir une créature de l’artisan.


À La Baie, au Saguenay, l’entreprise Touverre créée par le professeur détenteur d’une maîtrise en arts plastiques de l’UQAM, Giuseppe Benedetto, constitue un lieu unique de découverte et d’expérimentation. C'est à la suite de formations suivies auprès d'artistes de renommée internationale que ce passionné du verre inaugure, en 1993, la première verrerie d'art au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Touverre
Giuseppe a, à son actif, plusieurs années d'expérience dans le domaine des arts visuels et est l'auteur de nombreuses sculptures. C'est en 1994, avec l'œuvre appuyant son mémoire de maîtrise, que la démarche de Giuseppe a pris une direction basée sur l'utilisation du verre, avec l'acier, le granit, l'aluminium et le bronze.


Principalement, sa démarche s'articule sur une idéologie basée sur l'historicité, le mythe et la symbolique iconographique des objets qui racontent des moments, des idées, des souvenirs. Des objets sujets qui situent l'espace, arrêtent la durée.

 Touverre
C’est dans ce contexte et avec la volonté de rendre accessible cet art qu’il en a fait, il y a 15 ans, un Économusée, qui est d’abord une entreprise œuvrant dans le secteur des métiers d’art ou de l’agroalimentaire qui utilise un savoir-faire authentique dans la fabrication de ses produits. Sur le plan touristique, un économusée constitue un élément novateur car il permet à une entreprise privée de faire connaître au grand public la culture locale et de contribuer de manière significative à la préservation du patrimoine culturel immatériel.


Et pour rejoindre sa volonté d’intégrer dans son concept les éléments géologiques, telle la pierre fine, qu’il a également créé l’Économusée de la taille de la pierre fine, qui loge dans le bâtiment voisin du vieux presbytère. Un endroit unique et fascinant, où on trouve des artéfacts d’autres époques du développement de la terre, ainsi que d’autres pierres fines comme l’amazonite, l’hypersthène et la labradorite. Cet atelier où on travaille la pierre fine sous toutes ses formes conçoit et crée aussi des bijoux.

 Touverre
Ainsi, Touverre répond à ce concept créé au Québec en offrant : une aire de réception où les visiteurs sont accueillis et découvrent ce qu’est un économusée ; un atelier où les visiteurs peuvent voir les artisans au travail et dialoguer avec eux ; un espace d’interprétation du savoir-faire traditionnel ; un espace d’interprétation du savoir-faire contemporain ; un lieu de documentation ; une boutique.
Toutefois, le volet formation n’est pas offert à l’économusée. On s’y consacre en priorité à offrir des cours d’initiation et à recevoir des groupes scolaires ou des touristes.


Giuseppe est fier également de mentionner que l’utilisation de fours électriques limite les émissions de CO2 et réduit l’empreinte écologique de l’entreprise.


Les économusées sont membres du réseau Artisans à l’oeuvre, qui met en valeur la découverte d’un métier ou d’une pratique issus de savoir-faire qui perdurent et qui ont su évoluer dans le temps.

Touverre
De passage à La Baie, il faut vraiment s’offrir ce privilège d’aller assister à la transformation de la matière grâce à la magie du soufflage de verre, en plus de découvrir l'art de la taille de la pierre fine.

Auberge Presbytère La Baie

Touverre
Économusée du soufflage de verre
touverre.com
3205, boulevard Grande-Baie Sud
Saguenay, (arr. La Baie), QC
G7B 1G1
418-544-1660

Souhaitant créer une synergie culturelle sur le site de fondation de la Baie des Ha! Ha!, Giuseppe Benedetto décide de redonner vie au bâtiment du presbytère Saint-Alexis, vieux de 150 ans, voisin de l’église sur le boulevard de la Grand-Baie Sud.

 
Ceux qui connaissent le secteur se rappelleront que c’est là qu’on a subi les pires dégâts matériels lors des tragiques inondations au Saguenay en 1996. Une grande partie de ce qui se trouvait à l’est de l’église et du presbytère Saint-Alexis a été emporté par le déluge vers la rivière Saguenay. Ce fut un miracle que ces deux bâtiments n’aient pas été touchés. Même le Musée du Fjord situé juste en face a été dévasté et ses équipements ruinés, forçant sa fermeture.


Ce faisant, et avec l’imagination et la créativité de Giuseppe, le presbytère devient donc le symbole patrimonial du secteur Grande-Baie de ville Saguenay. On peut aujourd’hui y loger de façon originale et y découvrir une très grande variété d’activités culturelles et sociales à proximité.

Auberge Presbytère La Baie
L’Auberge propose 10 chambres et une suite dans la partie arrière, pour de courts séjours, et 4 appartements au second étage du presbytère, ces derniers étant loués à l’année. L’endroit abrite aussi une galerie d’artistes. Les visiteurs apprécieront le confort et le côté pratique de l’aménagement des chambres conçues pour rendre le séjour des plus agréables. Les chambres sont munies d’un système de ventilation/ climatisation individuel à la fine pointe de la technologie afin d’assurer de la qualité de l’air.


Des lits escamotables permettent de convertir la chambre en petit salon grâce au sofa intégré. Une solution parfaite pour les visiteurs qui apprécient plus d’espace pour vaquer à leurs occupations : télétravail, exercices, yoga, relaxation, cinéma, etc. À noter que les petits déjeuners dans une salle à manger aux murs de pierre richement mis en valeur sont inclus dans les frais de séjour à l’auberge qui offre aussi une vue imprenable sur la baie juste en face.

