Manger et boire

Les frères James et Charles Atkins, originaires de la région de l’Estrie, se sont établis en Haute-Gaspésie en 1988 et ont créé leur entreprise en 1993. « Le plaisir a été notre point de départ et est resté notre destination. Bourlingueurs sous de très beaux cieux, nous sommes arrivés en Haute-Gaspésie, réunissant en un seul paysage nos souvenirs de mer et de montagnes. Notre entreprise émane d'une profonde tradition familiale pour la gastronomie, doublée d'une grande curiosité pour la culture culinaire et pour tout ce qui a trait aux plaisirs de la table », expliquent-ils.

Atkins&Frères Les frères James et Charles Atkins, fondateurs

Après presque deux décennies d’accomplissements dans leur beau, mais lointain village de Mont-Louis, ils se sont sentis emporter par un vent de hardiesse, venu avec l’air du temps. Maintenant qu’ils ont passé le flambeau à la relève, c’est le chef Guillaume Thibault qui est devenu le nouveau propriétaire unique de la compagnie. D’origine française, M. Thibault fut d’abord accueilli comme stagiaire au sein de l’entreprise lors de ses études en génie bioalimentaire en Bretagne en 2008. Suite de l’obtention de son MBA, il a été invité à rejoindre l’équipe de manière permanente. Il a occupé le poste de directeur général pendant plus de trois ans avant d’acquérir l’entreprise en 2016. Il a acquis entre temps sa citoyenneté canadienne.

Atkins&Frères Guillaume Thibault, président
Pour lui, comme pour les frères fondateurs, « échanger, communiquer avec nos adeptes comme nous aimons le faire à partir du comptoir de Mont-Louis, et offrir les produits directement à partir de notre atelier est un vieux rêve qui continue de motiver l’équipe qui s’affaire toute l’année à réaliser des produits d’exception ».

 
Les artisans de Mont-Louis poussent donc encore plus loin la mission de concourir au plaisir convivial de la bonne table en la partageant directement avec leurs fidèles clients et divers connaisseurs, d’hier et d’aujourd’hui, et ceux qui les découvrent et les adoptent chaque année. « Désormais, on peut servir la clientèle directement de chez nous à chez vous, ou par un petit détour chez nos partenaires privilégiés qui partagent nos valeurs d’intimités chaleureuses avec les fervents », assure la gérante au siège social, Isabelle Lafrenière.

Atkins&Frères
L’un des grands secrets du succès et de la qualité des produits offerts : la fumaison. C’est à la fois un art et une technique, comme dans divers autres métiers connexes. Ainsi, avec les mêmes principes de base et une technologie relativement similaire, chaque artisan, chaque entreprise apporte une touche particulière qui les font se caractériser aussi clairement que des scotchs, des charcuteries, des vins, des fromages de diverses maisons.

Atkins&Frères Atkins&Frères
Chez Atkins & frères, on se distingue par le maintien de certains paramètres de travail qui se reflètent dans la promesse de créer et d’offrir des poissons et fruits de mer fumés du même niveau que ce qu’on souhaiterait offrir à notre propre table pour la famille et les amis. Ainsi, maintenant et pour toujours, on s’évertue à faire exactement selon les critères d’intention et de désir à l’origine de l’entreprise, en misant sur une approche franchement culinaire.

 
« Notre savoir-faire se veut au service des plaisirs conviviaux de la bonne table. Le goût de plaire, de séduire, d’épater ; un appel sans prétention, mais non équivoque à la volupté, au bon temps, et au régal rabelaisien. Voilà ce qui nous anime », rappelle Guillaume Thibault.
Atkins & Frères a reçu le Mérite national des pêches et de l’aquaculture, de même que Le Mérite national de la restauration et de l’alimentation et le prix Le Renaud-Cyr reconnaissant les professionnels et professionnelles de la table pour leur contribution remarquable à la culture gastronomique du Québec.

Atkins&Frères Atkins&Frères
Et puis, nul besoin de se rendre à Mont-Louis pour se délecter des produits désirés. On peut aussi les trouver aux boutiques Délices de la mer à Montréal (rue Mont-Royal et Marché Jean-Talon) et à Québec (Grand Marché), de même qu’à Boucherville. On prend également part à l’occasion à des événements ponctuels régionaux pour présenter les produits et attirer de nouveaux adeptes. Le site web présente de belle façon les produits offerts de même qu’une série de recettes qui font saliver juste à les consulter. Puisque Atkins & Frères ne propose que des produits frais ou surgelés, l’achat en ligne n’est pas possible pour le moment.

Atkins&Frères Atkins&Frères
La direction de l’entreprise tient à souligner la qualité de l’intervention du bureau régional d’Investissement Québec pour avoir rendu la réalisation de ce projet de relève possible, permettant ainsi à un jeune entrepreneur de démontrer son talent et de consolider une vingtaine d’emplois permanents de qualité dans la communauté de Mont-Louis, en Haute-Gaspésie.

Atkins&FrèresAtkins&Frères

Fait à signaler, les produits de la mer utilisés pour réaliser les mets offerts proviennent essentiellement de la région, ou à tout le moins du Québec et du Canada. Par exemple, Le saumon utilisé provient du Nouveau-Brunswick. « Nous apprécions la proximité, la fraicheur et la possibilité d’offrir un produit 100 % canadien », assure Guillaume Thibault.

Atkins & frères
atkinsetfreres.com
1, rue Chanoine-Richard
Mont-Louis (Québec) G0E 1T0
418 797-5059

À Percé, la plupart des gens connaissent l’histoire de Thérèse, la grand-mère de Billy Bastien et de Shaddy Beaudin, deux des quatre co-propriétaires du resto-bar La Buvette depuis 2020, en plein cœur du village. Situé en retrait de la rue, son grand parterre fleuri où pointe une chaleureuse terrasse invite à y aller consulter le menu et découvrir le décor.
Thérèse Beaudin, native de Newport, décédée en 2017, était une bâtisseuse reconnue entre autres pour son hospitalité et sa générosité. Il allait de soi pour les quatre entrepreneurs en herbe de nommer leur établissement en son honneur.
Au menu, des plats originaux, « une cuisine locale qui bouge au gré des saisons, où les cocktails sont soigneusement conçus et où les vins sont choisis avec amour », peut-on lire sur la page Facebook. Billy parle d’un endroit où on peut déguster des produits locaux qui viennent de la mer et de la montagne. Il précise aussi que la Buvette Thérèse ne s’offre pas comme un restaurant ou un bar, mais un entre-deux où le client pourra bruncher, prendre l’apéro et souper.

Buvette Thérèse
À l’endroit où se trouve La Buvette, il y avait déjà un restaurant depuis 2000, le Café Champêtre. Billy y a travaillé pendant 10 ans, tout en poursuivant des études de gestion en hôtellerie et restauration, jusqu’à ce que les propriétaires d’alors laissent entendre leur projet de vendre, au début de la pandémie de COVID. Billy a réuni trois de ses amis, dont sa cousine, ayant tous une certaine expérience de la restauration. Ensemble ils ont élaboré le projet de Buvette.

Buvette Thérèse associés
Il fallait du cran et une détermination sans borne pour se lancer dans une telle entreprise en pleine pandémie. Quatre jeunes sans revenus permanents, sans historique d’affaires, affronter le financement d’un restaurant saisonnier ouvert trois mois par année à Percé a été un beau défi, explique Billy. « Il fallait oublier les banques et institutions financières. On a donc trouvé des gens qui ont cru en nous et on leur doit une fière chandelle ».
Depuis deux ans, on a reconfiguré et redécoré le local. On a créé un coin bar et on a équipé la cuisine en y ajoutant quelques éléments. Ce sont près d’une trentaine de personnes qui y trouvent un emploi de mai à septembre.
Ah oui, le site web mentionne qu’il vaut mieux réserver pour s’assurer d’y avoir une table certains soirs et lors des brunchs.