Auberge Presbytère La Baie Auberge Presbytère La Baie

L’immeuble où se trouvent les chambres loge également l’Économusée de la taille de la pierre fine, un volet de l’entreprise Touverre créée par Giuseppe. Giuseppe Benedetto a débarqué d’Italie avec sa famille à Baie-Comeau en 1967 alors qu’il avait 16 ans. Son père était appelé à travailler dans le secteur industriel. Très vite il a décidé qu’il n’allait pas y faire sa vie ni suivre les traces du paternel. Parce qu’il savait déjà que c’était le monde des arts qui allait être sa destinée.

 
Après des études au Cégep, il obtient un baccalauréat en enseignement des arts de l’Université du Québec à Chicoutimi en 1976. En 1994, Giuseppe obtient une maîtrise en arts plastiques. Il démarre la première verrière d’art au Saguenay-Lac-Saint-Jean où il travaille les multiples techniques du verre et fabrique des pièces variées auxquelles il associe l’aluminium, le granit, le bronze, reliant le traditionnel, le contemporain et l’expérimental.

 Auberge Presbytère La Baie
Son projet de « sauvetage » et de remise en état du presbytère, amorcé en pleine pandémie, a permis de créer un nouvel espace touristique enrichi où se marient l’hébergement et les arts dans un environnement créatif et historique. Giuseppe est aujourd’hui un homme heureux d’avoir sauvé le presbytère de la démolition, un bâtiment construit en 1868. Avant tout travail de rénovation, il a fallu installer 40 poteaux de soutènement et le renforcement en métal des poutres de bois qui soutenait le vieil édifice, explique celui qui a mené à terme ce projet sans se décourager, même si les embûches se sont multipliées.

Auberge du presbytère Saint-Alexis
aubergedupresbyterestalexis.com
3289, boul de la Grande-Baie Sud
Saguenay, Qc
418 544-1660

Le bâtiment abritant les équipements de production et la boutique depuis 2012 est en lui-même une splendeur. Tout de bois et de verre, laissant pénétrer la lumière par de grandes vitrines et mettant en vedette la diversité de produits par des étalages rigoureusement installés, le tout autour d’un grand comptoir circulaire, on y ressent déjà la qualité et la passion des concepteurs dès l’entrée.


Le président de l’entreprise, fils du fondateur, Pierre-Philippe Tremblay, est fier de ce que sa famille a créé et développé. Un peu comme Obélix dans la potion magique, il est tombé dedans quand il était petit. Son père, Donald, un professeur de carrière, voulait au départ, en 1977, cultiver un jardin sur le vaste terrain de 400 acres qu’il avait acquis. Après défrichage, drainage et labour, on s’est dit que ce grand espace invitait à faire le choix d’une culture. À la suite de discussions familiales, le choix s’est arrêté sur la culture d’un petit fruit de luxe, la framboise. Trois ans plus tard, la framboisière Le Cageot était née.

Cageot

Ainsi, le Domaine Le Cageot cultive des petits fruits depuis plus de 20 ans, mettant en vedette aujourd’hui les savoureux bleuets sauvages, les framboises et le cassis. Comme si cela ne suffisait pas, au début des années 2000, on a ajouté des vignes pour l’implantation d’un vignoble artisanal. « Un vignoble dont le raisin est unique, non répertorié, un cépage indigène autochtone qu’on appelle le Saint-André », explique fièrement Pierre-Philippe.


En 2002, l’entreprise familiale en plein essor procède à l’implantation du 1er centre régional de production artisanale de boissons alcoolisées à base de petits fruits avec un vin, deux apéritifs et une liqueur. On ajoute également 13 produits de transformations agroalimentaires : 3 vinaigrettes de vin, 3 confitures, 3 gelées, 1 miel et 3 lies. Il faudra attendre en 2013, pour que la première cuvée de vins soit embouteillée et distribuée : le Père & Fils rouge et le Père & Fils blanc. Le Domaine le Cageot est devenu depuis le plus grand vignoble régional au Lac Saint-Jean.


En 2018, un transfert d’entreprise entre le père et le fils se met en branle et de nouveaux actionnaires s’ajoutent à l’équipe, pour faire place, à un projet de croissance d’envergure. En 2019-2020 seulement, ce sont près de 3,5 M$ qui y ont été investis, notamment dans des équipements de pointe pour la microdistillerie.

 Cageot
Le Cageot a lancé un premier vin mousseux de bleuets sauvages, au Québec et même au monde. De plus, après une décennie à créer son propre cépage, on a mis en terre 8 000 plants de vigne devenant ainsi le 1er vignoble reconnu par la RACJ (Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec) au Saguenay–Lac-St-Jean.


En boutique, et sur le site Web pour des commandes en ligne, on retrouve une diversité de produits : alcools et vins, vinaigrettes, gelées et confitures, sirops, tartinades, prêt-à-boire, ainsi que quelques autres produits de collaboration (chocolats, pâtes, foie gras, etc.). Certains produits sont également offerts sur le site du Panier bleu québécois.