La Buvette Thérèse
buvettetherese.com
162, QC-132
Percé, QC G0C 2L0
418.689.9609

À chaque fois qu’on trouve les termes « épicerie fine » associé à un établissement, on a souvent l’impression qu’on va se retrouver face à des produits importés, peu connus, rares, à prix élevés, ou encore des produits du terroir « douteux ». Au Marché des saveurs gaspésiennes, au cœur du secteur des restaurants, bars, boutiques, hôtels et autres commerces de la rue de la Reine à Gaspé, on s’efforce depuis 20 ans à démontrer qu’on a tout intérêt à s’intéresser à cette variété de produits fins, pour sortir de l’ordinaire dans ses repas et ses recettes culinaires, notamment.

Or, depuis 2022, l’établissement a changé de propriétaire. C’est le couple Claudia Romero et Ricardo Granja, arrivés au Québec et à Gaspé il y a 11 ans, à l’âge de 26 ans, en provenance de l’Amérique du Sud, qui est maintenant aux commandes de cette épicerie fine des plus populaires. Les deux proviennent d’une famille d’entrepreneurs, et depuis leur arrivée à Gaspé, Claudia a complété une formation en relève entrepreneuriale, en plus de travailler dans des emplois liés au service à la clientèle et au tourisme. Elle a même enseigné le français à des travailleurs étrangers basés à Gaspé.

 Marché Saveurs
Claudia explique qu’elle vit un rêve éveillé. Après avoir côtoyé durant de nombreuses années le propriétaire du mythique Marché des Saveurs Gaspésiennes, elle l’a acheté pour s’enraciner ici. Elle le considérait comme son mentor. Elle avait un œil sur ce commerce qu’elle fréquentait déjà depuis longtemps. Quand il lui a fait part de son intention de vendre, elle a sauté sur l’occasion et ils se sont rapidement entendus sur les termes du transfert de propriété.


« On voulait bâtir une entreprise. On voulait avoir un projet en aquaculture, notre spécialité, mais on trouvait cela difficile. Ça s’élevait à plus de quatre millions de dollars », explique Claudia. « On a contacté notre créancier, et on a pris la relève de l’entreprise que j’adorais depuis que l’on habitait le coin », ajoute la femme comblée qui habite la péninsule avec ses enfants, Marycielo et Ricardo.

 
Ricardo a choisi d’accompagner sa conjointe dans cette nouvelle aventure. Il s’occupe entre autres de la cuisine, des achats, alors que Claudia est responsable de l’administration et des ressources humaines. Ils emploient 14 personnes, dont plusieurs étaient là depuis quelques années.

Marché Saveurs
Bien que le rachat eut lieu en pleine pandémie, Claudia est heureuse de leur choix. « On a beaucoup appris et moi, j’adore cela apprendre ! Ça a été difficile, car on devait gérer les pénuries de produits et de main-d’œuvre et les changements fréquents de prix et de règles sanitaires étaient quelque peu étourdissants. Mais, il ne faut pas paniquer et on doit prendre les choses une à la fois. Je suis contente de ce que nous avons réalisé. Nous avons même réussi à inclure nos valeurs et notre couleur à cet établissement déjà bien établi. »

« La pénurie de main-d’œuvre est un défi important et on a décidé d’y remédier en accueillant du personnel provenant de l’étranger. On va accompagner ces personnes et s’assurer qu’elles sont bien dans leur nouveau chez-soi.

Marché Saveurs Marché Saveurs

Le Marché des Saveurs Gaspésienes est l’un des rares endroits à Gaspé où on retrouve du pain de boulangerie et des desserts de pâtisserie. On y retrouve aussi une grande variété de fromages fins, ainsi que des bières de microbrasserie gaspésiennes. Des produits locaux y sont disponibles : saumon fumé, savons, viande, café, etc. Finalement, il y a aussi des produits importés européens. Plusieurs plats sont cuisinés sur place pour emporter.