Cageot
« Nous sommes reconnus pour notre innovation, notre création, dans la manière d’élaborer nos produits, d’où la spécificité, l’unicité de ces derniers », expliquer le président. « Nous sommes à ce jour, toujours en constante évolution. Notre développons des produits uniques et de qualité supérieure. Pas étonnant donc que le Domaine accumule médailles, prix et hommages qui lui procurent un rayonnement international », conclut-il. Fait à signaler, Pierre-Philippe Tremblay a inscrit Le Cageot et participe à l’organisme Fierté agricole régional, en tant que membre de la communauté LGBTQ. Fierté agricole a pour mission de favoriser une meilleure connaissance des réalités LGBTQ+ en milieu rural et agricole, et de faciliter l’intégration sociale des personnes de diversité sexuelle et de genre partageant un intérêt pour l’agriculture.


Domaine le Cageot emploie une dizaine de personnes à temps plein, plus une dizaine d’autres en saison pour la cueillette et autres tâches. On offre également une salle de réception pour la tenue d’événements spéciaux. Elle peut accueillir plus de 150 personnes assises et 200 personnes en formule cocktail dinatoire. Différentes possibilités, comme mariage, réception, baptême, réunion, congrès, avec bar et repas.
Des visites du domaine et de ses installations sont offertes pour des personnes ou des groupes. On y voit régulièrement des autobus de touristes durant la saison des croisières au Saguenay.

Cageot
Enfin, la question que plusieurs se posent : c’est quoi un cageot ? Le cageot, ou cagette, est une caisse ajourée, très légère et superposable dont l'utilisation la plus fréquente est le transport et l'emballage de fruits et légumes.

Domaine Le Cageot
domainelecageot.com
5455, chemin Saint-André
Jonquière (Québec) G7X 7V4
418-547-2857

Dans le cadre de l’événement national Mangeons local, organisé par l’Union des producteurs agricoles (UPA), la Ferme Manicouagan, de Pointe-Lebel, ouvrira ses portes au grand public le 10 septembre. Ce sera la seule ferme de la Côte-Nord à y participer.

Ferme Manicouagan
Ce rendez-vous  incontournable, qui en est à sa 19e édition, propose une foule d’activités qui se dérouleront entre 10 h et 16 h : visites animées, dégustations, découverte d’animaux, ateliers éducatifs, autocueillette et plus encore. C'est une excellente occasion de découvrir ce délicieux petit fruit qu'est la camerise, une spécialité de la Ferme Manicouagan. Si vous avez l'occasion, goûter à la mousse de camerise que propose la ferme, un pur délice!

Ferme Manicouagan
Sur les 160 hectares en culture de la ferme depuis 2012,  on retrouve des productions fruitière (camerises, fraises et framboises), fourragère, céréalière et maraîchère. On y récolte annuellement 10 000 kg de camerises et 800 balles rondes de foin de 5 pieds de diamètre. On y offre aussi de l’autocueillette de fraises et framboises.

Ferme ManicouaganCes portes ouvertes seront l'occasion de découvrir le Nouveau Centre d'interprétation de la camerise de la ferme.

« Les gens pourront en apprendre plus sur ses origines, ses saveurs et ses valeurs nutritives », explique Julie Bérubé, copropriétaire de la ferme, en insistant sur l’importance de ses propriétés antioxydantes qui surpasse aisément celles des autres fruits.

Les visiteurs pourront élargir leurs connaissances par l’entremise de panneaux d’interprétation. Des écrans roulants sont également dans la mire, mais leur ajout dépendra du potentiel de fourniture d’électricité provenant de panneaux solaires.

Les visiteurs auront aussi la possibilité de découvrir le petit fruit grâce à leurs papilles gustatives puisqu’une offre de dégustations leur sera proposée sous la forme de mousses, de tartes ou de jus, entre autres choses. « Ils vont pouvoir manger assis ou demeurer debout. Il y aura une sorte de comptoir-lunch », poursuit Mme Bérubé.

Plus encore

Ferme Manicouagan
Au-delà de la camerise, le concept permettra à la Ferme Manicouagan de faire goûter d’autres concoctions provenant de la transformation des fruits et légumes issus de ses champs. La copropriétaire pense notamment au confit d’oignon et à la relish de maïs.

Fondée par Laurent et Donald Bérubé, la Ferme Manicouagan a, au fil des ans, vu la deuxième génération s’impliquer dans l’entreprise avec Julie et son frère Luc, les deux enfants de Donald. Depuis peu, un partenaire d’affaires, Claude Théberge, est associé à la famille Bérubé.

Dimanche 15 février 2026 à 13h

Pour le 2e dimanche culturel de 2026, La Pulperie de Chicoutimi accueillera monsieur Daniel Jean, co-commissaire de l’exposition Bonjour Jean-Jules! Monsieur Jean établira un parallèle entre le travail de deux artistes importants de notre région qui se côtoient présentement dans des espaces voisins au musée régional : Arthur Villeneuve, et sa maison-musée, et Jean-Jules Soucy et sa Pyramide des Ha! Ha! S’ils se rapprochent par la trace qu’ils ont imprimée dans leur milieu respectif, ces créateurs se distinguent au chapitre des conditions de production de leur œuvre et de son inscription dans le tissu social et culturel de leur époque. Deux histoires marquantes et passionnantes!

JJ Soucy
La rencontre se tiendra dans les salles d’exposition du musée et sera d’une durée de 60 minutes.