Comme si la gestion de ce commerce n’était pas suffisante, Claudia a obtenu une concession de cantine, les Délices Forillon, au Centre récréatif – secteur sud du Parc national de Forillon. Les gestionnaires du parc cherchaient un concessionnaire pour un contrat de deux ans. Elle a présenté un dossier et a obtenu le mandat. Les visiteurs du parc peuvent y déguster certains des plats cuisinés à Gaspé, des fromages et charcuteries, des pâtisseries et bien plus. On y a affecté une employée pour s’occuper de cette cantine.


Quand on lui demande si elle a un conseil à donner aux personnes qui veulent lancer ou reprendre une entreprise, elle répond qu’il ne faut pas lâcher. « C’est merveilleux de pouvoir l’accomplir. Il faut s’encourager en famille », souffle-t-elle.

Le Marché des saveurs gaspésiennes
marche-de-saveurs-gaspesiennes.business.site
119, rue de la Reine
Gaspé, QC G4X 1T5
418 368-7705

Qu’on aime les fraises un peu, beaucoup, passionnément… ou pas du tout, on ne reste certainement pas indifférent quand on entre à la boutique de la Ferme Bourdages à Saint-Siméon-de-Bonaventure.

Ferme Bourdages
Dès l’arrivée, on sent que quelque chose de marquant nous attend. Et on en a vite la confirmation lorsqu’on aperçoit cette variété de produits étalés dans ce vaste lieu dont la grande majorité ont un point en commun : les fraises. Il s’agit du plus grand producteur en Gaspésie.
On peut donc y trouver, en plus des fraises elles-mêmes dans leur plus simple état, divers produits cultivés dans les jardins ou provenant de producteurs locaux, dont divers légumes de saison, des confitures, des tartes et pâtés de toutes sortes ainsi que des pains et pâtisseries. Et que dire des vins de fraises, tous nommés en l’honneur des ancêtres Bourdages. Un comptoir de dégustation permet de les découvrir. On peut aussi y manger : plusieurs produits sont proposés.

Ferme Bourdages
Le directeur général de l’entreprise et copropriétaire avec son frère Jean-François, Pierre Bourdages, explique que cet étalage de produits et de saveurs est le résultat de 200 ans de culture sur la ferme familiale. Ils sont de la 6e génération de Bourdages sur cette terre qui poursuit sa tradition d’abondance et de qualité, explique Pierre.
La boutique de la Ferme Bourdages, c’est plus qu’un lieu de vente : c’est une expérience sensorielle et culturelle. Et si les produits ne peuvent pas afficher l’appellation BIO, Pierre Bourdages assure que les méthodes de culture et de transformation s’en approchent avec l’utilisation d’insectes prédateurs et d’autres procédéd qui en assurent la qualité ultimale.
Si au début la ferme était destinée à assurer la subsistance familiale, elle est passée à une ferme de production maraichère dans les années 1990 après que Pierre ait diplômé en technologie agricole et ait racheté la ferme avec ses parents. C’est là que la production de la fraise a pris son essor. Et inutile de dire qu’il s’agit du résultat d’un intense démarche alors que la fraise profite désormais d’un savoir-faire qui en fait une des meilleures pour son goût sur le marché, affirme son copropriétaire qui en parle avec passion.
La production vinicole quant à elle a débuté en 2000 alors que Jean-François s’est joint à l’équipe et a suivi une formation pour le secteur vinicole. Aujourd’hui, la Ferme Bourdages produit annuellement 45 000 bouteilles de vins de fraises et de rhubarbe. En plus de la boutique de Saint-Siméon (60 % des ventes), ils sont distribués dans 100 place d’affaires au Québec, dont des succursales de la SAQ.
La Ferme Bourdages emploie une centaine de personnes, dont près de 30 travailleurs Mexicains qui reviennent chaque année prêter main-forte aux travaux aux champs et ailleurs.