🔸Activité gratuite présentée par La Pulperie dans le cadre de la Semaine du patrimoine à Saguenay
🔹Inscription obligatoire auprès de Mme Denise Pedneault au 418-698-3100 poste 1307

Quand Vincent Imbeault, alors papa à la maison, il y a une vingtaine d’années, s’est mis à la recherche d’un bon savon pour son bébé naissant, et qu’il ne trouvait pas ce qu’il désirait, il eut l’idée de demander à sa grand-mère de lui montrer comment fabriquer le savon du pays avec la méthode traditionnelle.

 
Ce fut le début de la grande aventure qui a mené à la création de la Manufacture de savon Borale de Baie-Comeau, en 2012. Elle loge dans un magnifique bâtiment, autrefois un établissement bancaire, au centre-ville, au design épuré et invitant.

 
« Voulant peaufiner sa technique, il a été mentoré par des maîtres savonniers français et italiens, qui lui ont appris la méthode traditionnelle pleine cuisson pour faire un savon extra pur. Cette méthode différente offre plusieurs avantages, dont d’être doux pour tous les types de peaux et de durer plus longtemps », explique la directrice générale, qui est dans l’entreprise depuis 9 ans, Suzan Arsenault.

Borale
La méthode à froid permet de produire des savons en moins d’une heure. Avec la méthode marseillaise, au contraire, on travaille avec des cuves classiques ouvertes et une chaleur directe. « La pâte cuit très longtemps », explique le maître savonnier. La pâte est ensuite lavée pour enlever toutes les impuretés et l’excès de glycérine. Il faut entre 10 et 15 jours pour faire une production. « C’est long, ça demande de l’attention, mais ça permet de garantir des savons qui ont une teneur minimum de 72 % de pâte à savon extra pur », assure-t-il.

 
Borale offre maintenant 20 sortes de savons extra purs, sans parfum artificiel (sauf les arômes naturels des produits utilisés), ni colorant, ni produit chimique, ni agent de conservation, mais seulement des huiles essentielles dont les essences proviennent surtout de la forêt boréale. « On propose quatre catégories de savons, pour répondre aux demandes de la clientèle : savon à mains, soins corporels, lessive et entretien ménager », précise Suzan Arsenault.

Borale
« On fait un produit différent, qui ne se trouve pas ailleurs. On sait qu’on fabrique des produits d’une qualité exceptionnelle. Il s’agit de quelque chose de très niché parce que notre méthode de fabrication diffère des autres savonniers au Québec », de faire valoir le fondateur de l’entreprise, Vincent Imbeault, dans une entrevue à un magazine du secteur de l’agroalimentaire et de l’entrepreneuriat du terroir. « C’est beaucoup plus complexe, plus long, mais ça donne un produit tellement différent », ajoute-t-il.


Ils sont vendus principalement à leur boutique ou par internet et sont distribués aussi dans quelques pharmacies. Toutefois, l’entreprise travaille fort à développer de nouveaux concepts marketing pour élargir sa distribution, assure la directrice générale. On pense entre autres aux centres jardins (par exemple Botanix) et les chaînes de pharmacies.

Borale
Il faudra donc probablement aménager une nouvelle manufacture pour permettre d’élargir la production. Vincent Imbeault est reconnu comme un entrepreneur sans demi-mesure qui se consacre totalement à sa mission.

« Comme mes valeurs s’insèrent dans tout ce que je fais dans la vie, je ne peux faire autrement qu’avoir une grande préoccupation pour l’environnement dans mon entreprise. Mes savons sont aussi bons pour la santé humaine que pour l’environnement ». Évidemment, il n’y a pas que le produit qui doit être irréprochable, mais aussi tout ce qui entoure sa fabrication. Le maître savonnier opte donc pour des ingrédients non toxiques, mais travaille aussi à réduire son empreinte environnementale dans toutes les étapes de fabrication.


Borale est née de valeurs fortes qui reposent principalement sur deux aspects. Tout d’abord, la volonté d’offrir des produits sains, utilisables en toute quiétude, pour tous les membres de la famille. Deuxièmement, le désir de travailler avec les richesses de la forêt boréale qui l’entoure pour créer des produits aux bienfaits et aux arômes uniques.

Borale
Il est possible de visiter la Manufacture et en apprendre un peu plus sur le processus de saponification. On peut aussi commander en ligne avec livraison partout au Canada.

Manufacture de savon Borale
borale.ca
4, Place La Salle
Baie-Comeau (Québec) G4Z 1K3
(418) 298-1888

Rien ne semble freiner les ardeurs d’entrepreneurs de Sébastien Després et Heather Wright (photo), les propriétaires et actionnaires de Shediac Wonderland. Après l’Auberge Le Griffon, le restaurant Moque-Tortue et le café-chocolaterie Adorable Chocolat, voilà qu’ils se lancent en 2024 dans la renaissance du ciné-parc Neptune, de sa cantine, et qu’ils deviennent concessionnaires de celle de la Plage Parlee du parc provincial de Pointe-du-Chêne.


L’annonce de la réouverture du ciné-parc le 17 mai a connu des échos positifs dans la communauté et dans la région. « Cet ajout à notre collection d’établissements inspirés des contes d’Alice au Pays des Merveilles, conservera son nom historique (Neptune) tout en adoptant la fantaisie imaginative qui fait la renommée de Shediac Wonderland, notre entreprise qui chapeaute tous ces établissements », affirment Sébastien et Heather. Dans cet esprit, les cantines du ciné-parc et de la plage s’appelleront Morse et Marteaux.

 Wonderland Wonderland 

La cantine du ciné-parc et celle de la Plage Parlee s'appelleront Morse et Marteaux

Un fumoir à viande au feu de bois
Par ailleurs, Sébastien Després rêvait d’un fumoir à viande de style Texan pour alimenter ses cuisines du Moque-Tortue et du café Adorable Chocolat. Après avoir visité de nombreux endroits qui en utilisaient un, il a choisi de construire le sien avec un de ses artisans-bricoleurs. Installé à la cantine du ciné-parc dès le mois de mai, il sera utilisé pour fumer au feu de bois le poulet et les viandes de bœuf qui seront servis autant dans les deux cantines que dans ses deux restaurants de Shediac.


Ce genre d’équipement se vend autour de 30 000 $ dans les entreprises spécialisées. L’entrepreneur acadien entend profiter de l’expérience de ce premier modèle pour en produire un second qui sera mobile et utilisé pour offrir des méchouis sur fumoir à partir de l’automne 2024. Il a déjà des commandes pour ce genre d’activités lors de grands événements.


Ainsi, les menus du Moque-Tortue et du café-chocolaterie Adorable Chocolat se verront modifiés pour y ajouter des plats de viande préparée au fumoir de style Texan. Le second étage du Moque-Tortue se verra libéré de sa cuisine de produits sucrés pour accueillir celle de la préparation des viandes pour tous les établissements. De la même façon, on centralisera la production de tous les produits sucrés dans la cuisine de Adorable Chocolat.


« L’opportunité du Neptune va au-delà du simple ciné-parc accueillant 350 voitures et présentant des films projetés sur un projecteur 4K ultra-moderne. On y a vu l’occasion idéale d’ajouter un équipement qui permettra d’améliorer l’offre de restauration sur place, mais également celle des autres restaurants de notre groupe », précise Sébastien Després.


Une saison de cinéma attendue
Dès le 10 mai, le ciné-parc Neptune accueillera ses premiers cinéphiles depuis deux ans. Ce populaire endroit pendant plusieurs décennies fait déjà le bonheur de bon nombre d’amateurs de cinéma en plein air, beau temps, mauvais temps. Sans compter que les activités en soirée sont peu nombreuses à Shediac l’été.


Les visiteurs profiteront d’une technologie sonore de qualité par le biais de la bande FM des radios des voitures. Les contrats signés avec la douzaine de diffuseurs permettront de projeter les nouveautés en exclusivité ainsi que les grands classiques que les gens aiment revoir durant la période de haute saison touristique. On présentera des semaines thématiques à l’occasion, en plus de préparer une grande fête d’Halloween en fin de saison. On s’attend à accueillir les cinéphiles tôt en soirée pour leur permettre de profiter de la nouvelle offre culinaire tout en s’assurant d’une place de choix pour la projection débutant après le coucher du soleil.

Wonderland Sébastien, Heather et leurs enfants.

Toutes ces transformations dans l’univers de Shediac Wonderland font en sorte que l’entreprise aura à gérer plus de 75 emplois au cours des prochains mois. Moque-Tortue compte une équipe-cuisine de qualité qui réjouit son propriétaire et qui permettra de créer de nouveaux mets, comme les tartes à la viande entre autres. Pour le café-chocolaterie Adorable Chocolat, on se prépare à y offrir un service de bar.
Sébastien Després explique qu’il est confiant que l’année 2024 représentera un tournant majeur pour Shediac Wonderland. S’inquiète-t-il de devoir affronter des défis importants ? « Si je ne peux pas être le meilleur de la région dans ce que j’entreprends, je ne le fais pas », répond-il sans hésitation.


Ciné-parc Neptune
neptunedrivein.ca
506 351-0367
691, Rue Main
Pointe-du-Chêne (Shediac), E4P 4Z9

Cantine Morse et Marteaux
parcsnbparks.info
506 351-0367
Parc provincial de la Plage Parlee
45, Chemin Parlee Beach
Pointe-du-Chêne, NB E4P 8V5

Shediac Wonderland
thewonderland.ca
506 351-0367

Le Musée de la Mer du Havre-Aubert, situé au cap Gridley sur le site de La Grave, aux îles de la Madeleine, a fière allure, perché sur un des plus beaux points d’observation du secteur. Depuis son installation sur ce site en 1974, après avoir vécu quelques années dans l’ancienne salle paroissiale du Havre entre 1969, année de sa fondation, et son déménagement, il joue un rôle de premier plan afin d’assurer la sauvegarde du patrimoine maritime et culturel des îles.


Cette mission se traduit par des actions de recherche, de conservation des collections, de mise en valeur, de diffusion et d’éducation, en particulier concernant l’empreinte insulaire qui conditionne la vie des Madelinots.


D’ailleurs, pour ceux qui aiment les éléments impressionnants dans ce type d’institution muséale, dès l’entrée dans le hall principal de ce bâtiment agrandi et rénové en 2011, on est attiré par ce squelette de baleine suspendu du plafond.