Fondé avec le concept simple d'amener un restaurant de style bistro Italien à Campbellton, Pronto offre des plats tels que de délicieuses entrées, salades et pâtes, sans oublier une carte de boissons plutôt bien garnie. On y sert également les pâtes fraîches réputées de l’Atelier Gourmand.

 Pronto Facade Pronto Facade
Le proprio, Keegan Rose, a ouvert son restaurant en juillet 2022 et celui-ci est déjà reconnu parmi les mieux cotés de la ville par les critiques et les clients. Il a travaillé en restauration depuis qu’il a atteint l’âge adulte. Ayant eu l’opportunité d’ouvrir son propre restaurant, il a sauté sur l’occasion.

Pronto  Le proprio, Keegan Rose


En fait, il occupe le local que le restaurant où il travaillait auparavant a laissé libre en déménageant ailleurs. Un endroit bien situé et très fréquenté au cœur de la ville, entouré de nombreux commerces de proximité et tout près du pont Interprovincial qui mène au Québec.


Son projet de départ : offrir uniquement de la nourriture italienne à prix abordable et raisonnable. Il croit bien sûr qu’il est possible d’en avoir ailleurs en ville. Mais il précise que chez lui, elle est authentique et différente des autres. « Ça manquait à Campbellton ce genre d’endroit », assure-t-il. Il forme lui-même les cuisiniers qui préparent les mets qui sont à la base de son inspiration. Mis à part le menu Italien, on y trouve une intéressante carte des vins avec produits locaux et réputés, ainsi que des bières.

Le Pronto
Pronto peut accueillir près de 40 personnes à l’intérieur. Une terrasse extérieure en belle saison permet d’y ajouter une quinzaine d’autres. Près de 10 personnes y trouvent de l’emploi.


Alors qu’il est encore dans la trentaine, il n’aurait jamais pensé pouvoir posséder son propre restaurant avant la cinquantaine. De retour à Campbellton il y a quelques années, après avoir travaillé un certain temps à Calgary, pour une chaîne de restaurants à Rothesay, et avoir obtenu son certificat de chef « red seal » à Moncton, Keegan se sentait maintenant prêt à faire le grand saut.

Pronto Facade 
Pronto est ouvert du mardi au samedi, pour le midi et le soir. Fait à signaler, le patron et le personnel peuvent faire le service en français et en anglais. Traiter la clientèle aux petits soins, fait partie de son concept. Et il semble que ça fonctionne. Il est conseillé de réserver pour y avoir une table la fin de semaine.

Pronto – Bistro Italien
prontocampbellton.com
99, rue Roseberry 
Campbellton (NB) E3N 2G6
506.753.5000

David Soucy est ingénieur forestier. Yan Lévesque, ingénieur en électromécanique. Un certain « soir de scotch », pour faire une image, en 2016, à partir d'une passion commune pour les spiritueux, un rêve de créativité et la volonté de participer au développement de leur région s’est imaginé.
Pendant plus de deux ans, ils ont développé le concept de leur entreprise de distillerie en prenant la peine de faire des choix éclairés et logiques. Ainsi. Comme l’eau est la base principale de la production, ils ont décidé que celle de la rivière Mitis allait être la meilleure pour répondre aux critères pour la fermentation et obtenir un produit à la hauteur des standards de l'industrie des spiritueux fins. Le choix de l’emplacement de la distillerie a suivi cette décision, soit à proximité de la rivière, à Mont-Joli.

Distillerie Mitis
Le processus de création de produits selon leurs valeurs et leurs normes de qualité nécessite des partenariats avec des entreprises et des organismes locaux spécialisés dans leur domaine. Par exemple, le Jardin de Mitis pour le pin montagnard, Ma cabane en Gaspésie pour la sève d’érable concentrée, et d’autres aussi.
Distillerie Mitis
Les équipements spécialisés qui constituent l’alambic ont été conçus et fabriqués selon le concept de Yan, le mécano de l’équipe. Ils représentent une part majeure du résultat obtenu une fois les assemblages des divers ingrédients effectués. Le vieillissement en tonneau de chêne est également un élément important pour la qualité du rhum. La macération avec du bois québécois sélectionné et torréfié tel l’érable à sucre, le bouleau jaune et le pommier, avec lequel on jumele le chêne blanc français et américain, permet de produire un spiritueux équilibré, vif et boisé, le Mitis.
En juin 2022, on a lancé la vodka Frimas, aromatisée avec des fruits de l’argousier du Québec ! Légèrement fruitée et acidulée, souple et douce : elle se déguste pure, sur glace ou en cocktail.
La boutique à la distillerie de Mont-Joli propose aussi quelques produits dérivés pour les amateurs. Une belle visite à faire si vous passez dans le coin.

Distillerie MitisDistillerie Mitis
distilleriemitis.com
1034, avenue de la Gaspésie
Mont-Joli, QC G5H 0B2
418.775.4011



Pour plusieurs, le mot hydromel réfère à une boisson des dieux, souvent présentée ainsi dans les contes et légendes fantastiques, entre autres. Mais sachons qu’au Québec on en produit de l’excellent, dont celui de Hydromellerie du Vieux-Moulin, à Sainte-Flavie.
Connu et apprécié des Grecs et des Romains pour se répandre plus tard chez les Gaulois, l’hydromel, boisson des dieux issue de la fermentation d’eau et de miel dans des proportions très variables, est plébiscité tant par les familles que par les religieux du Moyen Âge. Il reste couramment consommé en Europe jusqu'au XIXème siècle. Dans la mythologie nordique, les Valkyries remplissent les cornes d'hydromel, durant le festin des dieux.
Normand Tremblay, le fondateur de cette entreprise familiale il y a 26 ans en 2022, produit du miel depuis plus de 40 ans. Au départ, il vendait dans les épiceries et commerces de la région. Mais lorsque l’idée de produire l’hydromel est arrivée, il a fallu penser à un local permettant d’installer une boutique en plus des équipements de production. En 1995, la famille acquiert un ancien moulin à farine construit en 1830, qu’elle occupe depuis.
C’est le fils du fondateur, Nicolas, qui gère maintenant l’entreprise.
Les fabuleux vins de miel qu’on y élabore et produit sont plusieurs fois médaillés d’or à diverses compétitions (vins et alcools du terroir).  À la boutique, on trouve les nombreux produits du miel et une ruche d’observation. 

Hydromellerie du Vieux Moulin

À l’étage se cache le Musée de la Neufve-France, avec ses trésors patrimoniaux de la Nouvelle-France et artefacts exceptionnels des Premières Nations, le résultat de la passion de collectionneur de Normand Tremblay depuis les années 70. À voir absolument si on visite la boutique.