Le Musée de la Mer

  
Rappel historique : en mai 2008, un Grand cachalot s’échoua sur la plage du Nord, juste avant la Pointe-aux-Loups. Le décès étant constaté, un groupe de Madelinots décida d’exposer aux Îles le squelette de l’animal. Trois hommes : Claude Bourque, Pierre-Henry Fontaine et Paul Grégoire, et vingt autres bénévoles s’affairent alors à réaliser ce projet et mirent trois jours à dépecer la carcasse du mammifère marin. C’est alors que débutèrent deux phases très importantes : le nettoyage de chaque os et sa numérotation afin de remonter le squelette. Ce n’est que plus de six ans plus tard, soit en décembre 2014, que les 215 os dégraissés, séchés et propres sont remontés et le squelette suspendu dans le hall du musée de la Mer.


La nouvelle directrice du Musée depuis la fin de 2022, Gabrielle Leblanc, est fière de pouvoir poursuivre l’œuvre du fondateur, le père Frédéric Landry, qui en fut le directeur pendant plus de 30 ans. Formée en science politique, en lettres et en gestion de projets, Mme Leblanc oeuvre dans le milieu de la culture et du patrimoine depuis de nombreuses années. De 2008 à 2021, elle a occupé le poste de superviseure aux activités culturelles et régisseure en culture, patrimoine et bibliothèques à la Municipalité des Îles-de-la-Madeleine.

Le Musée de la Mer
C’est le 8 août 1969 que le Musée des Îles fut inauguré en présence de Jean-Jacques Bertrand, alors Premier ministre du Québec. En 1972, le déménagement du Musée des Îles et son changement de nom pour le Musée de la Mer sont annoncés. Le gouvernement du Québec y consacre une subvention de 200 000 $ afin de construire un nouvel édifice spécialement dédié à l’établissement.


Expositions vivantes et activités captivantes
« Le Musée de la Mer offre une immersion dans la culture madelinienne, à travers expositions et activités, durant toute l'année. L'accueil chaleureux du personnel inspirant et passionné s’ajoute à la qualité des présentations permanentes ou temporaires et ce, pour toute la famille », assure Gabrielle Leblanc.

Le Musée de la Mer Le Musée de la Mer
L’exposition permanente « Vivre aux îles, vivre les Îles », des expositions temporaires sur différentes thématiques, montrant des œuvres, entre autres, des artistes locaux, et offrant une documentation pointue aux passionnés de généalogie, des artéfacts de la vie maritime, des activités de pêches ancestrales, de bateaux échoués, des conférences sur des sujets pertinents, voilà ce qui attend les visiteurs locaux et les touristes nombreux qui y viennent chaque année.


Depuis mai 2023, jusqu’en octobre, on peut voir l’étonnante exposition d’Annie Morin, artiste multidisciplinaire, « Promenade au fond de l’océan ». On y présente un amalgame d’œuvres sculpturales ainsi que picturales qui font appel aux profondeurs de l’océan. Dans sa démarche, elle s’inspire des formes organiques de ce milieu ainsi que le contraste entre sa fragilité et sa force.

 Le Musée de la Mer Le Musée de la Mer
Fait à signaler, en février 1971, on a accueilli l’exposition « La Lune débarque aux Îles ». Le musée a accueilli et présenté les roches lunaires rapportées sur Terre en 1969 par l’équipage d’Apollo 11.

 
De plus, en juillet 1987 fut inauguré l’Aquarium des Îles, dans l’ancien bâtiment patrimonial des Salines, sur le site de la Grave, qui présentait au public une partie de la faune et de la flore présentes sur le plateau continental du golfe du Saint-Laurent, un projet porté au départ par le musée dans le cadre du classement et de la revitalisation du site patrimonial de la Grave.

 
Après un changement de vocation en 2017, le bâtiment abrite depuis ce temps une exposition au 2e étage sur l'histoire de la Grave et des activités culturelles au rez-de-chaussée durant l'été. Les experts s’affairent à sécuriser le bâtiment datant de 1895 pour permettre de consolider ses fondations et poursuivre ainsi sa vocation d’animation et d’information historique durant l’été.


Pour sa part, le Musée de la Mer est un OSBL géré par un conseil d’administration présidé par Normand Thellab. Le Musée emploie une équipe de personnes de diverses disciplines, en plus d’accueillir des chercheurs en archéologie et anthropologie judiciaire durant l’été.

Musée de la Mer
museedelamer-im.com
1023, chemin De La Grave
Havre-Aubert, (Qc) G4T 9C8
418 937-5711

Jean Roy et son associé dans Les Croisières Baie-de-Gaspé au Parc national de Forillon, le capitaine Guy Synnot, ne cessent jamais d’apporter des améliorations à leur entreprise qui amènent chaque année depuis plus de 25 ans, du 1er juin au 18 octobre, des milliers de visiteurs attirés par l’observation des baleines.