Hydromellerie du Vieux-Moulin
vieuxmoulin.qc.ca

141, route de la Mer
Sainte-Flavie, Qc G0J 2L0
418.775.8383

Alors que le commerce qui s’y tenait auparavant avait quitté les affaires, c’est huit ans plus tard, en 2018, que Jean-François Fortin et quelques membres de sa famille ont décidé de le faire revivre en lançant une microbrasserie artisanale.
On a rebaptisé le magnifique bâtiment en bordure du littoral, en plein cœur du village de Sainte-Flavie, du nom d’un type de voilier à deux mâts en acajou et en chêne, dont un exemplaire sur lequel naviguaient jusqu'à récemment deux des propriétaires, orne fièrement la devanture de l’établissement : le Ketch. Sa terrasse en bordure du Saint-Laurent a été reconnue comme l’une des cinq plus belles au Québec en 2021.
L’idée de base de ce lieu, tel que souhaitée par les promoteurs du Ketch : créer un lieu unique, proposant un accueil chaleureux et permettant le rassemblement de gens qui partagent les mêmes passions, les mêmes valeurs. Un lieu où s’exprime la solidarité aussi !
Le directeur général de l’entreprise familiale, Jean-François Fortin, a grandi à Sainte-Flavie et s’y implique socialement depuis l’adolescence. À preuve : président, coordonnateur et cofondateur du Carrefour International bas-laurentien pour l’engagement social, ex-député fédéral (2011-2015), actuel maire de Sainte-Flavie et professeur en sciences politiques au Cégep de Rimouski à temps plein, il voit le Ketch comme un synonyme de fraternité, engagement et passion !
Le Ketch produit déjà quelques bières dans ses installations de Sainte-Flavie depuis le début. En 2021, on a procédé à la réalisation d’une nouvelle usine de production biotechnologique dans un vaste entrepôt à Mont-Joli, pour répondre à la demande croissante de ses produits et en offrir de nouveaux. On veut aussi distribuer ailleurs au Québec. « On vise à quintupler notre production », explique M. Fortin. On a aussi développé un partenariat avec la brasserie L’Octant de Rimouski pour lancer une bière commune, un hybride de deux de leurs produits qu’on a nommé L’Équipage.
Jean-François et son équipe sont confiants pour l’avenir de leur bébé qui fête ses 4 ans en 2022. Ce ne sont pas les projets qui manquent. Et la période estivale s’annonce encore pour être vibrante et animée au Ketch.

La devanture du bâtiment où la Distillerie O’Dwyer produit et distribue ses produits en dit déjà long sur ce qui motive et stimule ses dirigeants : perpétuer l’histoire et les traditions de ce coin de pays. On l’a d’ailleurs fait remarquer à Michael Briand, le directeur des ventes et marketing de l’entreprise créée en 2016 par deux diplômés universitaire, en génie civil et en chimie organique, ce qui a eu l’air de lui plaire.

Associés O'Dwyer
Tout a débuté un beau soir autour d’un verre dans un bar, comme débutent souvent de nombreuses histoires. « Pourquoi on ne produirait pas nous-mêmes quelque chose qui nous rappelle l’histoire des colons irlandais, arrivés ici à la suite de la grande famine de la pomme de terre des années 1845 à 1849 en Irlande, causée par un champignon et qui a décimé un grand nombre d’entre eux ? »
Il n’en fallait pas plus pour que la « grande noirceur » inspire les deux entrepreneurs et certains de leurs amis. Pourquoi O’Dwyer ? « O » c’est descendant, et « dwyer » c’est noirceur, en gaélique. Par ailleurs, la présence de chanterelles en grand quantité autour de Gaspé a fait en sorte que le champignon devienne l’élément de base de la plupart des produits de O’Dwyer.

O'Dwyer produits

C’est ainsi que Radoune (Gin fabriqué à partir de quatre champignons sauvages de la région), Radoune Vieilli (dans des barils de chêne américain vieux de plus de 15 ans, spécialement choisis, ayant servi pour la fabrication de rye whisky, rye canadien et bourbon), le St-Pierre No20 (rappel du whisky de prohibition provenant de St-Pierre-et-Miquelon et connu des Gaspésiens), le Gaspésienne No20 (un acérum, ou eau-de-vie d’érable, issu de la fermentation de la sève d’érable concentrée québécoise, selon des normes strictes), ont été créés et font désormais la fierté des deux associés.
On peut aussi mentionne le Puddingstone, du nom d’une haute montagne près de Gaspé (liqueur de crème gaspésienne ultime aux arômes complexes de chocolat, de café et d’érable) et l’amaretto Dartmouth (un produit unique, entre le sucré et le terreux, incluant lichen, mousse de framboisier, séchés et trempés longuement dans l’alcool 96%).
O’Dwyer produit 80 000 bouteilles annuellement de ces divers produits et on peut se les procurer à la SAQ. Un des gros vendeurs est Le Dartmouth, pour sa spécificité et son goût incomparable.