Croisières Baie de Gaspé

Dès 2023, en plus du Narval III, ce grand zodiac pouvant accueillir 45 passagers, on ajoutera un nouveau bateau pour offrir des excursions en mode plus sportif : un petit zodiac acquis d’un fabriquant Ukrainien et pouvant transporter une douzaine de passagers adultes. Les familles et les enfants n’y seront pas admis. Il en coûtera le même prix que pour le Narval III et la durée de l’excursion sera la même.
Le bateau acquis au coût de 172 000 $ est arrivé au pays, en Nouvelle-Écosse, chez le fournisseur qui a remporté l’appel d’offres. Il sera transporté à Gaspé pour être préparé pour la prochaine saison. On devra former du nouveau personnel pour son opération. Les entrepreneurs gaspésiens ont obtenu du financement totalisant 40 000 $ par le biais de la SADC, de Tourisme Gaspésie, de Développement économique et Innovation Québec et de la MRC de la Côte-de-Gaspé.
Agissant en tant que concessionnaire pour Parcs Canada, les Croisières Baie de Gaspé est la seule compagnie autorisée à opérer un service d’excursions aux baleines au parc national Forillon. De façon unique, presqu’exclusive, Forillon permet donc une vraie intimité avec les baleines sans avoir à subir l’achalandage de nombreux autres bateaux.
Le secteur Grande-Grave de Forillon, le lieu de départ des croisières, est un emplacement stratégique pour l’observation des baleines. Parmi toutes les compagnies d’excursion au Québec, c’est la plus près des secteurs fréquentés régulièrement par ces grands mammifères marins. Selon le moment de l’été, on fait de 2 à 4 sorties quotidiennes.
L’équipe de navigation fait du repérage chaque matin à partir de la côte avec des lunettes d’approche. Ce repérage donne une bonne idée de la répartition des baleines dans le secteur de Forillon. L’interprétation à bord du navire est assurée par des guides-interprètes professionnels et le scénario d’interprétation est approuvé par Parcs Canada. Au cours de la saison, selon la disponibilité de la nourriture, jusqu’à six (6) espèces différentes de baleines peuvent être observées dans les environs de la baie de Gaspé et du golfe du Saint-Laurent dont le rorqual bleu (la plus grande baleine au monde) et le spectaculaire rorqual à bosse.

Croisières Baie de Gaspé
Jean Roy, un ex-mécanicien de la Garde Côtière à Québec, agit comme gestionnaire et promoteur de l’entreprise. Guy Synnot voit au bon fonctionnement du bateau et à la sécurité des passagers lors des excursions, en plus de coordonner les équipages.

Croisières Baie de Gaspé
baleines-forillon.com
2448 A, Boul. de Grande-Grève
Gaspé, QC G4X 6L7
418.892.5500

Les Guides GQ proposent depuis de nombreuses années de faire découvrir les meilleurs attraits touristiques et leurs environnements historique, culturel et aussi gastronomique de plusieurs régions du Québec. C’est pourquoi l’éditeur s’acharne à découvrir et faire connaître les entreprises et organisations homosympas à ses clientèles LGBTQ+ et leurs alliés.es qui souhaitent voyager dans les meilleures conditions possibles.

Dans son guide annuel gratuit « À l’orée du Québec boréal », qui inclue les régions touristiques de Charlevoix, du Saguenay-Lac St-Jean et de la Côte-Nord, l’éditeur a pensé élargir son offre pour le secteur de la Minganie et même de la Basse Côte-Nord. Une entente de partenariat est intervenue en 2025 avec la Coopérative de solidarité en tourisme équitable (Voyages CoSte), de Rivière-au-Tonnerre, et on a choisi d’entreprendre la découverte de certains de ses forfaits dès la fin de l’été.

Voyages Coste
Ainsi, de concert avec la directrice générale de Voyages CoSte, Alberte Marcoux, nous avons établi et préparé un parcours de quelques jours en Minganie, du 29 août au 5 septembre dernier. Alberte a vraiment vu à tout, avec force détails, avec ses partenaires, pour s’assurer que nous vivions une expérience exceptionnelle et mémorable. Lors d’une rencontre avec elle la veille du début du périple en Minganie, elle a su nous mettre l’eau à la bouche de diverses façons. D’abord par la visite des lieux au siège social de Voyages CoSte installé depuis 2013 au cœur du village de Rivière-au-Tonnerre, avantageusement situé sur un promontoire en bordure de mer. La partie arrière du bâtiment abrite l’Escale Lam-Air, un lieu d’hébergement offrant 13 chambres, une réception voisinant une grande salle commune, et une vaste salle à manger aux larges vitrines offrant une vue imprenable sur la mer… et les levers de soleil.

Anticosti Anticosti Anticosti

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Au fur et à mesure que nous prenions connaissance du contenu de notre périple présenté dans le document préparé à notre intention, nous sentions la ferveur et l’intérêt augmenter, mais aussi l’impatience nous envahir. Nous savions déjà que ça allait être à la hauteur de nos attentes. Moi comme rédacteur et reporter des Guides GQ depuis quatre ans, habitué des voyages en régions, et mon collègue photographe et ornithologue amateur, toujours prêts pour de nouvelles découvertes, nous étions heureux d’avoir la chance de vivre une telle aventure.

Anticosti la mystérieuse
Le lendemain, après un périple routier qui nous a mené jusqu’à Kegaska, au bout de la route 138, avec des haltes à Natashquan, Baie Johan-Betz, Longue-Pointe-de-Mingan et Havre-Saint-Pierre, nous nous sommes rendus ensuite à Port-Menier sur l’île d’Anticosti avec un vol de Air Liaison d’une durée de 10 minutes. Et là, le charme a vite opéré dès notre prise en charge par le co-propriétaire du Gite COPACO Anticosti, Fernand Marcoux, où nous allions passer les quatre prochaines nuits.

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Cueillis à l’aéroport, nous sommes accueillis au gîte par un groupe de chevreuils affamés, vivant en liberté dans les rues de Port-Menier, qui viennent se nourrir plusieurs fois par jour de maïs et des restes de table de la cuisine de Doris, la gérante et cuisinière. Ses petits déjeuners sont fabuleux. Sa bonne humeur aussi. Après l’installation dans notre chambre, l’une des cinq du gîte, avec accès à une salle de bain, on se rend à l’unique restaurant de Port-Menier, le Ellis Resto-bar (mis à part celui de l’auberge de la SÉPAQ), rempli de gens venus profiter d’un bon repas en ce vendredi soir de la fin du mois d’août. Avec Sylvie, la conjointe de Fernand, on échange sur la vie à Anticosti et on prend connaissance du programme que nous a préparé notre hôte pour les deux prochains jours.

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Fernand Marcoux raconte comment lui et son partenaire depuis 2018, Sylvain Jennis, un Innu de La Romaine expert en fumage, ont acquis cette auberge en 2021, en pleine pandémie de la COVID, et y ont annexé un fumoir dans un garage à l’arrière. On y offre des produits fumés à froid et à chaud selon une méthode traditionnelle autochtone. Les produits sont fumés au bois d'érable. On y fume du saumon, de la truite, des pétoncles, des crevettes et du fromage.

Après une bonne nuit de sommeil, et un bon déjeuner, nous partons explorer l’île dès 8 heures, un parcours qui nous mènera à 175 km vers l’est, avec des haltes à l’aller et au retour pour visiter des campements de la SÉPAQ, l’organisme gestionnaire des territoires et des infrastructures du Parc national d’Anticosti, et quelques attraits naturels exceptionnels. La route en gravier est aussi parcourue par des véhicules de la SÉPAQ, et de gros camions oeuvrant dans divers chantiers forestiers. Autrement, il n’y a pas âme qui vive, sauf celles des quelques chasseurs et pêcheurs et celles des dizaines de milliers de chevreuils qui se cachent dans les vastes forêts.

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Ce périple auquel nous accompagne Fernand Marcoux est l’occasion de découvrir des lieux et des attraits peu communs, rendus un peu moins attrayants à cette période en raison de la sécheresse des dernières semaines qui a réduit sensiblement le débit des cours d’eau, habituellement très élevé. Cela ne nous a pas moins fait apprécier cette chance incroyable de pouvoir apprendre plein de faits intéressants sur les particularités de ces lieux mystérieux pour la plupart d’entre nous. Car même si on y a développé les infrastructures d’accueil et augmenté les facilités d’accès pour les villégiateurs et les amateurs de plein air, il demeure qu’Anticosti est encore un lieu empreint de mystère et son histoire est pour le moins fascinante.

De retour au gîte en début de soirée après plus de 350 km de route, nos caméras et nos cerveaux remplis d’images inoubliables de lieux et de diverses espèces d’oiseaux, des phoques et des centaines de chevreuils traversant la route au coucher du soleil, nous avons pu participer à une dégustation de quelques produits du fumoir, un régal pour nos papilles gustatives, que nos hôtes nous ont offert en guise d’appréciation de notre visite.

Le lendemain, c’est à une tournée historique de Port-Menier, née en 1900, et comptant actuellement entre 175 et 250 habitants selon les périodes, à laquelle nous avons eu droit. Les vestiges du Château Menier, les restes d’une épave de bateau, un cimetière ancien, un vieux four à chaux géant, et divers autres lieux emblématiques. Un safari photo à la recherche d’oiseaux marins a aussi occupé une partie de l’après-midi du dimanche. On y a d’ailleurs observé des rassemblements de grands hérons absolument fantastiques, les plus importants jamais vus pour ma part.

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Le lundi, jour de la Fête du travail, nos hôtes ont quitté l’île en bateau pour retourner à leurs affaires professionnelles et familiales à Sept-Îles, après une halte à Rivière-au-Tonnerre pour quelques jours de repos. Pour notre part, nous avons profité d’un véhicule fourni gracieusement par le service de location de véhicules, pour compléter notre exploration de quelques lieux, comme le Musée et site archéologique situé dans l'ancienne église de Port-Menier. Ce centre d'interprétation offre un aperçu de l'histoire humaine et naturelle de l'île. Le musée présente l'histoire de l'île, ses écosystèmes uniques et de nombreux fossiles. L'île d'Anticosti a d’ailleurs été inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO le 19 septembre 2023, devenant ainsi le troisième site québécois sur cette prestigieuse liste. Elle est reconnue mondialement pour son enregistrement paléontologique exceptionnellement complet et bien préservé, témoignant de la première extinction massive de la vie animale sur Terre, il y a environ 447 à 437 millions d'années.

Finalement, remplis de beaux souvenirs, d’histoires fabuleuses, de découvertes mémorables et de rencontres inspirantes, nous avons quitté Anticosti le mardi après-midi, pour aller poursuivre notre découverte d’autres lieux d’intérêt en Minganie avec la contribution de Voyages CoSte. C’est à Rivière-au-Tonnerre, à L’Espace Lam-Air, que nous avons terminé cette journée du 2 septembre, non sans avoir profité d’un succulent repas offert par la propriétaire du resto la Marinière du Nord, Monica Paquet, dont elle a le secret et qu’elle prépare toujours avec amour et passion.

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(La suite de ce séjour en Minganie dans « L’Archipel de Mingan en deux excursions formidables »)