O'Dwyer produits
Enfin, on a décidé de recycler même les mélanges de champignons et d’épices utilisés pour la distillation, en les déshydratant et en les ensachant pour les amateurs de cuisine raffinée. On peut pour le moment se procurer ce produit uniquement à la distillerie de Gaspé. Une idée qui va certainement faire son chemin.

Distillerie O’Dwyer
odwyerdistillery.com
6, rue des Cerisiers
Gaspé (Québec) G4X 2M2
418.360.0160


De passage à Tadoussac ou en faisant volontairement le détour, l’épicurien qui s’assume ne pourra manquer de visiter le bistro gastronomique Chez Mathilde qui s’est affirmé au fil des ans comme une des meilleures tables du Québec. À l’embouchure du Saguenay et au tout début de la Côte-Nord, c’est un excellent endroit pour découvrir les saveurs boréales inédites de la région et des terroirs québécois. Depuis quinze ans, cette table qui s’est installé à l’origine dans un ancien restaurant familial au cœur de Tadoussac à deux pas du célèbre Hôtel Tadoussac, a évolué pour devenir une adresse gastronomique qui contribue à hisser ce modeste village de 800 habitants dans la courte liste des destinations épicuriennes courues. 

Chez Mathilde

À l’origine de cette belle réussite, il y a deux histoires d’amour, celle de Jean-Sébastien Sicard tombé en amour avec Tadoussac, un village qu’il a découvert en tournée avec son groupe Saud et les Fous du Roy, puis celle de Jean-Sébastien avec Mireille Perron, une fille de Tadoussac quand il est venu s’y installer. Partenaires depuis en amour comme en affaires, Jean-Sébastien et Mireille ont fait grandir Mathilde tout en fondant leur famille dans ce village.


La cuisine créative du chef Jean-Sébastien Sicard

Jean-Sébastien Sicard


C’est à partir de l’expérience acquise initialement en restauration quand il travaillait comme serveur puis en cuisine aux Iles de la Madeleine que le chef autodidacte originaire de Montréal a développé son expertise, appuyé par Mireille pour l’administration et la gestion du service. Il fait partie de cette génération de nouveaux chefs qui développent une cuisine créative en s’appuyant sur la tradition. 

Et c’est en mettant en valeur les produits frais et de saison de nombreux producteurs locaux que le chef a créé un menu unique qui nous fait à tout coup découvrir de nouvelles saveurs. Que ce soient les algues marines de De baies et de sève à Natashquan, les produits forestiers des Trésors des Bois, les Petits fruits du nord, les fromages, pains et bières de micro de Charlevoix, de Tadoussac et de la Côte-Nord, les poissons, les bourgots et la mactre de Stimpson pêchés dans l’estuaire. Tous ces délices sont offerts maintenant en soirée de juin à novembre en trois menus dégustation : la Grande Côte, cinq plats à l’aveugle permettant de découvrir le terroir nord-côtier, le St-Laurent, cinq plats mettant en valeur les produits de l’estuaire et du golfe du St-Laurent et l’Appel du Jardin cinq plats végétariens d’inspiration boréale. Le tout offert avec des accords mets vins et servis dans une salle à manger chaleureuse qui s’ouvre sur la cuisine, accompagné parfois de groupes musicaux. Et comme pour toute bonne table gastronomique, il est fortement recommandé de réserver et souvent quelques jours à l’avance en haute saison.

Chez MathildeChez MathildeChez MathildeChez Mathilde
Un comptoir Chez Mathilde express et une gelateria très populaires ont pris le relais depuis quelques années pour les déjeuners et dîners qui ne sont plus offerts depuis deux ans en salle à manger, mais demeurent tout aussi populaires.

Chez Mathilde
227, rue des Pionniers
Tadoussac, Qc
G0T 2A0
418.235.4443


Chezmathildebistro.com

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